‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 1149 sur 1339 · RAISIN ET VIGNE. — RAME · texte numérisé non relu

RAISIN ET VIGNE. — RAME

vin. Aussi les diocèses de Sion et de Lausanne avaient conservé pieusement le souvenir de ce bienfait1. Car le

tag-Vaîais et ie canton de Vaud ont des intérêts sérieux engagés dans la culture de la vigne.

Saint Vincent, diacre et martyr. Cf. Scrpclle.

Saint Mitiie (Mylrius ou Mclrias) martyr, patron d'Aix en Provence; 13 novembre, sous Dioclétien. On le représente tenant une grappe, ou la donnant à un pauvre. On raconte qu'il avait été chargé de garder les vignes d'un propriétaire païen s; et que celui-ci se tenant pour frustré par les aumônes que faisait son serviteur, lui donna la mort.

Saint Othmar abbé. (Cf. Baril, p. 123). A cause de la multiplication du vin qui se produisit pendant que l'on rapportait son corps à l'abbaye de Saint-Gall, on l'a peint parfois tenant une grappe. Des graveurs ont communiqué cela à saint Orner de Morinie, dont la vie ne dit rien de semblable.

Saint Davin* pèlerin, mort a Lccques (Cf. Croix, p. 283). On rapporte qu'une tige de vigne crût sur sa tombe; et les artistes ont plus d'une fois montré ce sépulcre ainsi couronné par les pampres , qui puisent leur sève dans la terre où reposait le saint corps3.

Saint Morand de Cluny, bénédictin; 3 juin, xn" siècle. Il tient une grappe de raisin dont il exprime le jus dans un tonneau ; parfois aussi on représente près de lui des coteaux chargés de vignes. Il est honoré par les vignerons dans le Sundgau, et un prieuré portait son nom dans le voisinage d'Altkirch. Les Bollandistes semblent n'avoir pas pu éclaircir l'origine de ce patronage4; mais une vieille biographie populaire prétend l'expliquer en racontant que le saint homme passa tout un carême sans autre nourriture qu'une grappe de raisin.

Saint Werner (Vernier ou Verny), enfant tué par les Juifs. Cf. Serpette, etc.

Sainte Françoise Romaine, veuve (Cf. Anges, p. hk)- On la représente parfois près d'un cep de vigne dépouillé de ses feuilles, mais où elle trouve miraculeusement, pendant l'hiver, des grappes fraîches pour désaltérer les religieuses (delà Torre deispecchi) instituées par elle. Fatiguées par le travail, elles obtinrent ce soulagement grâce à la foi et à la charité de leur fondatrice qui prenait pitié de leur peine.

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