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STIGMATES

Saint François d'Assise est surtout célèbre dans toute l'Église pour cet attribut dont on fait mémoire par une fôte spéciale (17 septembre); mais nous en avons parlé déjà sous le lilre Plaies.

Plusieurs saintes ont été depuis lors associées à la même faveur, sans que la chrétienté en fasse commémoraison parlicidiùre. Mais quand l'Église m'entionne ce fait dans leurs Actes approuvés, les artistes ont bien le droit de le reproduire.

Sai.nte Cathkrine de Sienne, du tiers ordre de Saint-Domi-

nique'. Il a été question déjà de cette sainte dans plus

d'un article (Cf. Chapelet, p. 201; Couronne d'épines, etc.). Klle faisait profession d'un si grand amour pour Jésus- Christ souffrant, que les austérités les plus dures lui étaient habituelles. Les plaies de Notre-Seigneur crucifié lui furent communiquées à Pise, après une de ses communions. Mais elle demanda au Ciel qu'il n'en parût rien au dehors , afin d'en éprouver la douleur sans en retirer extérieurement aucune gloire devant les hommes*.

La B" Lucie Broccoletti (ou Lucie de Narni), dominicaine; 16 novembre, \5hli. Pour elle, comme pour sainte Catherine de Sienne, c'est Notre-Seigneur luimême qui darde ses rayons sur la sainte en retraçant ses cinq plaies sur son corps; tandis que pour saint François d'Assise, c'est un séraphin aisément reconnaissable à ses six ailes.

Sainte Catherine de Ricci, dominicaine; 13 février, 1590. Elle reçut aussi les stigmates et l'impression de la couronne d'épines du Sauveur autour de son front. Mais elle en dérobait la trace autant qu'elle le pouvait'.

Sainte Madeleine dei Pazzi, carmélite de l'ancienne observance (Cf. Banderole, p. ll/i; Couronne d'épines). On lui attribue également la communication miraculeuse des plaies du Sauveur, quoique sa vie abrégée dans les leçons du Bréviaire (27 mai) n'en parle que d'une manière assez vague.

Sainte Véronique Giuliani, religieuse capucine; 21 décembre, 1727. Née à Mercatello dans le duché d'Urbin, elle passa la plus grande partie de sa vie à Città-di-Castello; et ce fut là que l'examen des choses extraordinaires qui se montraient en elle fut soumis à de longues et sévères épreuves. Les stigmates qu'avait reçus saint François se renouvelaient dans la sainte avec tous les caractères les plus propres à persuader des esprits difficiles ou même sceptiques. Plusieurs fois Notre-Seigneur Jésus-Christ crucifié lui apparut, pour rendre plus profondes et plus vives ces empreintes de similitude avec lui. Elle avait donné durant sa vie l'indication , tracée à la plume, de la grandeur et de la situation qu'occupait dans son cœur l'image de chacun des instruments de la Passion ; et pour une dernière vérification de l'Esprit qui la guidait, l'inspection de son cœur faite après sa mort montra la réalité de cœ indications extraordinaires. C'est ce qui fait qu'on joint quelquefois ce tracé aux représentations de la sainte*.

Sainte Brigitte de Suède (Cf. Cœur, p. 235; Crucifix) . On représente souvent près d'elle dans les airs les cinq plaies de Notre-Seigneur figurées par deux mains, deux pieds et un cœur blessés. C'est que, priant devant un crucifix, et douée d'une dévotion particulière pour méditer la passion de Jésus-Christ, elle reçut des lumières spéciales à ce sujet. D'ailleurs sa vie rapporte diverses

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