CHARRUE. — CHASSE OU RELIQUAIRE
Saint Kentigern (Cf. Cerf, p. 181). Quant on l'a représenté conduisant une charrue traînée par un cerf et un loup, il est bien possible qu'on ait voulu rappeler ses travaux apostoliques encore plus que les défrichements opérés par ses moines. Apôtre du Strathclyde, il commença par la prédication du christianisme, la civilisation des montagnards de l'Ecosse occidentale. C'était bien le cas d'appliquer la prédiction d'Isaïe1, annonçant les résultats de l'Évangile : « Le loup et l'agneau habiteront ensemble, et le léopard se couchera près du chevreau ; le veau, le lion et la brebis iront de conserve, et un petit enfant les conduira, etc. »
Saint Échenus (ou Ecianus), évoque de Clonfert (Cf. Cerf, p. 18/j), labourant avec une charrue attelée de cerfs blancs.
Saint Richard, évêque de Chichester (Cf. Aumône, p. 92). On le peint conduisant une charrue, parce que, pour aider son frère, il accepta d'abord les plus rudes travaux de la campagne. Ce fut après cela qu'il alla faire pauvrement ses études à Oxford et à Paris. Devenu évêque, il conserva un grand amour pour les pauvres, dont il connaissait les misères.
Saint Jacques, évêque de Tarentaise; 16 janvier, v. 180. Un ours tire la charrue à son service, ou traîne du bois pour lui. Il paraît avoir fondé la première église épiscopale dans les hautes vallées de Savoie, et même dans le val d'Âoste. Un bœuf qu'il employait, soit à cultiver la terre, soit à traîner du bois dans la montagne pour la construction de son église, fut dévoré par un ours. Le saint averti par les témoins effrayés, vint requérir la bête farouche de faire elle-même le travail qu'elle avait empêché; puis, la besogne terminée, il congédia l'hôte des bois, sans permettre qu'on lui fît du mal '. Je pense qu'il est permis de voir là les habitants de ces âpres contrées courbés sous le joug de l'Évangile. Cf. Ours.
Saint Gui d'Anderleciit (Cf. Bœuf, p. 139; etc.). Une herse près de lui indique qu'il fut occupé des travaux du labourage. Quelquefois on lui donne une charrue, et on lui prête, à tort ou à raison, l'aide d'un ange, comme nous allons le rappeler en nommant saint Isidore.
Saint Isidore le Laroureur (Cf. Ange, p. 40; Source). Conduisant une charrue, pour indiquer sa profession; ou bien sa charrue guidée par un ange , tandis que le saint homme prie Dieu dans son champ ou visite l'église voisine.
Sainte Cunégonde, impératrice; 3 mars, 1040. Marchant pieds nus sur des fers rouges (sensiblement en