CHAIRE
Saint Pierre, apôtre, est parfois représenté dans une grande chaière (Cathedra) ou trône, symbole de son pon-
i. AA. SS., I. cit., p. 470 :
< Otho baatu», manibu» dutn vlnctis SUret op«co carccrl raclutui,
tificat suprême. Tout le monde connaît la célèbre statue de bronze qui le montre ainsi à Saint-Pierre de Rome, et dont le pied s'est usé sous les baisers des pèlerins. Plusieurs calendriers peignent assis dans sa chaire le prince des Apôtres aux deux jours consacrés par l'Église à célébrer la double inauguration de son pontificat (18 janvier, 22 février).
Pour que les ornements donnés à ce trône ecclésiastique par les artistes du moyen âge n'en fassent pas méconnaître l'antique simplicité, voici un monument des Catacombes où l'on a cru reconnaître saint Clément donnant le voile à sainte Flavie-Domitille *. Cest à peu près l'opinion du grave Bosio.
Saint Aubin, évoque d'Angers; 1er mars, 5ù9. On le peint souvent en chaire, parce que son zèle infatigable pour l'instruction de ses ouailles, lui fit adopter l'usage de prêcher tous les jours.
Saint Bardon, archevêque de Mayence (Cf. Béquilles, p. 133). Même représentation, et pour le même motif.
Saint Ives, évêque de Chartres; 20 mai, 1115. Prêchant à des ecclésiastiques, parce qu'on lui attribue la restauration de la vie canoniale en France. Dès le vin1' siècle plusieurs cathédrales avaient adopté une règle de vie presque monastique pour les chanoines. Mais l'usage s'en était bientôt perdu, et ils n'avaient plus guère gardé de commun que l'habitation, sans même s'y croire précisément tenus.
Saint Egbert(CL Calice, p. 17ù), même représentation.
Dumque orarot fummum craatorem, Oranriia tidit • î. Theodorçt. apud Rosweyde, De vitis PP., libr. IX, cap. xxu. 3. Cf. Macarii Hagioglypta, p. '210, 243, sq. — Bosio, p. 510.