‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaireChapitre 496 sur 589 · Cf. EtpaOa sagrada, t. XXIIT, p. 158, sg · texte numérisé non relu

Cf. EtpaOa sagrada, t. XXIIT, p. 158, sg

I-es relations de son martyre no disent pas un mot di> ce snpplice, qui d'atllenrs se retrouve dans la légende de deux on trois autres saints. L'Allemagne, qui avait plari^ saint Krasme au nombre des XIV aujciliairet, aurait sûrement mis en saillie un tourment si atroce, au cas où elle l'ecU rencontré dans quelque souvenir authentique. Or, quatre ou cinq proses de missels (termaniqiies n(x J'ai voulu me renseigner, semblent ne »<' douter de rien h ce sujet. On lui prêle bien l'assistance d'un corbeau dans les montagnes du'

Liban (comme je l'ai dit ailleurs), et des tortures sans nombre. Mais, ce qui explique peut-être son introduction dans le célèbre groupe des patrons les plus sccourables, c'est ce? passage de la prose .Sanc/i.vjimi pontifias (.ip. Mone, Hymni... medii œvi , t. III, p. 2".ii, sq.) :

< VA po«t mulla nupplicia, Pelisrit, da mercedsin, Domin*. Christu» Dous sempitnma KrRO, sancto p«tor Braame,

Vexit illum ad gAtidia. In ailvorsi* nos tiiero,

l!tii oral : Mo qaicumque Dirigens nos prospère. »

TIUMTK. — THOMPE DE CHASSE.

Les Grecs, et Rapliaël avec eux, d'accord avec la liturgie puisée dans le langage des saints Pères, peignent volontiers, comme symbole des trois Personnes divines, les trois anges qui apparurent au patriarche Abuauam dans la vallée de Mambré (Gen. xviii, 1-10). Ordinairement même les artistes de l'Église orientale choisissent l'instant où les trois anges attablés sont servis par le patriarche. Cf. Itepas.

Quoique je n'aie pas à m'étendre sur la façon dont on a essayé de retracer ce mystère, il peut être utile d'écarter en pratique une forme originale qui a eu cours au xv" siècle sous la main des xylographes, et qui se retrouve maintes fois jusque dans les livres liturgiques. Mais elle a été blâmée par Urbain VIII qui condamne au feu ces sortes d'images'.

Quelle que soit du reste la façon que l'on adopte pour figurer la sainte Trinité, plusieurs serviteurs de Dieu sont communément peints avec cet attribut, surtout ceux qui ont eu à lutter contre l'arianisme. Tels sont, entre autres, saint Atiianase patriarche d'Alexandrie-,

SAINT HlLAinE DE PoiTIERS, SAINT LÉANDRE évÔqUC DE SÉVILLE',

SAINT SiLVÈRE papc, SAINT Mercurial DE FoRLi évêquc et martyr*.

■ Saint Augustin évoque d'IIippone (Cf. Cœur, p. 234; Saints représentés avec des enfants). Nous avons vu que ce grand homme avait été averti de ne pas scruter les mystères trop ardus pour rintolligoncc humaine la plus élevée. 11 dit lui-même d'ailleurs que le souvenir de la Trinité sainte était une joie pour son âme.

Saint Etienne de Muret, fondateur de l'ordre de Grandmont; 8 février, 1124. On le représentait volontiers dans sa solitude de Muret près de Limoges, agenouillé devant la sainte Trinité qui lui apparaît, et à laquelle il se consacre par une formule dont il tient l'écrit à la main. On lui mot en outre au doigt un anneau, seule chose qu'il eût conservée de tous ses biens, et qu'il porta comme souvenir de son engagement au service de Dieu. La donation par laquelle il se liait à sa nouvelle vie était conçue en ces termes : « Moi, Etienne..., je m'offre et me donne à Dieu le Père, à son Fils et à l'Esprit-Saint; Dieu unique en trois personnes^. »

Saint Tiubaud de Montmorency, abbé cistercien des

Vaux-de-Cernay ; 8 juillet, 1247. Élevé, en extase, à une connaissance extraordinaire du mystère de la sainte Trinité.

On raconte quelque chose de semblable au sujet de saint Thibaut de Champagne" ou de Provins (Cf. Ermites, p. 381), et de saint Arnou de Villers-en-Brabant'.

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