‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaireChapitre 488 sur 589 · TONSURE · texte numérisé non relu

TONSURE

Ce n'est pas là généralement de quoi distinguer entre un saint et un autre. Cependant, pour les temps modernes surtout, la tonsure monastique est bien distincte de celle du clergé séculier; l'ancienne tonsure monastique a même été reprise avec une certaine affectation de régularité par les Dominicains et les Franciscains, ainsi que par plusieurs réformes des anciens Ordres postérieures au xui'^ siècle. Il y avait jadis une tonsure particulière adoptée par le clergé irlandais, et que l'on appelle souvent scotique. Les Bollandistes en ont dit quelque chose à propos des singularités que les émigrés d'Irlande apportèrent sur le continent vers la fin de l'époque mérovingienne '.

Le moyen âge avait coutume d'attribuer à saint Pierre l'origine de la tonsure complète, qui consiste à découvrir tout le sommet de la tête pour ne conserver qu'une couronne de cheveux dépassant à peine les oreilles*.

Tout autre détail serait superflu dans ce moment, parce qu'il n'avancerait guère ce qui est l'objet courant de nos recherches.

TUKCIIE.

Ce n'est guère comme moyen d'éclairage, mais plutôt comme instrument de supplice ou d'incendie, que la torche figure dans les représentations de saints. Toutefois, je la trouve dans une estampe de saint Aïdan l'Anglais, évêque de Lindisfarne (Cf. Corbeau, p. 256; etc.). Cela ferait-il allusion à la colonne de feu qui fut aperçue à sa mort par saint Cutubert (Cf. Feu, p. /jlO)? Ce pourrait être aussi une façon d'exprimer sa prédication chez les païens des frontières d'Ecosse. On avait là le souvenir du saint vieillard Siméon disant de l'enfant Jésus (Luc. n, 30-32): « Mes yeux ont vu le flambeau que vous avez destiné à éclairer les nations. » Les petits graveurs de la fin du xvi° siècle paraissent avoir aimé ce symbole, quand ils mettent un cierge entre les mains de plusieurs hommes apostoliques qui ont évangélisé les peuples infidèles. Cf. sujmi, p. 194, 190.

Saint Finian moine, et évêque de Meath, dit-on {Finnenus. Finianus, etc.) ; 23 février, v. 5G5. Je le trouve tenant une torche qu'il plonge dans l'eau (mare ou ruisseau); pour indiquer (|ue s'étant fait céder un marais

'(. \.'tlorlns deliciarum du l'ablx^se Ilerrudi' sVWeiui lieaucoup i^ii cilalioii» à ce sujet (fol. 181 v"; et 2St(). Ou peut voir d'ailleurs sur cette mruie iiiriosilé, des i^crivaius plus uiodenies. Cf. Saiiielli, Lettire eccleniaxliche, t. I, Ictt. 12 et 10. — Fabricii Codex apocryph. JV. 7"., t. 1, p. ()%, iM|. — Stcpli. Borgia, De cruce veliterna, p. Ixxxij, M|(|.

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