‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 1266 sur 1339 · TROMPE DE CHASSE ET TROMPETTE · texte numérisé non relu

TROMPE DE CHASSE ET TROMPETTE

La trompe dédiasse (ou cornet), ordinairement représentée au moyen âge par une défense d'éléphant creusée, et pour cela nommée olifant, peut convenir comme caractéristique aux saints chasseurs. Tels sont saimt Hubert et saint Eustaciie (Cf. Cerf). Mais Roland le paladin (le baron, pair de France, compagnon de Charlemngne, palalinus), honoré dans plusieurs églises comme martyr8, porte parfois son célèbre olifant dont le son fit soupçonner à Charlemagnc le désastre de Roncevaux». Cf. supra, p. 253.

Saint Corneille pape. Cf. Cor de chasse, p. 253.

Saint Hilaire de Poitiers (Cf. Serpents, p. 767, sv.; etc.). Je n'ai jamais vu, lu ou entendu dire qu'on l'ait représenté quelque part avec une trompette ; mais il n'y aurait pas d'inconvénient, ce semble, à placer près de lui la trompette gauloise {carnyx, KAPNON) dont le type a été indiqué par M. Lenormant sur l'arc de triomphe d'Orange restauré il y a trente ans. Le grand champion de nos provinces contre l'arianisme a été nommé par saint Jérôme sermonis latini tuba... et lalinx eloquentix Rhodanus, etc. ; Venance Fortunat l'appelle :

» Buccina terribilis, tuba legis, prœco Tonantis... Pectore belligerans, etc., etc. »

La caractéristique dont je propose^ l'application aurait donc le doub'le avantage de bien désigner la polémique impétueuse du saint évêque, et de ne prêter à nulle des équivoques qui peuvent naître de. la vue d'un livre, d'un bâton, de serpents, ou autres attributs communs à plusieurs évêques.

Pour la trompette toute simple, elle se voit fréquemment près de saint Jérôme (Cf. Clwpeau de cardinal, etc.). C'est un souvenir de la pensée du jugement dernier. On

1. « Tribus buccis, tribus nosis et quatuor oculis; etalire, si qute invenluntur similcs.» Cf. Benedicti XIV Bullarium (Rom. 1740), 1. 1, p. 500, »qq.

2. Cf. C. Cavedoni, Memorie di Iteligione..., série III, t. XIII (Modena, 1852); p. 132-138.

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