Calendar. benedict.. Si novembr
AURÉOLK LU MI NK H SI-: ET HAYONS.
Benoit; niais les monastères qu'il avait fondés sur le conlinent furent bientôt occupés par les religieux soumis à la règle du Mont-Cassin. Ainsi s'explique d'une certaine façon cette adoption posthume. Quoi qu'il en soit, le saint est peint souvent avec un soleil sur la |M)ilrine ou sur la télé. C'est une allusion au songe que lit sa mère pendant qu'elle élait enceinte de lui : elle rêva qu'elle mettait au monde un soleil éclatant. De fait, le saint homme n'édifia pas seulement l'Irlande sa patrie; mais la France, la haute Italie et la Suisse.
Saint Valentin, prêtre de Rome et martyr; \U février, 270 '. Je le trouve représenté tenant un soleil en main. Serait-ce parce que conduit devant le magistrat païen, il lui parla de Jésus-Christ comme de la lumière du monde ; et que pour appuyer sa prédication, il rendit la vue à la fille aveugle de son juge, après quoi toute la famille reçut le baptême? Mais peut-être bien aussi, ne faut-il voir dans cet attribut qu'une des indications astronomiques ou usuelles dont nous verrons de nombreux exemples sous le mot Calendrier. Comme les Quatre-Temps qui séparent le printemps de l'hiver, tombent ordinairement vers cette époque, le soleil était censé y reprendre sa force; d'autant que les fleurs les plus précoces (amandiers, noisetiers, violettes, aubépines, ellébores, safran printanier, primerose, anémone hépatique, petites véroniques, mouron, etc.) commencent à se montrer alors dans une bonne partie de l'Europe. De là semble être venue la vieille coutume de célébrer à la Saint-Valentin une fête de galanterie qui est l'avant-goût des beaux jours.
Saint Tanguy (Tannegui, Tanguidus), abbé dans le Léonnais; 18 novembre, v. 590. La tête environnée de feu. A ce signe, il fut apprécié immédiatement par son évoque, saint Pol de Léon, qu'il était venu trouver pour obtenir de vivre sous sa conduite.
3° Simples rayons.
Saint Goar, prêtre et ermite ; 6 juillet, 575. Suspendant son manteau à un rayon du soleil. 11 avait été calomnié auprès de l'évêque de Trêves, qui le mandait pour entendre sa justification, ou peut-être même pour le condamner sans trop l'entendre. Arrivé chez le prélat, il prit un rayon lumineux pour quelque support qui lui permettait d'accrocher son manteau, et le vêtement demeura suspendu en l'air. A cette vue, dit-on, ses calomniateurs perdirent tout crédit, et l'homme de Dieu fut reconduit avec honneur.
Si extraordinaire (pie soit ce miracle, et peut-être même à cause de cela, il a été répété maintes fois par les légendes comme s'étant reproduit pour un bon nombre de saints. J'en puis citer au moins dix : ainsi saint David, abbé en Suède (15 juillet^ v. 1060), ayant la vue affaiblie par son grand âge, prit un rayon de soleil pour une sorte de patte-fiche ou de clou auquel il suspendit ses gants. La même chose est racontée de saint Hildevert, évêque de Meaux (27 mai, v. 680), de saint Robert abbé de la Chaise-Dieu •, et de l'impératrice sainte Cunégonde (3 mars, 1 OfiO }.
Pour le manteau, c'est saint Odon3(ou Eudes), évêque d'Urgel (7 juillet 1122), saint Amable de Riom *, saint Amé (ou Aimé) de Saldezzo près de Rimini "'. saint Léonou évêque breton 6, saint Lucain de Rrixen', sainte Rrigitte d'Irlande, saint Florent de Strasbourg, le bienheureux Utiio abbé de Metten", et la bienheureuse Alruna9.
Saint Séverin, abbé d'Agaune; 11 février, 507. Des rayons descendent du ciel vers lui. Si on avait voulu exprimer par là le grand nombre de ses miracles, beaucoup d'autres saints auraient droit à la même caractéristique. Mais je pense que pour celui-ci, on prétendait rappeler la clarté qui remplit à sa mort le lieu où il expirait.
Les deux saints Éwai.d, prêtres et martyrs; 3 octobre, v. 690. On les distingue par les surnoms de Noir et Rlanc, empruntés à la couleur de leurs chevelures. Ces deux frères, nés en Angleterre , se rendirent en Weslphalie pour prêcher la foi aux Saxons (basse Saxe), dont les Anglais tiraient leur origine. Ils furent massacrés par les idolâtres qui jetèrent leurs corps dans le Rhin, et une lumière céleste fit retrouver leurs reliques auxquelles on donna la sépulture sur le lieu de leur mort. C'est ce qu'ont voulu représenter les artistes, quand audessus des deux saints non encore noyés, ils ont peint un rayon qui descend vers eux; ou quand une lumière céleste semble accompagner les corps qui flottent sur les eaux. Cf. Supra, p. 23 ; etc.