‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaireChapitre 340 sur 589 · PENDU ET POTENCE. — PÉNITENTS · texte numérisé non relu

PENDU ET POTENCE. — PÉNITENTS

^on d'être un espion étranger, tandis qu'il était tout simplement pèlerin ou voyageur apostolique. De même au mot Arbre (p. 65) on a pu remarquer un pendu associé au supplice de s vint Ectrope.

Saint Honoré, p. 080.

chez ses confrères une réputation de copiste habile'.

Saint Amand évêque. Cf. Cadavre, p. 153, sv.

Salnt Éloi (Cf. Cheval, p. 209; etc.) dépendant les suppliciés pour leur donner la sépulture. L'un d'eux se trouva vivant, et le saint lui obtint sa grâce.

Saint Victorin, évêque d'Amiterno; 5 septembre, sous Trajan. Suspendu d'abord par les pieds au-dessus d'une source sulfureuse, puis décapité*.

Saint Corbinien évêque de Frisingue (Cf. Oars, p. 592). Comme il se rendait à la cour de Pépin, il demanda en vain le relâchement d'un voleur (Adelbert) que l'on allait pendre. On lui répondit que la sentence devait avoir son effet, à moins que le prince n'intervînt; et tout était fini quand Pépin accorda la grâce. Corbinien ressuscita le supplicié' qui s'attacha depuis lors à son bienfaiteur, et consacra le reste de ses jours au service de Dieu et du saint homme.

Saint Ferriol prêtre, dont le culte n'est pas bien établi*; son existence même est contestable. L'on prétend que venu à Tournai, et réclamant la grâce d'un condamné, il fut saisi en sa place pour être pendu luimême. Mais à deux reprises un miracle de saint Lleuthère le délivra.

Saint Pierre Armengol, de l'ordre de la Merci; 27 avril, 1304. 11 fut pendu par les Maures auxquels il s'était livré en otage pour la délivrance de plusieurs enfants chrétiens ; et la somme promise tardant à être envoyée d'Espagne, ceux qui s'étaient dessaisis des captifs trouvèrent bon de se payer avec la vie du religieux qui demeurait entre leurs mains. Mais la sainte Vierge le maintint en vie, soutenant ses pieds pour l'empêcher d'être étranglé par la corde. A la suite de ce prodige, le saint fut rendu à la liberté, et mourut dans un couvent de son Ordre.

Un miracle semblable a été raconté au sujet d'un jeune pèlerin qui se rendait à Compostelle, et qui n'a jamais été canonisé. Dans la peinture ou le récit de ce fait, on montre souvent le pendu soutenu soit par la sainte Vierge, soit par saint Dominique de la Calzada, soit par saint Jacques le Majeur. Je crois en avoir parlé suflisamment au mot Coq (p. 251), à propos de saint Dominique de la Calzada.

Saint Joseph de Léonissa, capucin; 4 février, 1612. Près de lui un gibet, où il fut accroché par un pied et une main, à cause des conversions qu'il avait opérées parmi les Turcs. Mais il ne mourut qu'après son retour en Italie.

Sal"»? Wulfran archevêque de Sens (Cf. Baptême, p. 119). Il ressuscita un pendu qui avait peut-être bien mérité son supplice, mais dont il fit un chrétien et même un moine à Fontenelle. Ce néophyte (nommé Ovo) laissa

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