I. p. de Natal., lih. \, cap. cm
-2. I.egenda aiir., cap. i.vi. - Cf. P. de Natal., libr. IV, cap. xxiv. 3. Les vieux Missels de Liège et de Cologne, dans la prose Ex /Egypio Pharaonis, exposent ainsi cette circonstance :
« Stella maris hanc {liuic?) illuxit, Siint dimissa scelera. M Dilectum hanc conduiit, Vitam liucens hœc carnalem,
Pacis nectens fœdera. Pervenit m Hierusalem ,
Maire Dei mediante, Nuptura Pacifico.
Peocatrici Chiisto dante, - Sic eiclusu adultère,
que dans une vision, la très-sainte Vierge lui apparut, la fiançant à son fils. L'enfant Jésus repoussa Catherine, disant qu'elle n'était pas assez belle y>onr lui. Catherine à son réveil, fit venir le solitaire pour lui raconter ce qu'elle avait vu; et celui-ci profita de l'opportunité pour lui faire comprendre que toutes ses études jusque-là ne menaient à rien de grand pour le service de celui qui. Fils de Dieu, s'était fait homme afin de nous apprendre la route du ciel*. Puis il partit de là pour lui expliquer les mystères de l'Incarnation et de la Rédemption. Après cette leçon, toujours suivant la vieille légende (qui n'est pas d'ime autorité incontestable), la jeune fille alla se prosterner devant l'image qu'elle avait reçue. Elle s'y endormit; et dans une nouvelle vision, elle ne fut plus refusée par l'enfant Jésus, qui lui passa au doigt un anneau pour l'accepter comme épouse. Trouvant ce signe à son réveil, elle se mit à mépriser le monde, et à ne tourner plus ses études qu'au triomphe de l'Évangile. Aussi dit-on qu'elle confondit plus tard bien des philosophes d'Alexandrie (parmi lesquels on met Porphyre), avant de donner sa vie pour Jésus-Christ.
Sainte Marie l'Égyi>tienne, ou la Jussienne, comme disaient nos pères (Cf. Communion , p. 2/i6, sv.; etc.). Sa légende très-connue autrefois, a besoin d'être racontée aujourd'hui; en voici les premiers traits d'après la Légende dorée*. Elle se livrait publiquement au désordre dès sa première jeunesse dans la ville d'Alexandrie ; et voyant un vaisseau chargé de voyageurs qui se rendaient à Jérusalem afin d'assister à l'adoration de la sainte Croix, elle se mit de la partie, beaucoup plus pour se mêler aux fêtes que pour satisfaire sa dévotion. La curiosité pourtant et un certain reste de foi l'engageant à pénétrer dans l'église avec les pèlerins, elle se trouva retenue sur le seuil par une force invisible. Dans sa surprise, elle leva les yeux et aperçut une image de Notre-Dame. Alors, ,remplie d'horreur contre les désordres de sa vie passée, elle implora la Mère de Dieu pour obtenir l'accès dans le sanctuaire; promettant de mettre désormais ordre à sa conscience. Exaucée, la pécheresse tint parole, et se retira dans le désert au delà du Jourdain oîi elle passa le reste de ses jours'.
Saime Galla veuve romaine, fille de Symmaque le, jeune (Cf. Aumône, p. 9/i). On raconte que les anges lui apportèrent une image de Marie, à laquelle cette sainte veuve consacra son palais changé en église. C'est, dit-on, la peinture qui est encore vénérée à Rome dans le portique di Campitelli *.
Marilatur Sponso vero,
Ornatu mirifîco.
Dei lempium inlroire
Dum laborat, mox redire
Necdum digna cogitur.
Ad cor suum revertitur,
Flelu culpa submergitur;
Cf. Vitraux de Bourges, pi.