‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 1094 sur 1339 · PLAIES. — PLUIE · texte numérisé non relu

PLAIES. — PLUIE

Anges, p. 38), le premier en qui les plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ aient été bien authentiquement reproduites par une impression miraculeuse.

L'Église en fait une fête à part, le 17 septembre; et saint Bonaventure raconte que le saint fondateur de son Ordre reçut cette marque de la faveur céleste par le ministère d'un séraphin qui lui apparut au mont Alverne, en forme de crucifix dont les blessures dardaient autant de rayons sur le corps du grand serviteur de Dieu qui en conserva les empreintes. Les artistes, italiens surtout, ont répété avec complaisance ce souvenir de saint François; et la gravure que j'en donne est à peu près copiée d'après Giunta de Pise qui peignit de la sorte le patron de l'Ombrie vers 1230. La couleur du vêtement est gris foncé, et l'on ne peut pas établir bien définitivement par l'histoire si la véritable teinte primitive du costume franciscain était le pris cendré, le bis (mélange de différentes laines), ou le noir franc esquivé peut-être parle peintre1 pour la convenance de son tableau.

Quant au livre que le saint porte ici, en qualité de fondateur d'ordre (comme expression de la règle laissée à ses disciples), on y lit dans la peinture originale, l'indication de la pauvreté léguée par saint François à ses enfants (Matth. xix, 21) : « Si tu veux être parfait, va-t'en vendre tout ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres. » La forme de l'habit franciscain doit être ici ce que Giunta voyait peu d'années après la mort du saint. Toute autre digression à ce sujet serait oiseuse ou interminable. Cf. Costumes, etc.

Quelques autres indications relatives aux plaies de Notre-Seigneur, comme caractéristiques de plusieurs saints, reviendront sous le titre Stigmates.

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