‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaireChapitre 471 sur 589 · AA. SS. Orlobi:, t. IX, p. W · texte numérisé non relu

AA. SS. Orlobi:, t. IX, p. W

S. Cf. Corder., Sancii niiiitysii Opp., t. Il, ]'. 3iS. J'ignore si sa décapitation est entrée pour quelque chose dans le culte f[ue lui rendaient les ménagères anglaises alin de ne pas égarer leur trousseau de clés (ce qui les aurait coiulnites ;\ perdre la ti'le ou pouvait les faire soupçonner de l'avoir perilne). l'JU tout cas nu a pu voir, p. '2'i'.l, une autre e\|dicatinn des clefs que portait la sainte dans ses images.

!l. Pli. .Mouskes ICttnmiiiue riiiiee, éd. rieilVi'uber,!;, t. I, p. lij le fait rontem|ioiain de saint Nicaisc, et place à |)en |)rés vers cette époque l'invasiiui des Iluns :

« I''a al quart an (t')4'M, si roni JG pens,

.'Sont li Hun^-rG issu do Iluiigric;

Si tuit toute (iaille exillto,

Car il eti oronl liu et :iissi>.

S'ocisont à liaiiis saint Nicaissc,

lU clers {'l lais roniinunrnipiit ;

Dout saint Piat ilr lioilivent (Hinivcnl)

\'iiit à 'l'uuniai. Se li liii-rcnt

i.i uii'scri'-ant ki tloiit ièrLuit;

Mais ([uaiit il so vit à tiôriin,

A tout sou fup (c'ufl ti'cst à Se; lin. -

La chronologie qu'adoptait Fulbert de Chartres an sujet do notre saint, ne s'iiccorde bien ni avec Philippe Mouskcs, ni avec ceux qui veulent que saint Dcnys de Paris soit contemporain des apôtres (Cf. AA. iiS.lle!()ii,t. I, p. 94-114, 120-134). Il ne parait pas non pins avoir entendu parler davantage du nu'racle de saint Piat portant sa tète (Cf. liibt. PP. Lugdun., t. XVIII, p. 49. — AA. SS. Oclobr., t. I, p. 9-11, 12-ir>, 17-21); et pourtant les Chartrains se piquaient de dévotion envers le martyr du Hainant. Je n'emprunterai que des fragments à cette hymne chartraine.:

« Tornacum versus Piatus

.Se direxit inclytus,

Quum Parisios iret ( îrH ad Pafishts?)

Beatus Dionysius.

At Cîi'sar Maxiluianus l*t Piati hausit fam.iin

Coniprefiendi jussit eum Ad necandum protinus.

DecoIIatur naiiique tatiden]

Dumque gleba conderetur Glorio.si corpus martj'ris, Fusus odûr est superni Circum circa iiectaris;

Ke quiii mundus h.Tsitaret De salute spiritus.

Cujus caro tune probaJ)at {probarct?) Hune refïnare ca-lilus. »

Malgré les corrections que j'ai proposées A cette prose pour l'assimiler à des rhythaies modernes (comme, par exemple, au Punge linotia iiUiriiisi corpuris iniisterium),}!' crois bien que son vrai modèle était le l'inige linijHa...pr<vUum cerlaininis, où VenanceFortunat n'in-

TÉTK COUPÉE,

mort il porta sa tête jusqu'à cinq lieues de Tournai, au village de Sëclin, où il fut inhumé.

S.UXT Placide disciple de saint Sigisbert abbé de Dissentis, CHEZ LES Grisons'; 11 juillet, vers 630.

Saist Pkocull's (Procle, Procule) , mart\r à Bologne; 1 juin, V. 303. Ou fête le même jour à Bologne deux martyrs de ce nom; l'un évêque de Terni (ou de Teramo) et l'autre soldat. C'est, je crois, à ce dernier que l'on attribue d'avoir porte sa tête- ; mais je n'oserais pas assurer que 'l'on n'ait pas prêté la même merveille à l'évêque son homonyme.

Sainte Ol'iterie (Quiteria, etc.) vierge et martyre, à Aire en Gascogne; 22 mai, époque dilDcile à déterminer. Les Espagnols l'ont mêlée à la légende fort suspecte de sainte Libérate (ouWilgeforde); et Tolède se l'est appropriée sans grandes raisons', comme diverses villes d'Espagne l'ont fait en maint autre cas. Mais on raconte dans la Nouvelle-Castille qu'elle porta sa tête jusqu'à deux lieues *, et ne s'arrêta qu'à Margueliza.

Salnte Réglla sœur de saint Félix, et martyrisée avec lui à Zurich. Cf. Groupes, p. 460.

Saint Régulus évêque africain , réfugié en Italie et décapité par ordre de Totila *.

Sai.nt Sabimen, de Smnt-Paul-Trois-Chateaux en Dauphiné ; 29 janvier, vers le v' siècle. Je ne sais si l'on n'aura pas attribué la même merveille à saint Savinien {Sabinianus] évêque de Sens (Cf. Autel, p. 100); mais elle est certainement racontée de saint Savinien martyr dans le pays de Troyes' en Champagne (Cf. Sépulcre, sainte Savine, p. 745).

Sainte Saturnine. Je la trouve dans mes notes prises depuis longtemps, sans pouvoir déterminer parmi les nombreuses martyres du même nom quelle est celle qui a reçu cette caractéristique '.

S.UNT Séverin martyr. Cf. Boèce, ci-dessus, p. 761.

Saint Sic.frid, évêque et apôtre de la Gothie (Gothland) suédoise; 15 février, 1002. 1! est honoré comme patron de Wexiœ. On le représente portant trois têtes, parce qu'il découvrit les restes de ses trois neveux tués par les païens'.

Saint Silani;s et ses trois compagnons, martyrs honorés dans le Périgord; 2 janvier, sous Claude*. On veut que, décapités, ils aient porté leur tête à im sanctuaire de Marie, en marchant sur les eaux pour s'y rendre.

Sainte Soulange (ou Solange), vierge et martyre en Berry (Cf. Assassinai, p. 90). Nous en avons parlé ailleurs suffisamment, ce semble'".

Saint Sympiiorien d'Autun (Cf. Femme, p. 408) . Je suppose du moins, que c'est celui dont il est question dans un sceau cité parmi les travaux de la Société de sphragistique ". Celui qui le décrivait, sans le publier, dit que le martyr y porte une chasuble. Une petite collection des saints du mois exécutée en France au xvii'" siècle donne bien à ce jeune martyr une chape de pape ou d'évêque, qui est tout autrement bizarre en pareil sujet. Mais le moyen âge n'avait pas coutume de se tromper si lourdement. En somme, il y a plusieurs saints du même nom.

Sainte Tanche (Tança, Tancha), vierge et martyre dans le diocèse de Troyes en Champagne; 10 octobre, époque incertaine. Elle fut tuée par un homme qui avait voulu la déshonorer'-.

Saint Tukoneste de Verceil , ou d'Altino (30 octobre, ou 20 novembre).

Saint Ursicin de Ravenne, médecin et martyr ; 19 juin, sous Néron. On lui a prêté la même merveille qu'à ceux auxquels nous l'associons ici". Mais ce qu'il y a de plus historique dans ses Actes, c'est que, comme il paraissait ému devant le bourreau, Vital, soldat chrétien, lui cria : « Médecin, qui en as guéri tant d'autres, ne va pas te laisser atteindre d'un mal qui est sans remède pour l'éternité. » Aussi Vital fut-il bientôt martyrisé lui-môme.

troduisait pas encore la rime. De la sorte, deux vers n'en faisaient qu'un ; mais le moyen âge les divisa plus tard en deux, comme dans l'hymne de saint^Ttiomas d'Aquin ; distinguant chaque coupure par une rime spéciale. Au reste, bien des lecteurs pourraient ne pas comprendre cette théorie de la poésie rhythniique, qui a reçu de si beaux développements dans la liturgie du moyen âge (en France surtout); et ce ne semble pas ici le lieu d'en donner l'intelligence par quelques mots, à ceux qui n'y sont guère initiés.

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