‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 1261 sur 1339 · TRÉPIED · texte numérisé non relu

TRÉPIED

Le trépied antique, dont les autels païens ont souvent pris la forme, était un réchaud porté sur trois jambes métalliques jusque vers la hauteur du coude, afin qu'on n'eût pas besoin de se baisser pour y brûler les chairs des victimes ou l'encens. Il était généralement d'une construction assez légère pour pouvoir se transporter devant les statues des dieux, ou servir même çà et là aux usages domestiques. Car les pays méridionaux ont encore la coutume de ne chauffer les appartements qu'avec un petit brasier que l'on va chercher au besoin. Comme ustensile employé dans les sacrifices antiques, il peut donc figurer en beaucoup de légendes des martyrs qui ont refusé d'honorer les idoles; vu surtout que l'autel des époques classiques en avait souvent l'aspect. En conséquence plus d'un fait, qui conviendrait absolument à cet article, se retrouvera tout aussi bien sous les titres Autel païen, Encens, Idoles, etc.

Mais on appelle aussi trépied le support d'un chaudron au-dessus du feu, et parfois même une chaudière pourvue de jambages qui doivent l'élever au-dessus du foyer. C'est probablement ce qu'ont en vue des auteurs alle-

lllic per abstinentiam Christo placere cogitans, Laudum rependit grattas, Precuutque defert victimas.

Sed mox beats Bulalie Mortem sacratam rompent, In caroerali vincnlo Cilo refudit apiritum. »

A vrai dire, les Espagnols la qualifient surtout de confessor, et son Office insiste fréquemment sur ce mot.

3. On en peut trouver un exemple dans un saint Léonard publié par M. A. Forgeais (t. II, Pèlerinages, p. 187).

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