Cf. Hagiolog. ilalic, t. I, p
4. Au fond, ce n'était pas précisément contre l'incendie que saint Antoine avait été invoqué d'abord; mais contre la maladie nommée feu Saint-Antoine (Cf. Béquilles, etc.). Du reste nous trouvons bien des fois que les jeux de mots avaient leur part dans beaucoup de ces origines; et dès qu'il était question de feu, tout suivait quasi comme de soi.
5. Il y aurait beaucoup à dire sur l'ancien usage des Valentines, qui a servi de fondelhent à l'un des plus beaux livres de Walter- Scott (sauf ses pauvretés inévitables sur l'Église catholique). Mais l'origine de ces vieilles réjouissances pourrait bien tenir à quelque calembour, par allusion aux mots galantin, galant, etc.
6. On doit à ses prières la conclusion de bien des mariages qui ne semblaient pas devoir s'arranger. Aussi l'usage s'est-il conservé à Sienne d'allumer un cierge devant son tombeau pour la réussite des fiançailles.
7. Dans un vieux missel imprimé en caractères gothiques {liber missarum specialis, s. I., s. a.), qui semble destiné à l'Alsace, se
trouvent les oraisons suivantes ( fol. clii, r°) : « Pro febrlcitantibus, cum intercessione S1 Sigismundi... Oratio : Omnipotens et miserlcors Deus qui subvenis in periculo laborantibus, qui temperas flagella dum verberas, inclina tuas benignas aures ad preces humilltatis nostrse, et hune famulum tuum N... qui tertiana (vel quartana, vel quotidiana) febris vexatione fatigatur, martyris tui ac régis Sigismundi supplicatione, ab omni ardore febrium liberare digneris; etc. » — Sécréta : « Offerimus tibi, Domine, vota et munera in commemoratione electi martyris tui et régis Sigismundi pro presenti œgroto qui tertiano {vel quartano, vel quotidiano) febrium vexatur labore; ut ab eo febrium ardores repelli jubeas, et tuo semperin omnibus muniatur auxilio; etc. » Cette dévotion avait cours surtout dans l'Orléanais, à l'abbaye de Saint-Maurice, dans l'ancien royaume des Burgundes et en Bohême. Cf. Supplem. ad Legend. auream (Lovanii, 1485). — Macedo, Divi tutelares, p. 355.
8. Cf. Macedo, Divi tutelares, p. 1 10, sq. Quant aux saints Côme et Damien, que l'on voit sur certaines monnaies florentines, ce doit être un effet de flatterie pour les Médicis; soit a cause des divers princes de cette maison qui. ont porté le nom de Côme, soit à cause des polie { pilules) qui entraient dans les armes parlantes des grandsducs.
9. Ce peut être à cause des travaux métallurgiques qui s'exécutent depuis longtemps au pays de Liège. Cf. supra, p. 618.
10. Ce patronage n'est. pas fort répandu; mais Je le crois occasionné par les dangers de cette profession, sainte Barbe étant invoquée contre la mort subite. Cf. supra, p. 608.
PATRONS DIVERS (SELON L'ORJET)
Fossoyeurs, sonneurs, carUlonneurs : saint Joseph, sainte
Barbe1.
Foudre (contre la) : saint Donat martyr, les SS. Jean et
Paul, sainte Eurosie, etc. Cf. Orages, p. 590, sv. Foulons : saint Christophe (à Gand), saint Vàt (à Valenciennes), les SS. Pierre et Paul (à Paris), les SS. Jacques et Philippe apôtres*.
Fourbisseurs : saint Jean-Baptiste*.
La France : Notre-Dame, saint Michel, saint Martin, saint
Denis, saint Louis roi *.
Franchimont (pays de Liège) : saint Martin. La Franconie : saint Kilian évêque.
Franconville : sainte Madeleine, saint Flaive.
- sur-le-Mein : saint Barthélemi, saint Charlemagne.
' — sur l'Oder : saint Jean-Baptiste, saint Paul apôtre , saint Adalbert évêque , sainte Hedwige.
Frascati : Notre-Dame.
Fréjus : Notre-Dame, saint Léonce évêque du lieu.
— en Brisgau : Notre-Dame, saint Alexandre martyr.
— en Suisse : saint Nicolas , le Bx Pierre Canisius.
Friedberg : saint Georges.
Frigento (Calabre ultérieure) : Notre-Dame, saint Martien évêque du lieu.
Fripiers : la Transfiguration (Cf. Digraisseurs), sainte Anne (à Liège).
La Frise : Notre-Dame, saint Jacques le Majeur5, saint Wulfran évêque, saint Boniface évêque, saint Odulf.
L'Ost-Frise : saint Charlemagne, saint Ludger évêque.
Fmsingue : saint Corbinien*, saint Etienne diacre, saint Maurice, saint Tertullin martyr7.
Fritzlar : saint Pierre.
Fromagiers : saint Michel (à Valenciennes).
Frondeurs : saint Etienne diacre8.
Friboubg
Fruitiers, beurriers, etc. : saint Christophe9 (à Valenciennes et à Paris), saint Léonard.
Fulde : saint Boniface évêque, saint Sturm.
Fcrnes : sainte Walburge.
Gaète : Notre-Dame, saint Érasme évêque et martyr.
Gale : saint Méen.
La Galice : saint Jacques le Majeur.
La Galicie : saint Stanislas Kostka.
Saint-Gall : saint Laurent, saint Gall, saint Othmar.
Galles (Wales) : saint David évêque.
Gallese (près de Rome) : saint Famien (8 août).
Gallipoli (d'Italie) : sainte Agathe.
Gallway (Irlande) : Notre-Dame (l'Assomption), saint Nicolas de Myre.
Gand : saint Jean -Baptiste, saint Bavon, saint Livin, saint Amand, saint Macaire d'Arménie (mort à Gand), sainte Pharaïlde, saint Bertulf, saint Landoald, saint Adrien, sainte Amelberge, sainte Landrade.
Gandersheim : saint Etienne.
Gannat : l'Exaltation de la sainte Croix.
Gantiers-parfumeurs : sainte Marie-Madeleine (Cf. Parfumeurs), saint Barthélemi (Cf. Tanneurs).
Gap : Notre-Dame (l'Assomption).
Garçons (Cf. Écoliers) : saint Nicolas.
Le Gatinais : saint Mathurin.
Gazzuolo (Lombardie) : saint Sixte.
Gembloux (Gemblours) : saint Guibert.
San-Gemignano : sainte Fina.
Gemund : Notre-Dame.
Gênes : Notre-Dame, saint Jean-Baptiste, saint Georges, les SS. Apôtres , saint Laurent , saint Syr, saint Bernard 10, sainte Catherine de Gênes.
Genève : saint Pierre, saint Gervais.
Gentilly : saint Saturnin.
La Géorgie : Notre-Dame.
Gerberoy : saint Pierre apôtre.
Saint-Germain-en-Laye : saint Germain de Paris.
1. On peut supposer que c'est a cause du patronage de la bonne mort, les morts étant grande occasion de sonneries.
î. Comme saint Jacques le Mineur fut tué par un foulon, les gens de ce métier ne paraissent pas avoir été très-jaloux de rappeler une circonstance si peu honorable à leur profession. Cependant on trouve ça et là les SS. Philippe et Jacques honorés par les chapeliers, sans doute à cause du feutre qu'ils employaient. Quant à saint Christophe, pour les foulons, cela peut venir de l'énorme bâton dont on l'arme ordinairement pour traverser le fleuve.
3. n se peut qu'on ait pris l'idée de ce patronage dans la décapitation du saint précurseur.
4. Je ne suivrai pas ici le P. Atit. Macedo sur un terrain où nous pouvons trop bien contrôler sa marche. Mais c'est une occasion de grouper avec lui les hommes apostoliques auxquels diverses parties de la France faisaient profession de devoir la foi. Voici donc, sans vouloir absolument contenter tout le monde : les SS. Martial (Limoges), Xtste (Reims), Savinier (Sens), Julien (Le Mans), Même [Memmius, Chalons-sur-Marne) , Uasm (Bourges), Rur (Avignon), Ai staemoine (Clermont-Ferrand), Eutrope (Saintes) Faeseac (Besançon), Faoïrr (Périgueux), Gioioes (le Velay), Mansut
(Toul), Clément (Metz), Trophihe (Arles), Paul (Narbonne), Denys (Paris), Riedl (Senlis), etc.