‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 278 sur 1339 · AA. SS. Septembr., t. IV, p. 128-130, etc · texte numérisé non relu

AA. SS. Septembr., t. IV, p. 128-130, etc

2. La chasuble qu'on lui donne avec la crosse dans notre gravure (p. 190> indiquerait plutôt un évoque qu'un abbé. Nous l'avons laisse copier tel quel d'après une ancienne estampe.

3. Cf. Labus, Faslt, 6 novembr., — Oroux, Hist. de la vie et du culte de saint Léonard (Paris, 1760). — S. d'Agincourt, Peinture, t. I, pi. 98; t. II, pi. 135. Un vieux missel gothique, d'Alsace je crois, lui consacre une prose ( Veneremur) dont voici quelques extraits:

f Ortua ex parentibna Bititit nobilibus Vir pra-clarua; Sanctum sequens Remigium, Mundi sprevit fastigiui* Cliri.to carus.

Mores habens humiles, visitare débiles,

evisere carceres Nunquam tardus; Cœcis Tisum tribuit,

souvent près de lui des chaînes ou des menottes suspendues en manière d'ex-voto, parce qu'on l'invoquait pour la délivrance des démoniaques, fous furieux, etc. Cf. Possèdes, Verges, etc.

Saint Adjuteur, moine après avoir été guerrier. Cf. Anges, p. /|0.

Saint Merrï (Medericus), abbé; 29 août, v. 791. Tenant des chaînes, ou faisant ouvrir par des anges la porte d'une prison. On lit dans sa vie que, passant par Melun, il entendit les plaintes des prisonniers retenus dans un cachot. Ne trouvant pas l'officier auquel il voulait demander leur délivrance, le saint pria Dieu de secourir ces pauvres gens. Le ciel se rendit à sa demande ; et les portes du cachot s'ouvrirent d'elles-mêmes, offrant aux prisonniers une occasion de s'échapper qu'ils mirent à profit6. On raconte et l'on représente le même prodige au sujet de saint Aubin évêque d'Angers, entre autres, comme je l'ai fait déjà remarquer au motCaptifs, p. 177.

Saint Feuriol (Ferreohis), martyr, près de Vienne en Dauphiné; 18 septembre, v. 304. Il était tribun militaire et ami de saint Julien de Brioude son compagnon d'armes. Après le martyre de celui-ci, on voulut forcer Ferriol de sacrifier aux dieux, et sur son refus on le chargea de chaînes pour attendre la sentence. A trois jours de là ses chaînes se brisèrent, et voyant ses gardes endormis et les portes ouvertes, le saint pensa que Dieu lui indiquait ainsi de fuir la persécution. Mais rejoint après qu'il avait passé le Khône, il fut décapité. Quoi qu'il en soit, on a plus d'une fois représenté le miracle de sa délivrance, en montrant le saint avec des chaînes brisées, ou avec des ceps près de lui.

Saint Frédéric d'Hirschau, abbé; 19 février, v. 1068. Dans un cachot où il avait été jeté par la haine des religieux qui craignaient son zèle7.

Saint Othon d'Ariano, ermite; 24 mars, v. 1120. Noble romain (de la maison Frangipani, dit-on) et défenseur du pape contre l'empereur germanique 8, il fut jeté dans

Mutis vocem prœbuit Carceratos eruit Léonard us.

Confractor carcerum, Pro Dobis Doniinum Digneris orare superum. Etc. »

Le Missel de Fiisingue, en 1570, renferme cette oraison : «Da quaesumus, omnipotens et misericors Deus, ut sicut obtentu beatissimi confessons tni Leonardi vinculatos solvis in terris, sic ejus suffragiis nos a peccalis solutos reddas in coelis. »

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