‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 1289 sur 1339 · VILLE. — VOILK DE TETE · texte numérisé non relu

VILLE. — VOILK DE TETE

ville1. Ce pourrait bien être la Jérusalem céleste où son âme est reçue, comme ces dais sculptés qui couronnent les statues de saints sur les portails ou vitraux de tant d'églises (Cf. supra, p. 733 et 741) ; mais je ne serais pas surpris qu'on eût voulu rappeler ainsi le patronage du saint pour la ville qui porte son nom.

Saint Donat d'Imola, diacre; 7 août, ve siècle. Comme patron spécial de la cité où il fut archidiacre, on le peint portant un petit plan-relief de la ville d'Imola2.

Saint Mauhand de Douai (Mauronte, Maurontus), abbé; 5 mai, 701. Les Douaisiens et les Bénédictins aussi, aiment à le représenter en costume quasi royal, apparaissant sur les murs pour sauver la ville. Il s'agit surtout d'une tentative faite par l'amiral de Coligny pendant les ténèbres, afin de prendre Douai. Comme c'était la fête des Rois, le rusé calviniste comptait qu'un pieux usage flamand devait avoir fait passer la soirée ,'précédente en bombances qui lui promettaient de trouver tous les citoyens endormis.

Il n'en fut rien, mais les gens du pays ne doutèrent Saint <"»ini«n. •»

pas qu'il n'y eût fallu un miracle. On en faisait la fête anniversaire dans la ville par une procession où l'on portait solennellement la châsse du saint3.

Sainte Scolastique abbesse (Cf. Colombe, p. 263). J'ignore si les Manceaux, dont elle est patronne, ont quelque représentation qui la montre protégeant leur ville. En tout cas, ils prétendaient posséder depuis longtemps une partie considérable de ses reliques*. Mais

à l'époque du calvinisme, le 11 juillet (1563), jour où ils fêtaient la sainte, une terreur panique les débarrassa de la garnison protestante. Aussi les huguenots y oublièrent-ils jusqu'aux registres de leur consistoire que possède encore la bibliothèque de la ville. La merveille était si constante, qu'une procession solennelle fut fondée en commémoraison de cette délivrance".

La ville d'Anvers avait une fondation pareille en l'honneur de la vénérable Anne de Saint-Barthélemi , que les

Carmélites appellent la compagne inséparable de sainte Thérèse. Le corps municipal se rendait chaque année, cierge en main, au couvent de la servante de Dieu, pour reconnaître solennellement que ses prières avaient fai échouer les menées des gueux qui allaient s'emparer des murailles6.

VISION. Cf. Apparition.

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