‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaireChapitre 35 sur 589 · Cf. AA. SS. Septembr., t. II, p. 23l-'i5l · texte numérisé non relu

Cf. AA. SS. Septembr., t. II, p. 23l-'i5l

5. Cf. Leyend. aur., cap. cxxxvi.— P. de Natal., lib. 11, cap. m; etlib. Vlil, c. i.xii. — AA. SS. Septembr., t. IJI, p. 747; et7Gl, sq. — Menolog. grœc, t. Il, p. 55. — Surius, 25 decembr.

Brauzio, dans son Martyrolog. poeticum (25 decembr.), consacre cinq distiques aux différentes circonstances de cette légende; mais coniine il puisait aux vieilles sources, autant vaut donner quelque extrait d'une hymne hispano-gothique (12 decembr.) :

« Fidelis Christi famula Mundi calcat jactantiam :

Arclum callom arripiens, Vitiim cœlestem sequitur.

Castam vitam duin ageret Cœnobioque degeret, Pater efFecta monachis, Matrem cclabat tegmine.

Edax morbi (morbus) libidinis Vexât pectus Melantiap ; Pulchrum vultumque ut viderai, Amore caeco carpitur.

Illico temnunt idola, Reseratur ecclesia ; Pater in sacerdotio Martyr dicatus est Christo;

Moxque ab Alexandria Roma Oio}nani} rcvertit Claudia Cum proie, sed Eugenia Christi sectatur alria.

Tune cœlebsque Eugenia Prolhuœ, Hyacinihum socios, Virtute Christi refertos, Basillîe ofTert famulos.

111a tribunal judicis Fnrore armata dœmonis, Verbis malignis adpetit Castam expugnatis animam.

Sed est cremata {sic) obscœnitas :

Saticta probatur caslitas, Prœfectus dum Eugeniam Prolom recepit propriam.

Pro quo, ense perculitur Et christo sponso jungitur; Prothus et Hyacinthus iterum Plectuntur colio gladio.

Tetris post hœc Eugenia Bis dénis trusa feriis, Nescia potusque cibi, Mucrone plectitur civis (? ). »

On dirait que l'hymnographe espagnol avait sous les yeux le poëme de saint Avit sur la Virginité {Poemat., lib. VI, v. 503, sqq.);

car l'un et l'autre ont en commun le jeu de mots sur le faux abbé :

« Ante tamen mulier fortes processit in actus Quum s'ipante thoro sanctorum fleret abbas, Alque patrem complens celaret tegmine matrem. »

GROUPES (QUATRE A QUATRE)

Femmes.

Les trois Maries (comme disaient nos pères), c'est-àdire les trois saintes femmes qui se rendirent au tombeau de Notre-Seigneur avec des parfums, le matin du jour de Pâques. L'Évangile (Marc, xvi, 1, etc.) nomme Marie-Madeleine , Marie mère de Jacques ( ou femme de Cléophas), et Salomé. Cette dernière a fini par être appelée Marie -Salomé dans le langage populaire, à cause de certaines difficultés que présentent les textes évangéliques au sujet de trois Maries réellement nommées, mais non pas au sujet du saint sépulcre*.

Comme beaucoup de vieux monuments reproduisent volontiers cette scène où la femme semble prendre sa

Les saintes myrophores.

revanche du rôle malheureux qu'elle s'était donné dans le paradis terrestre, j'en veux reproduire un échantillon du XI" siècle, où l'art grec confine d'assez près au latin.

1. Ceci cstaflaire aux commentateurs; qu'il me suffise d'indiquer Maldonat (in Matth., c. \\, xxviii) et Corn. Jansenius (in Concord., cap. CXLIII-CX1.V). Cf. AA. SS. Apnl., t. I, p. 815, sq.

Quant à la persuasion populaire sur les trois Maries, nous avons déjà vu (p. 3i)'i, sv.) celles qui passaient pour Ctre filles de sainte Anne. Ici on savait, d'après l'Évangile, que la Mère de Dieu n'avait jias été visiter le saint sépulcre à la fête de Pâques. Mais sainte Madeleine était cens«^i y compléter le nombre des trois Maries. Citons à ce sujet une prose quelque peu bolteus? des vieux missels de Piusau et de Salzbourg, qui mêle les deux groupes : fl Gaudeamus bodje, Sorores egregiœ

Immen»» lœtitîa; Annœ du® fîliœ

Laudes «xtollantur; In cœlii coronantur.

C'est la copie d'une miniature dans le manuscrit (jadis à la Grande Chartreuse, aujourd'hui au Briiisk muséum) , exécuté pour Mélisende de Jérusalem. Les trois saintes femmes y portent leurs aromates dans des espèces d'alcarazaspouT traduire Valabaslrum, et les linges du tombeau de Jésus-Christ affectent une sorte de pli que j'ai fait remarquer à pareille occasion ailleurs {Mélanges d'Ai-chéologie, t. III, p. 31).

On ne sera peut-être pas fâché d'en retrouver la forme sur cet émail où le saint sépulcre apparaît comme glorifié par

les chrétiens, et décoré . „ ^- .

en manière de chapelle, ^^@^^i^^@/f^^@?'/^\^%7

Mais il y faut aussi tenir

compte des embarras que'l'exécution de l'émail, champlevé ou non, entraînait dans la pratique.

Sainte Flavie Domitille et ses deux sœurs de lait. Cf. Épée, p. 371 ; etc.

Les saintes Donatille, Maxime et Seconde. Cf. Gril, p. /i52.

Les saintes Milburge, Mu.drède et Milgithe sœurs, et filles d'un roi des Merciens (vu« siècle).

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