JAMBE. — JARDIN
ans d'une vie austère, il fut afflige d'une plaie à la jambe qui ne le retenait pas seulement au lit, mais éloignait de lui tout le monde par l'odeur repoussante qu'elle exhalait. L'homme de Dieu supportait cette affliction avec une admirable patience; ayant depuis longtemps coutume de dire en toute épreuve ces paroles du bon larron (Luc. xxui, hl) : « Nous n'avons, nous autres, que ce que nous méritons'. » Mais durant la nuit qui précédait la venue du chirurgien décidé à couper la jambe malade, saint Pellcgrino se trouva guéri en un moment.
Saint Antoine de Padoue, franciscain (Cf. Ane, p. 32 ; etc.) Guérissant un homme qui avait la jambe coupée.
Pendant qu'il entendait les confessions, un ouvrier (charpentier, dit-on) se présenta s'accusant, entre autres choses, d'avoir donné à sa mère un coup de pied dans le ventre. « Quoi! lui dit le saint, un coup de pied à ce ventre qui t'a porté! tu mériterais que ce pied fût coupé par la main du bourreau. » La leçon de l'homme de Dieu fut si bien prise par le pécheur repentant, que rentré au logis, il se hâta de s'infliger la pénitence indiquée, en se faisant sauter le pied d'un coup de hache-. Comme il était tombé, perdant son sang, on appela saint Antoine qui reconnut son pénitent, et lui remit ce pied qu'un repentir mal dirigé lui avait fait perdre.