TABLIER
Ce vêtement, qui se porte d'ordinaire comme préservatif contre les gros travaux, indique en conséquence des occupations serviles ou mécaniques. Il peut donc caractériser des ouvriers5, des servantes, des femmes de ménage, des religieuses occupées aux soins domestiques, ou même de grandes dames auxquelles l'humilité a fait embrasser des occupations qui ne semblaient pas faites pour leur rang. Cf. Linge, sainte Hunna ; etc.
De même pour les saintes qui se sont faites servantes des pauvres, de quelque façon que ce soit. Cf. Fleurs, sainte Elisabeth de Portugal, sainte Casilda, etc.
Ces préliminaires doivent suffire pour qu'on ne nous demande pas de faire figurer ici tous les saints ou saintes qui peuvent être peints avec un tablier. On peut cependant consulter à ce sujet certains, titres qui emportent naturellement cet attribut: comme Ciseau (tailleur de pierres), Cordonnier, etc. Moyennant ces indications nous abrégerons beaucoup ce qui pourrait sembler devoir trouver place dans l'article actuel.
Sainte Anoadrême (Angadrisma) , abbesse d'Orouer en Beauvaisis; 16 octobre, v. 695. On la représente portant de la braise ardente dans son tablier. Elle venait d'entrer au monastère, dit-on, et avait été chargée d'aller chercher des charbons ardents pour allumer les cierges. Dans sa simplicité elle n'employa d'autres moyens de transport que son tablier qui ne fut pas atteint par le feu. Mais il faut avouer que ses Actes primitifs ayant été perdus dans les ravages des Normands, il nous reste fort peu de détails authentiques sur sa vie*.