‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 313 sur 1339 · CHASUBLE. — CHAUDIÈRE · texte numérisé non relu

CHASUBLE. — CHAUDIÈRE

Dans la même ville, on en conserve encore une autre qui passe pour avoir été donnée au monastère de Saint- Kmmeran, par l'empereur saint Henri '. Là on est moins exposé qu'en certains autres cas à confondre la croix de devant avec le pallium des archevêques.

11 n'est pourtant pas sans exemple que la croix antérieure soit représentée par une simple bande verticale, ainsi qu'on le fait aujourd'hui pour celle du dos en Italie et en Espagne. Cela se rencontre à Toulouse; sur la chasuble dite de saint Dominique2, que voici.

Mais encore pourrait-on demander si, depuis le xiii» siècle, des ciseaux modernes n'ont pas modifié le premier état de cet ornement pour l'adapter aux goûts

I. Cf. Mélanges d'Archéologie,, etc., t. H, p. 246.-2. Ibid., p. 260.

3. P. de Natal., Calai. SS., II, 70-82 ; etc. - Cf. AA. SS. Januar., t. I, p. 1070, sq.

4. C'était vers l'an 00, durant la seconde persécution générale.

nouveaux, comme il est assurément arrivé ailleurs plus d'une fois.

En somme, ce vêtement sacerdotal est très-souvent donné aux évêques, et à plus forle raison aux papes, parce qu'ils possèdent seuls la plénitude du sacerdoce. Cependant quelques saints qui n'étaient que simples prêtres, portent fréquemment la chasuble dans les représentations. Ce sera parce que l'on a choisi quelque fait de leur histoire qui s'est passe tandis qu'ils disaient la messe, ou parce qu'ils ont fondé une société de prêtres. Tels sont, par exemple, saint Ignace de Loyola et saint Philippe Néri.

Saint Ildefonse, évêque de Tolède, reçoit une chasuble des mains de la Mère de Dieu. (Cf. Apparitions de la irès-sainte Vierge, p. 58). La même faveur est attribuée à saint Aimé évêque de Sens, et à saint Bonet de Clermont (15 janvier, 710). Dans les narrations qui nous restent au sujet de ce dernier3, je ne vois pas bien clairement s'il s'agit d'une chasuble, d'une aube, ou de tout autre vêtement ecclésiastique. Mais Vincent de Beauvais et une prose conservée à la chartreuse de Cologne, semblent dire que c'était bien une chasuble ; et l'on ajoute que ce vêtement merveilleux conservé par les Auvergnats, déconcertait les connaisseurs qui voulaient juger de son tissu. Je m'en rapporte à ce qu'en dit le P. Bollandus ou Henschenius son collaborateur, dont les notes n'éclaircissent point particulièrement le problème.

Saint Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry ; 29 décembre, 1170. Outre qu'il fut assassiné au pied de l'autel, revêtu de ses ornements épiscopaux , on raconte que la Mère de Dieu lui avait apporté du ciel une chasuble rouge, comme présage du martyre qu'il devait endurer pour la défense des libertés de l'Église.

Saint Stanislas, évêque de Cracovie (Cf. Assassinai, p. 89).

Saint Matthieu apôtre, saint Maiitial évêque de Limoges, saint Gatien évêque de Tours, saint Narcisse de Girone, saint Aureus de Mayence, saint Savinien de Sens, saint Gohard de Nantes, saint Philippe Néri, saint André Avellino, etc., ont été mentionnés sous le titre Autel.

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