BATON
Nous n'admettrons ici ni le bâton épiscopal (crosse, ou croix à longue hampe), ni le bourdon des pèlerins, ni la simple baguette qui a déjà eu son article (p. 107), ni la massue, qui recevra le sien plus tard. Excluons également ou terminons brièvement tout d'abord ce qui regarde certains usages du bâton dans l'œuvre de plusieurs artistes.
Qu'un aveugle s'aide d'un bâton pour marcher, cela va sans dire ; mais le moyen âge le met presque toujours à la main des sergents (policemen d'alors) qui conduisent un homme en prison. Or ces suppôts de la justice paraissent avoir toujours soupçonné beaucoup de mauvaise volonté chez ceux qu'ils avaient charge de pousser au cachot, car ils ne manquent guère d'accompagner leur sommation par une bastonnade.
Il est d'usage aussi de donner un bâton aux ermites1, comme indice de leur vie généralement poussée jusqu'à un grand âge et dirigée vers l'exténuation du corps. D'ailleurs, l'art les peint surtout lorsque leur expérience est le plus grande ; et partant, vers la vieillesse avancée. Cf. Ermites.
La baguette des hérauts (Cf. Anges, p. 35, etc.) s'est changée souvent en bâton entre les mains des hommes, et le retable de Bàle' semble bien le donner aux archanges qui accompagnent Notre-Seigneur. Mais ce signe de mis-