OISEAUX
Saint Conhad de Pi.aisanck (Cf. Cerf, p. 187; etc.)- On raconio que so rendant clic/ l'évcque de Syracuse, pour vivre solitaire en Sicile, il y fut accueilli par une nuée de petits oiseaux qui semblaient se réjouir de sa venue '.
SAl^T Étiennk Haiiding abbé de Citeaux, qui reçut saint Bernard et ses trente compagnons (Cf. Ceinture, p. 181). Durant une maladie, connue son monastère était réduit à la plus extrême indigence, en sorte que l'on ne pouvait lui offrir aucun aliment qui convint à son estomac délabré, un oiseau lui apporta dans son bec un poisson -. On raconte la même chose d'un saint Gaitier que je ne réussis pas à distinguer parmi les divers serviteurs (le Dieu qui portent le même nom.
Saint Botui.pii ou Botolpli, abbé; 17 juin, v. 055. Un oiseau de proie s'était mis sur le pied d'enlever les poules du saint homme. Mais ayant osé une fois .s'emparer même du coq, il fut obligé par le saint de rapporter cet animal vivant; et cela fait, il tomba mort .lui-même pour sa peine. Les relations entre l'Angleterre et le Danemark avaient propagé le culte de saint Botolph dans le Schleswig, et \o jour de sa fête occupe un rang considérable dans plusieurs calendriers danois'. Les Anglais l'ont représenté parfois portant une église, pour rappeler ses diverses fondations; ou peut-être à cause des nombreux endroits qui l'avaient pris pour patron.
Saint lÎAunnv [Balderkiis), abbé de MoNTrAUCON en Champagne; 16 octobre, vers (J'iO. Un faucon près de lui; parce que cet oiseau lui fit trouver, dit-on, le lieu où il se retira pour vivre dans la solitude, et où il jeta les fondements d'un monastère. Reste à savoir si le fait n'aura pas été imaginé après coup, pour expliquer des armes parlantes qui désignaient antérieurement le nom de l'abbaxe. Cf. Faucon, p. /tOG, sv.
Saint Qi^uun tribun militaire et, dit-on, martyr; 3(1 mars, 130. Un oiseau de proie (faucon) près de lui, pourrait bien n'avoir signifié d'a])ord que la haute naissance du saint, puisqu'on a prétendu même qu'il appartenait à la famille impériale; mais la légende raconte que le saint ayant eu la langue coupée, on la jeta comme aliment à un faucon qui refusa d'y louclier. Des chiens en firent autant |)our ses pieds et ses mains qu'on leur avait i)résentés à dévorer*.
Saint Adelin prêtre, disciple de saint lieniacle; 3 février, v. C90. Les gens de Visé près de Liège, chez les- ([uels il prêcha, lui ont décerné le titre de docteur; et pour cela le jieignent en costume doctoral de la faculté théologique, ou avt'C des vêtements sacerdotaux, lisent eu même l'idée assez singulière de lui faire parlin- à
l'oreille par le Saiiit-Ksprif , comme qui dirait un autro saint Grégoire le Grand. D'autres le peignent tout simplement en ermite ^ •
Saint Domimqde (Cf. Cliien, p. 216; Élo'de, etc.). On raconte qu'il vit le (fiable en forme de moineau. L'art populaire s'en est assez peu occupé.
Saint Fhançois d'Assise (Cf. Livre, p. 123; Stigmates, etc.) prêchant aux oiseaux cl aux poissons. Le mélange de poésie et de simplicité qui se montre dans la vie de ce saint homme, est bien connu de presque tous ceux qui ont un peu feuilleté l'histoire ecclésiastique. Ses biographes nous apprennent que , entrant dans l'esprit du cantique des trois jeunes Hébreux de Babylone(Dan. lu), il assemblait volontiers les petits oiseaux pour les féliciter des soins que le Créateur prenait d'eux, et les engageait à le bénir. On ajoute que ces animaux ne quittaient pas son auditoire avant d'avoir reçu sa bénédiction.
La même chose se raconte, à peu près, de son disciple SAINT Antoine de Padoue.
Saint Nicolas de Tolentino (Cf. Bras, p. H8 ; Écuelle, etc.). 11 est souvent peint tenant une assiette sur laquelle .se voit une perdrix vivante. Malade, et s'étant vu servir par ordre du supérieur une perdrix rôtie, il recourut à Dieu pour éviter cette délicatesse sans trop manquer à l'obéissance. L'oi.seau retrouva ses plumes, dit-on, et le tira d'affaire en s' envolant^. Le dessin que nous reproduisons, p. 589, d'après un ancien tableau (espagnol, ce semble), représente plusieurs oiseaux dans le plat. C'est une dérogation à l'original, et il suffit sans douto de signaler cette erreur du copiste moderne.
Nous avons vu raconter un fait assez semblable au sujet d'un paon, pour saint Gunter. Cf. Mets, p. 556.
Saint Romedius (ou Rcmedius), honoré dans le Tyrol et en Bohême; 1 octobre, vers le commencement du V" siècle. Sa légende est fort sujette à caution, ayant été rédigée très-longtemps après la mort du saint. Quoi qu'il en soit, plusieurs détails en ont été adoptés par les artistes, il peut donc être utile d'en donner l'explication. On assure, entre autres curiosités, que l'homme de Dieu s'étant mis à construire une cellule, quantité de petits oiseaux vinrent emporter dans leurs becs les bardeaux qui couvraient le toit, et allèrent les déposer sur une roche où fut élevée depuis l'église consacrée à ce saint'. C'était, à ce que l'on dit, une manière de lui faire entendre que Dieu le voulait ailleurs. Saint Vit martyr. Cf. Coq, p. 250; etc.. Saint Otiign d'Ari.^no (Cf. Chaînes, p. 191, sv.; etc.) faisant retrouver un faucon fuyard que recherchait le
t. AA. SS. l'ebniai:. t. III, p. IMi. Cf. Ilagiul. itaL, t. 1, p. 113. 2. AA. SS. AiiriL.t. Il, p. 40S.
;t. AA. SS. Jun., t. III, p. 40i; 308, sc(.
■t. AA. SS. Mart.. t. II!, p. 811. jVhiis les Bollaiulistps non n'ponont pas; ol nu'ritent cependant d'être cqnsnltés à re sujet, pour
certains détails qu'on nio permettra de ne pas transcrire; car je ne puis avoir la prétention de tout épuiser.
'<. AA. SS. I^ebiuai:, t. I, p. 371.
(i. A-V. SS. Seplemhi:, t. III, p. 013, OiO, Tdi.