Labus, Fasli delta Chtesa, 2 april
0. AA. SS. Jun., t. 1, p. 062, 053, 055, 050, 058, 004, 000, 009. — Cf. Calendar. betudict., 6 jun.
7. Caltndar. benedict., 4 mai.— Iladcr, Bavaria sancta. AA. SS. M un, t. I, p. 521.
CADAVRE
gleterre à venir prendre son repas avec lui, il le fait attendre pour ensevelir un mort.
Saint Malo, évoque. Cf. Poisson.
Saint Stanislas, évoque de Cracovie (Cf. Assassinat, vp. 89). Amenant devant le roi Boleslas un mort rappelé du tombeau. Ce prince prétendait usurper une terre de l'Église , comptant bien que , le donateur mort et l'acte égaré ou soustrait, rien ne traverserait la convoitise royale. Stanislas, qui avait pris jour pour produire ses preuves, alla sommer le mort de venir soutenir sa donation, et le conduisit à l'assemblée, qui n'attendait pas un pareil document1.
Saint Etienne diacre, déposé à Rome dans le même tombeau que saint Laurent qui se déplace pour donner la droite à son hôte. De là lui vint le surnom de courtois (urbanus). Ce récit, qui a trouvé faveur parmi les peuples chrétiens à cause de son aimable naïveté, n'est pas regardé de bon œil par les Bollandistes qui le tiennent pour sujet à caution *.
Saint Eugène , diacre de saint Zénobe à Florence ; 17 novembre, v. 401. D'après l'ordre de son évêque, il va répandre de l'eau bénite sur le corps d'un chrétien qui était mort sans sacrements. Celui-ci revint à la vie et trouva le temps de se réconcilier avec Dieu'. Quant à saint Eugène lui-même qui, malade, n'avait quitté son lit que pour obéir à saint Zénobe, il revint mourir bientôt dans la paix du Seigneur.
Saint Fridolin, ermite irlandais et abbé de Seckingen en Brisgau; 6 mars, 538. Comme le fit plus tard saint Stanislas de Cracovie, il conduit un mort devant les seigneurs rassemblés, pour attester la donation d'un bien que l'on contestait à son abbaye *.
Saint Avy ou A vit (Avitus) abbé, puis solitaire; 17 juin, v. 530. Ressuscitant un de ses moines qui, mourant durant l'absence de l'abbé, avait demandé à ne pas être enterré avant que le saint eût prié sur son corps. Avy s' empressant de revenir, obtint du Ciel la résurrection de ce religieux *.
Saint Etienne de Ciundmont, fondateur desGrandmontains (du Grammontains), dans le diocèse de Limoges; 8 février, 1124. Sommé dans son tombeau de mettre fin à ses miracles '. Son successeur dans la dignité abbatiale lui défendit solennellement de continuer à opérer des prodiges, à cause du grand nombre de pèlerins qui troublaient le recueillement du monastère ; et depuis lors les miracles cessèrent de se produire à son sépulcre. La même chose a été racontée de Saint Bernard, je ne
sais sur quel fondement ; on cite encore un commandement pareil de Saint Hidulphe à son disciple Spinnulus, dans l'abbaye de Moyenmoutier.
Les Grecs ont également un récit fort semblable, au sujet de saint Paul de Latros, ermite dans l'Asie Mineure ; 15 décembre, 956.
Saint Dominique (Cf. Ange, p. 40). Il ressuscite dans l'église de Saint-Sixte à Rome le neveu d'un cardinal qu'une chute de cheval avait tué. Ce miracle opéré devant un grand nombre de spectateurs, parmi lesquels se trouvaient plusieurs personnages illustres, eut cela de remarquable surtout qu'il attira dans l'ordre des Frères prêcheurs plusieurs Bohèmes , Polonais , etc. , qui en avaient été témoins '.
Saint Hyacinthe, dominicain; 16 août, 1257. Ressuscitant un noyé. Une dame polonaise ayant envoyé son fils pour prier le saint de prêcher dans ses terres, le jeune homme à son retour perdit la vie en passant un fleuve. La mère, sans se laisser abattre, fit porter le cadavre au serviteur de Dieu ; et celui-ci prenant le mort par la main le rendit immédiatement à la vie *.
Saint Antoine de Padoue (Cf. Ane, p. 32). Faisant sortir un mort du tombeau pour témoigner devant le juge. 11 s'agissait des parents du saint, compromis par un assassinat qui avait eu lieu près de leur maison à Lisbonne. Antoine qui habitait alors Padoue, obtint du Ciel d'être transporté en Portugal, et fit déclarer par le mort que les soupçons ne devaient pas se porter sur la famille du saint9.
Saint Silvestre Gozzolini, fondateur de l'ordre des Silvestrins ; 26 novembre, 1267. Converti par la vue du cadavre d'un de ses parents, qui le fit songer à la vanité des honneurs auxquels il se préparait en étudiant le droit.
Sainte Pudentienne (appelée quelquefois Potentienne), vierge romaine ; 19 mai, ne siècle. Elle était fille du se* nateur Pudens chez qui habita saint Pierre. On la représente souvent recueillant les corps des martyrs pour leur donner une sépulture honorable. Cf. Lampe,
Sainte Praxede vierge, sœur de sainte Pudentienne (aussi les peint-on quelquefois réunies) ; 21 juillet, v. 139. Recueillant le sang des martyrs ou faisant ensevelir leurs, corps. Ces deux saintes employèrent leur immense fortune en bonnes œuvres, passant leur vie dans le jeûne et la prière *°.
Sainte Aure (Aurea), abbesse à Paris (Cf. Four). Elle ressuscite la celiérière de son couvent qui était morte