‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaireChapitre 22 sur 589 · Act. XI, 25, 2«i 29, sq.; xill, 1-5, etc.; xv · texte numérisé non relu

Act. XI, 25, 2«i 29, sq.; xill, 1-5, etc.; xv

àbk

GROUPES (DELX A DEUXl.

Saint Pierhe baptisant sainte Prisque, ou sainte Candide DE Naples (l'ancienne) , ou Corneille le centurion (Act. x, l-/(8) qui passe pour être devenu évêquu de Césarée.

On pourrait introduire ici plusieurs des données qui ont trouvé place sous le titre Bapléme, quand le baptiseur et le baptisé sont l'un et l'autre honorés par l'É-

Siircopliage il'Arlos (p. 453,.

glise. De même aussi pour plus d'un personnage mentionné à l'arlicle Communion.

Saint I'ieiiise et sainte Pktuonh.i.e (ouPérine, Péronellc). CL Communion,]). 2^6; Balai'.

Les voici représentes d'après une légende dorée traduite en français, qui portait il y a vingt ans le n" 7331 (manuscrits français) à la Bibliollièque royale. On y reconnaîtra sans peine la sainte recevant la communion des mains de saint Pierre; et sa servante, sainte P'éiiculo, est derrière elle se préparant peut-être à en faire autant.

Saint Paul apôtre baptisant Sergius Paulus, que les Narbonnais regardent comme leur premier évêque.

Saint Mathieu avec sainte Ipiiigénie, qu'il passe pour avoir baptisée et voilée. Cf. AA. SS. Sept., t. VI, p. 223, sq.

Les SAINTS Philippe et Jacques le Mineur, apôtres et martyrs, honorés le même jour (1 mai). Conséquemment ils sont associés dans bien des estampes, quoique morts à plusieurs années de distance et n'ayant pas évangélisé les mêmes pays.

Les saints Simon et Jude (ou Thaddée), fêtés ensemble le 28 octobre.

Saint Jacques le Majeur et saint Christophe, également parce qu'on les honore tous deux le 25 juillet.

Saint Fabien pape et saint Sébastien, martyrs; fêtés le iTième jour (20 janvier), quoiqu'ils ne soient pas morts la même année.

Saint Sixte II pape, avec son diacre saint Laurent.

Saint Cvprien évêque de Carthage, et saint Corneille pape, tous deux martyrs et honorés le même jour (16 septembre).

Saint Augustin évêque et docteur de l'j^glise, avec sa mère sainte Monique. Cf. Ceinture, p. 181; etc.

Saint Augustin encore, avec saint Ambroise de Milan; soit pour indiquer leurs entretiens avant la conversion du fils de Monique, soit lorsqu'on a voulu peindre ce dernier

1. Il ne faut pas laisser passer l'occasion de mettre en lumière les reclierclics de M. J.-B. de Rossi sur sainte Pi^tronille. Selon lui, cette illustre vierge ne doit appartenir à suint Pierre que par une filia-

tion spirituelle. Cf. BuUetlino di archeologia cristian-x, 1805, p. 2i; 40, sg. Mais disons aussi que cela n'est pas absolument neuf. Cf. Ilaijiolog. italic, t. I, p. 328. — AA. SS. }taii, t. VII, p. 420.

GROUPES (DEUX A DEUX)

après son baptême, improvisant avec Ambroise cette célèbre confession de foi qui s'appelle le Te Deum. Au fond, l'authenticité de cette origine du Te Deum a plus d'une fois été révoquée en doute '; mais, jusqu'à démonstration éclatante du contraire, on peut bien s'en tenir (tous droits réservés) au récit accepté par maints siècles.

Saint Hilaire évêque de Poitiers (Cf. Serpents, etc.), avec sa fille sainte Abre {Abra ou Apra) à laquelle il jx-rsuada de conserver sa virginité ; ou avec sainte Trimse {Troëcia, Trièse) qui, abandonnant le Poitou, alla mourir dans le Rouergue. — Hem avec sainte Florence (1 décembre, V. 367) qui paraît l'avoir suivi en Poitou, lorsque le saint revenait de son exil. Elle s'était retirée à Comblé où elle mourut dans l'état de recluse -.

Saint Leu évêque de Sens, et saint Gilles abbé, dont la fête se célèbre le l'^"' septembre..

Les saints Médard et Gildard (ou Godard), évêques; 8 juin, vers 5/i5. Ils ont passé longtemps pour être frères jumeaux; et l'on ajoutait que comme leur naissance, leur sacre et leur mort avaient coïncidé parfaitement aux mêmes jours '. Mais cela n'est pas facile à démontrer; et semble avoir pris son origine à l'époque où le culte de ces deux saints fut a.ssocié dans l'esprit des Soissonnais, par la déposition des reliques de saint Gildard dans l'église consacrée à saint Médard.

Saint Procule, évêque de Terni et martyr; 14 avril, v. 546. Honoré à Bologne avec saint Procule soldat (Cf. Télé, Arnmre).

Saint Aubert de Cambrai (Cf. Ane, p. 31), avec saint Landelin. Cf. Armure, p. 73; etc.

Saint Éloi évêque de Noyon, avec sainte Godeberte, à laquelle il donna sa bague épiscopale. Cf. Anneau, p. 48, sv.

Saint Éloi encore, avec sainte Aure de Paris abbesse (Cf. Clou, p. 233; etc.). Celle-ci, venue de Syrie en France pour fuir les périls auxquels l'exposaient sa jeunesse et sa beauté, se mit à Paris- sous la conduite d'Éloi qui changea sa propre maison en un monastère pour la sainte et pour les filles qui se consacrèrent à Dieu en grand nombre, sous la conduite de la jeune abbesse étrangère. On a même prétendu que sainte Aure avait fondé le premier monastère de filles en France. Mais c'est trop oublier saint Césaire d'Arles et sa sœur.

Saint Boniface, évêque de Mayence et martyr (Cf. Épèe, p. 365), donnant l'ordination à saint Wunibald (Cf. Familles saintes, p. 402, sv.).

Saint Ulmic d'Ausbourc, avec saint Conrad évêque de Constance. Cf. Mets, Poisson, etc.

Saint Évase évêque d'Asti, martyrisé à Casai avec son diacre saint Projecte; 1 décembre et 25 janvier, vers le viu' siècle (sous les ariens).

Je ne sais si l'on a peint ou sculpté saint Germain d'Auxerre (Cf. Ane, p. 31) avec sainte Magnence (26 novembre) qui passe* pour avoir accompagné ses reliques quand on les rapportait de Ravenne. Elle mourut, dit-on, à l'endroit qui s'appelle encore Sainte-Magnence (près d'Avallon). Mais elle avait eu d'autres compagnes dans ce pieux office*, et je n'ai vu ni les unes ni les autres associées au saint évêque.

Les SAINTS MoNOLF et Gondulf évêques de Tongres, auxquels on attribue la reconstruction de Notre-Dame de Maestricht. On a même prétendu qu'ils avaient quitté leurs tombeaux pour prendre part à la dédicace de l'église d'Aix-la-Chapelle au temps de Charlemagne.

Les SAINTS Cyrille (ou Constantin) et Méthode, apôtres de la Moravie et des Slaves ; 9 mars, fin du ix" siècle. Méthode fut incontestablement métropolitain de la contrée bohémo-moravienne ; quant à Cyrille, mort en Italie après sa consécration, il ne reparut pas chez les Slaves comme évêque.

Les saints Marin évêque, et Anian diacre, martyrs (15 novembre, vers 770); honorés en Bavière, où ils passent pour avoir été brûlés dans une invasion de Barbares. On les regarde comme venus d'Irlande dans ce pays afin d'y vivre oubliés et de prêcher la foi aux habitants.

Saint Marin (Maurin ou Martin) évêque irlandais, avec sXiNT Declan, son diacre; venus également dans le diocèse de Frisingue sur la fin du viii* siècle, pour évangéliser la Bavière ^.

Saint Gérard évêque de Czanad (Cf. Encensoir, p. 347), avec SAINT Etienne roi de Hongrie (Cf. Bannière, p. 115, sv.), dont il fut le grand coopérateur pour la conversion des Magyars.

Saint Nicaise évêque de Reims, et sainte Eutropie , sa soeur (15 décembre, v" siècle). Ils furent tués ensemble par les Barbares.

Saint Chrodegang (ou Godegrand, Chrodogangus) évêque de Séez et martyr (3 septembre, v. 800), avec sa sœur SAINTE Opportune, abbesse.

Saint Ulric évêque (Cf. Ai-mèe, p. 70), avec sainte Afre martyre; comme patrons de la ville d'Ausbourg.

1. Cf. Puricelli, Dissertât, nazariana, cap. xxxix (p. 187-198). - Cousscau, Mémoires... des antiquaires de l'Ouest, t. n (1836), p. 251-266. Je cite qua-si les deux extrômcs entre le xv!!" siècle et nos jours, pour ne pas entasser les citation». Toutefois on peut bien parler, sinon du P. Azevedo dont la rt^putation a été un peu étouffée, du moins des Bollandlstes (AA. SS. August., t. VI, p. 233, sq.).

2. Cf. OfUcia propria ad usum diœcesis Pictaviensis (1856). On y trouvera aussi sainte Abre, le 12 décembre.

3. Les Bollandistes (AA. SS. AitgusI., t. IV, p. 801) qui regardent cette tradition comme postérieure de plusieurs siècles à la vie des deux saints, rapportent néanmoins les vers qui l'expriment :

« Hi sunt Gildardus fratres gemini atque Medardus; TJna dies Dates utero viditque sacrales, Albis indutos, et ab ista carne soluto^. »

i. Cf. AA. SS. Jul., t. VII, p. 201-203; etc. 5. Cf. Itader, Davaria sancta, t. H.

GROUPES (DEUX A DEUX)

Saint Bonaventuke (Cf. Chapeau de cardinal, p. 19'J, sv.; etc.) et saint Thomas d'Aquin, comme condisciples à Paris et docteurs de l'Église.

Saint Toribio [Turibius], archevêque de Lima (23 mars, 1606), avec sainte Rose de Lima qui fut confirmée par lui, et dont il avait deviné la sainteté précoce.

Saint Aspren (Asprenus) premier évêque de Naples (3 août), avec sainte Candide l'ancieÎine, qui passe pour avoir été sa femme. Ils avaient, dit-on, été baptisés par saint Pierre, et furent les prémices de la chrétienté napolitaine.

Saint Hemi, évêque de Reims (Cf. Colombe, p. 2/|1; Fiole, etc.), avec sa mère salnte Célinie. Du moins les

Champenois regardent Célinie comme sainte. On ajoute même parfois à ce groupe sainte Balsamie nourrice du saint.

Saint Charles BonnoMÉE archevêque de Milan et cardinal, donnant la communion à saint Louis de Gonzague. Cf. Communion, p. 246.

Saint Hubert évêque de Maestricht (Cf. Cerf, p. 183; Chien, etc.), avec saint Florbert (F/onfcerîus; 26 avril, 7/i6), son fils et son successeur sur la chaire épiscopale de Liège.

Les saints Etienne et Laurent, diacres; réunis comme l'honneur et le modèle de leur ordre, mais aussi à cause de leur sépulture commune. Cf. Cadavre, p. 155.

^m^mwmrm^miMW^MËiMTWt^nm

Voici, entre autres, un exemple de leur association dans un monument populaire tiré des sables de la Seine '. Avec un peu de complaisance il est aisé de reconnaître sur l'inscription, tirée à part en ligne continue, Sigmim murtijrum Laurenlii et Stefani. Je m'en rappoiHe, pour la destination primitive de cette enseigne, à ce qui est consigné dans le livre où elle a paru pour la première fois (Cf. Ibid., t. Il, p. ij, sv.; et 103, 198, etc.). Mais le style semble bien indiquer une enseigne de pèlerinage fait à Rome; car il y a là un art plus roman que n'est celui de l'Ile de France aux époques dont nous avons gardé la trace.

Saint Laurent diacre et martyr (Cf. Gril, p. /t52; etc.), avec SAINT Hippoi.YTE ou saint Romain, qu'il baptisa tandis qu'il était entre les mains du bourreau-.

Les SAINTS Gervais et Protais, frères jumeaux et martyrs (Cf. Arbre, p. 6/|, sv.).

Les SAINTS CuKPiN et Crépinien, martyrs Cf. Cordonniers, p. 260.

Saint Venant, martyr (Cf. Armes, p. SQ; Édifices, etc.). On le représente parfois presque enfant, accompagné du prêtre saint Porphyre son précepteur (4 mai, sous Dèce). Ce dernier peut bien être considéré comme l'apôtre de Cainérino, quoique saint Venant y soit le patron principal.

1. Cf. A. Forgeais, Plombs historiés, t. IV (I8G5, Imagerie religieuse), p. 108.

L'inscription latine, tracée par un maladroit, n'est pourtant pas indOcliitîrable.

Les saints Faustin et Jovite, frères et martyrs. Cf. Croix à la main, p. 282.

Les SAINTS Donatien et Rogatien frères et martyrs, patrons de Nantes (aussi sont-ils appelés les enfants nanlais); 24 mai, 287.

Les saints Nabor et Félix, martyrs; 12 juillet, v. 303. Honorés en divers lieux'.

Les SAINTS Jean et Paul frères, décapités sous Julien l'Apostat. Cf. Épée, p. 370.

Les Deux Amants (S. Injuriosus et sa femme); 25 mai, vers le v« siècle. 11 vaut la peine de consulter saint Grégoire de Tours ^ dans son texte, afin de lire le récit primitif de cette union merveilleusement chaste que les deux époux terminèrent par la cléricature et la vie religieuse , pour ne se réunir que dans le tombeau d'une façon miraculeuse. Or le narrateur était compatriote et à peu près contemporain des deux saints amants.

Les SAINTS Juste et Pasteur frères (Cf. Enfants saints, p. 350; Épée, etc.), qui abandonnèrent ensemble les bancs de l'école pour aller s'offrir au supplice comme d'autres courent à une récréation (p. 457).

Saint Chrysanthe, et sainte Daria sa femme, martyrs. Cf. Fosse, p. 427.

Saint Adrien martyr, et sainte Natalie sa femme qui

2. Cf. AA. SS. Au^ust., t. H, p. 518, sq.— Hagiolog. italic, t. Il, p. 88, 9j, 90.

3. AA. SS. Jul., t. in, p. 280-294. — Labus, Fasti, 12 di luglio.

Page 1