‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 346 sur 1339 · CISEAU ET OUTILS · texte numérisé non relu

CISEAU ET OUTILS

senter ces patrons quelconques portant marteau, maillet, équerre, truelle, etc., chargés d'une petite couronne qui surmonte chaque outil. Cette espèce de privilège a été même communiqué à saint Éloi par ses dévots , soit pour ne pas rester au-dessous des maçons, soit pour indiquer qu'il avait été orfèvre du roi.

Je crois bien qu'il aura pu s'introduire un second élément de confusion dans le culte des quatre couronnés à l'occasion d'un autre Carpophore et d'un autre Sévérien, martyrisés avec plusieurs compagnons (7 août, sous Maximien) à Côme en Lombardie. Cette ville ayant fourni longtemps des constructeurs aux nations plus ou moins éloignées1, il se peut que les magistri comacini aient porté au loin la dévotion envers les patrons de leur cité, qui auront passé pour patrons de leur industrie.

Saint Nicodème. Cf. Crucifix.

Saint Marin, diacre et solitaire; h septembre, v. 307. Tailleur de pierres et natif d'Arbe en Dalmatie, il vint à Rimini exercer sa profession. Sur le mont Titano, où il trouvait des matériaux nombreux, il s'établit avec un ami qui partageait ses sentiments chrétiens, et construisit une chapelle. Ce fut le noyau de la petite république qui porte encore le nom du fondateur. Saint Gaudence évêque de Rimini, qui connaissait la vertu de ce pieux ermite, l'obligea d'accepter le diaconat pour qu'il desservît sa petite église avec son compagnon saint Lée {Leus, Léo en italien), ordonné prêtre à la même occasion (1er août). Les deux amis se séparèrent plus tard pour vivre entièrement isolés, et le second a laissé son nom à la ville de San Léo1.

LesSS. Florus et Laurus, tailleurs de pierres aussi, et peut-être Dalmates comme les deux précédents; 18 août, martyrisés sous Adrien. Ils étaient frères , dit-on , et avaient refusé dé travailler pour un temple d'idoles.

Sainte Rosalie vierge, solitaire; 4 septembre, 1160. Dans une caverne où elle vit ignorée-, ou bien gravant sur l'entrée de sa grotte la formule du vœu qu'elle avait fait de passer ses jours dans cette retraite sauvage.

Elle était fille d'un grand seigneur de Sicile, et l'on prétend même qu'elle descendait du sang de Charlemagne. Elle se retira sur le Monte- Pelegrino près de Palerme. On lit encore sur le rocher l'inscription latine qui passe pour tracée de sa main , et dont voici le sens : « Moi, Rosalie, fille de Sinibald. . ., j'ai résolu d'habiter dans cet antre pour l'amour de mon Seigneur Jésus-Christ'. »

Ses reliques furent découvertes au xvne siècle; mais sa mémoire était en vénération dans la Sicile dépuis longtemps, et la ville de Palerme l'honore comme patronne.

Sainte Lasdrade, abbesse de Munster-Bilsen ; 8 juillet,

p. 297-300. — Annalu archéologiqtui, t. XVII, p. 193, sv. — Stiegliti, Gêich. cl. Baukuntt; Bejtrœge, Th. IV, p. 107* svv.

1. Cantù, Storia... di Como (1829), t< I, p. 171* sg;; 175-177.

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