ANE
où la conversion de Constantin allait faire resplendir aux yeux du monde le vicaire de Jésus-Christ.
SxiNr Jean Chrtsostome. Cf. Bouche, Exil, etc.
Saint Aubert (Autbertus), évoque de Cambrai et d'Arras; 13 décembre, 668. Les Belges le représentent ordinairement ayant près de lui un âne chargé de deux paniers que remplissent des pains, et qui porte à son cou une bourse destinée à recevoir le prix de la livraison. C'est que saint Aubert est honoré comme patron des boulangers en Belgique et dans les Pays-Bas français. Un mythologue ferait intervenir ici l'âne des fêtes romaines en l'honneur de Vesta1. Pour moi qui ne tiens pas à remonter si loin, et qui sais que Creuzer lui-même se dégrisait de ses théories mythologiques pendant que la France amplifiait son ouvrage, je soupçonne tout simplement qu'il s'agit ici du véhicule habituel qu'employaient les boulangers pour servir leurs pratiques. Cependant si l'on voulait se reporter aux usages antiques, je ne m'oppose pas à ce qu'on y voie l'âne qui tournait la meule dans les maisons avant l'invention du moulin.
Les Tournaisiens racontent que saint Aubert, ermite du voisinage, s'occupait à faire et à cuire des pains. Son âne, dit-on, s'en allait seul les distribuer par la ville, et rapportait le prix convenu. Sur cette recette à l'amiable, le saint ne prélevait que ce qui lui était nécessaire pour vivre, et distribuait le reste en aumônes*.
SaintGermain, évoque d'Auxerre; 31 juillet, M8. Un âne abattu près de lui, et relevant sa tête vers l'homme de Dieu. La Légende dorée 3 raconte que, dans le voyage qu'il fit à Bavenne afin d'intercéder auprès de la cour pour les Bretons insurgés, l'impératrice Placidie voulut lui faire accepter un cheval bien dressé pour remplacer l'âne qui avait amené le saint vieillard au palais, et qui venait de mourir. Mais saint Germain répondit : « Que l'on me montre mon âne, car la bête qui m'a conduit ici me ramènera. » Et voyant le cadavre de l'animal, il lui dit : « Lève-toi, et reporte-moi au logis. » Sur quoi la bête, se secouant et se dressant comme si de rien n'était, reçut l'évêque sur son dos pour le reconduire à sa demeure 4. Or, Germain avait été un grand chef gaulois, et ne devait pas se trouver embarrassé pour manier des chevaux de l'écurie impériale. C'était donc chez lui humilité toute pure que de vouloir garder son pauvre âne.
Saint Rieul, premier évêque deSenlis; 30 mars, époque fort discutée. Le fait que raconte de lui Pierre de Nataiibus ne se rencontre guère dans les œuvres des artistes, que je sache ; mais il pourra servir à expliquer quelque représentation qui m'aurait échappé. Selon ce récit populaire, Bieul ayant délivré à Senlis un possédé, le diable chassé par l'exorcisme témoigna le désir d'entrer