SÉRAPHIN
Le moyen âge, entre autres caractéristiques variées, donne assez constamment six ailes aux séraphins, d'après
i. Hagiolog. ttalic, 1. 1, p. 67. — Labus, Fasti, 30 di gennajo.
%. AA. SS. Januar., t. II, p. 937, sqq. (Cf. ibid., August., t. III, p. 698). — Hagiolog. italic., t. II, p. 141, sq. — P. de Natal., lib. VIII, cap. cxxxiv.
Notez que la vie de notre sainte Savine a été. publiée par les Bollandistes d'après un manuscrit de Trêves; ce qui prête à supposer que l'Église rhénane honorait particulièrement la sainte champenoise, peut-être pour quelque relique reçue de Troyes. Si leurs successeurs du mois d'août eussent fait attention à cette particularité, ils eussent été probablement fixés sur la sainte Sabine de Trêves pour laquelle ils déclarent attendre des renseignements.
3. Avec la sainte Sabine de Rome (ou de Syrie) dont il a été question précédemment, nous aurions déjà trois saintes du même nom pour lesquelles un sépulcre est cause de mort; et deux dont la pieuse vie a pour compagne ou pour instigatrice une servante. C'est
bien assez, tant que l'histoire n'exigera pas quelque adjonction nouvelle qui renfermerait encore une de ces circonstances.
4. On sait que la métropole parisienne est fort récente, et que le chapitre de Sens portait dans ses armoiries le mot campont : c'est-àdire Chartres, Auxerre, M eaux, Paris, Orléans, Nevers et Troyes, pour indiquer tous les suffragants du siège sénonais.
5. M. l'abbé Bulteau ( Description de la cathédrale de Chartres, p. 98, sv.) donne avec hésitation, une interprétation différente pour ces statues. Attendons que la Monographie de Cliartres, commencée depuis quelque trente ans, trouve enfin un texte rédigé par un homme sérieux qui puisse étudier à loisir tous les détails tic cette grande basilique.