On en peut voir le motif sous le titre Ane
i. Ilagiolog. ilalic. t. 11, p. 281, sc|.
5. Saint plus que suspect. Cf. Clave de la Espana sagrada, p. •2i]l.
0. Ce patronage semble bien avoir pour origine les anciens mots romans Ayla, Aiulo, Aie: c'est-iWlire aide.
7. Elle avait été guérie de ce mal miraculeusement. Cf. Chaines.
8. Quoique les cartes aient quatre rois, les fabricants se seront peut-être appliqué l'axiome': « Qui peut plus, peut moins. »
9. Ceci est propre à la ville de Malines, dont la population ne jouit pas précisément d'une renommée de gens d'esprit dans les Flandres. Le calembour baroque qui a fait choisir les rois mages pour patrons des scieurs de bois, est expliqué par le baron de Reinsberg-DQringsfeld {Calendrier belge, t. I, p. 28).
10. Ces patronages, comme plusieurs autres invocations qui vont suivre, s'expliquent bien par le recoursque l'onavait àla sainte contre la mort subite; parce qu'il s'agit de métiers ou d'exercices dangereux.
H. Ceci peut s'expliquer passablement au moyen de ce que nous avons dit sous le titre Calembour, parce que brosses et chapeaux se font avec diverses espèces de poils; ce qui peut absolument conduire à l'idée de barbe.
12. Sous le mot Calice on trouvera de quoi comprendre ces derniers patronages; et le vase sacré qui indique la réception des sacrements avant de mourir, a pu être pris pour un emblème de profession p.ir les orfèvres italiens.
13. Rappelons qu'il ne s'agit pas de garantir l'usage de ces invocations en un grand nombre d'endroits. Je l'ai constaté pour quelques lieux, cela peut être sulTisant. Quant aux trois dernières professions, il est facile de voir que leur choix s'est dé.terminé à raison du sup- ])lice enduré par l'apôtre. Cf. Couteau.
14. Elle est fondatrice de ces deux abbayes (Cf. Eglise); et c'est souvent le motif des patronages. Mais ces origines, quelquefois très-claires, sont souventassez obscures; et l'on serait bien exigeant si l'on prétendait en trouver toujours ici l'explication.
15. Je ne m'impose pas de citer tous les lieux qui portent le nom d'un saint. J'en indiquerai pourtant quelques-uns, afin de rappeler qu'il y a là le vestige d'un patronage.
10. Parce que ses reliques y ont été transportées depuis la guerre
PATRONS DIVERS
— DE NoRCiA : Le Mont-Cassin, Seligenstadt ; Contre les maléfices, inflammalions, éry-
Benoit l sip'eles, poison, pieire et gravelle^.
— d'Aniane : Castres (?),
— LE More (de Saint-Philadelphe) : Les Nègres. BÊRARD martyr : Coïmbre.
— abbé DE Clairvaux : La Bourgogne; Les Cisterciens.
— DE Bade : Bade.
— DE Menthon : Le Mont-Saint-Bernard.
— DE Romans (Barnard)* évêque de Vienne : Romans (en Dauphiné).
— de TiRON : Les tourneurs.
, — ToLOMEi : Sienne; Les Olivétains.
BsitNARD (
Saint Bernard de Romans.
Bernward évêque : Hildesheim; Les orfèvres (dans la Basse-Saxe). Cf. Croix, p. 281, s. v.
Bertaud : Chaumont-en-Porcien.
S' Bertille {Berthilià) , abbesse : Chelles, Jouarre, Marolles ; Contre le goitre, les enflures, les maux de gorge, les maladies des chevaux, la foudre et les orages, les hernies des enfants.
Bertin, abbé : Saint-Bertin (Sithieu).
Bertou (Bertulf) : Gand.
C — d'Aquilée : Le FriouL Bertrand î „ ^ ■
f — DE Comminges : Comminges.
Bertulf : Cf. Bertou.
Bessus : Ivrée.
S* BiBiANE (Viviane) : Séville ; Les buveurs (en Allemagne ) ;
Contre les maux de tête (crapula), l'êpilepsie.
de Trente ans, de même que les ossements de saint Norbert furent alors conduits de Mapdebourg à Prague.
1. Pour le poison, l'on peut recourir au mot Calice. Quant à la pierre, cela se trouve constaté non-seulement par les historiens de saint Henri II, mais par le célèbre retable de Bàle qu'on peut voir maintenant au musée parisien de Cluny. Comme l'interprétation de ce beau monument a été donnée sans grand souci de l'histoire et de la véritable archéologie, il ne sera pas inutile de la présenter ici. Saint Henri et sa temnie, sainte Cunégondo, sont prosternés (en manière de nains) aux pieds de Notre-Seigneur, qu'escortent trois archanges avec saint Benoit. L'inscription, avec un faux air de secret ( pour les gens d'aujourd'hui), ne fait que nommer les personnages dans le premier vers. Mais l'association de saint Benoit et de saint Raphat'l {Medicina Pei) rappelle que l'empereur avait été délivré des douleurs de la pierre dans une apparition du saint abbé. Cf. AA. SS. Ju/., t. III, p. T20, 74:), 7i4.
Cela se retrouve, entre les faits principaux de sa vie, dans lu prosiî {Laudtt omnis rpiritu-i) que donne un vieux missel alsacien (si je ne me trompe) pour saint llrnri :
fl IQ C'aiisino niont« curam
Benedicti, po»t prexuram