AILES
Les anges auront plus bas leur article à part. Mais, sans prétendre anticiper sur une matière qui ne saurait trouver tout son développement dans un Jivre comme celui-ci, disons que les trois premiers cliœurs de la cour céleste sont communément représentés avec six ailes. Aussi l'Église grecque les appelle hexaptèryges. L'Ordre des séraphins surtout porte cet attribut dans la vision d'Isaïe *, et l'usage s'établit de traiter à peu près pareillement soit les chérubins, soit les trônes, c'est-à-dire toute
une espèce de prose (séquence) qui rapporte ce fait, et que je soupçonne d'avoir éttî copiée négligemment : «Mittitur de sublimibus aliger missus, a quo Theodorico caelum scansurum (scansuro) consignaretur locus in terris. — Et unius liorœ spatio ubi construi debuit, lentis volatibus stetit.
« Girando itaque aquilu saepius volans, locum monasterii capacem, secans aéra, designavit. » — Item, ibid., p. 65 : « mis autem dubitantibus — ubi construeretur oraiionis domus , — ubi dejnde septa claustri, — ubi porta monasterii: — etc.
u Jam tune lœtum primitus omen apparuit mysticus aies aquila, etc. »
la première hiérarchie du ciel. Ce n'est pas que l'Écriture sainte offre aucun détail bien clair sur la forme donnée aux chérubins dans le sanctuaire des Israélites*, ou dans la vision d'Ézéchiel (x, 1-20). Mais on y a fait entrer quelque peu de traditions rabbiniques avec divers textes de la Bible qui semblent attribuer aux chérubins un don particulier de science éminente , et leurs ailes furent semées d'yeux pour caractéristique de cette spécialité. Cf. Yeux.
Les trônes reçurent un autre signe distinctif dont il sera question sous le titre Roue ; et des vitraux anciens, comme ceux de Chartres, montrent encore que ces prescriptions s'observaient jadis dans l'Occident latin 5.
Séraphig.
Contentons-nous présentement de l'attribut commun