PIERRES
V. 3'J. Tantôt on le montre portant des pierres dans le pan relevé de sa dalmatique; tantôt, et c'est la forme la plus ancienne, les pierres sont comme groupées autour de sa tête, traversant lair encore pour arriver jusqu'à lui.
Saint Maxime d'Éphèse, martyr; 30 avril, 250. Il était laïque et fut lapidé par les païens sous Dèce.
Saint Jérôme, docteur de l'Église. Cf. Caillou, p. 15G.
Saint Métran d'Alexandrie; 31 janvier, sous Dèce. 11 était avancé en âge, et fut lapidé après avoir été meurtri à coups de bâton et avoir eu les yeux crevés avec des roseaux. On le peint souvent portant des pierres dans son giron à la manière de saint Etienne.
Saint Sévérien soldat dans l'armée de Licinius, mart\risé à Sébaste ; 9 septembre. Attaché par le milieu du corps avec une corde cl une grosse pierre aux pieds et à la tête, il fut ainsi précipité du haut des murailles pour que ses membres fussent disloqués dans la chute.
Saint Anasie, qui baptisa saint Paul ; 1 octobre ou 25 janvier, v. /|0. H passe chez les Grecs pour avoir été lapidé par les Juifs'.
Saint Félix de Sltri, prêtre et martyr; 13 juin, 275. Le visage et les dents brisés avec une pierre-. 11 est honoré aussi le 3 juillet avec saint Irénée diacre et sainte Mustiole de Cività-Castellana.
Sa!nt Bavon (Cf. Arbre, p. 07 ; etc.). On lui met quelquefois entre les bras une grosse pierre qu'il transporte dans son ermitage pour s'en servir comme d'oreiller. Cette pierre se conserva longtemps à Mendonck, dans la Flandre orientale, en mémoire du saint.
Saint OouLF prêtre (Cf. Bâton, p. 128), montrant une grosse pierre sur le sol. Ayant |)eine à maintenir les Frisons dans la pratique de la foi, il leur fit remarquer une grosse pierre voisine de sa maison, annonçant que la rivière (la Flye) l'emporterait et la déposerait de nouveau à terre. C'était, disait-il, le signe du temps où son corps serait rapporté après sa mort, quand on aurait enfin tenu compte de ses prédications. La pierre était honorée dans ré^.;lise du saint '.
Saint Bénézet (Benezec, benediclus, Iknedictulm) berger, fondateur du fameux pont d'Avignon; l/i avril, 1186. Portant une énorme pierre sur son épaule.
On raconte qu'ayant reçu d'un ange l'ordre de construire un pont de pierres sur le Rhône près d'Avignon, pour mettre fin à mille accidents qui signalaient ce pa.ssage dangereux, il se présenta bravement devant le prévôt de la ville pour lui annoncer sa mission. Celui-ci trouva plaisant qu'un berger prît pareille entreprise à sa charge; et lui montrant une pierre énorni'i qui se trouvait près de là^ il la lui oTrit pour coinmancer son
œuvre. Bénézet, sans plus, la chargea sur son épaule au grand étonnement de celui qui l'y avait invité. Ce fut déjà une occasion d'attirer l'attention publique. Avec l'approbation de l'évèque, il recourut à la charité populaire, et commença l'institution d'une société de frères
Saint Bi'iiézel.
pontifes {ponli-ficcs) . Celle confrérie maintint assez longtemps l'esprit de son institution, construisant çà et là des ponts dans les endroits périlleux*. Plus tard, elle inquiéta le pouvoir et semble s'être mise sous la protection des Templiers dont elle part;igea la di.sgràcc. Mais quant au pont d'Avignon, il était presque entièrement terminé lorsque le saint mourut ; et l'on y déposa son corps dans une petite chapelle, jusqu'au moment (v. 1002)