Ias saints de la Bretagne, p
11. Martinov, Annus Grœco-Slavic, p. 42. On y verra les récits des Orientaux, avec le témoignage de Rufln qui cite un prince du pays. —Cf. P. de Natalib., libr. XI, cap. xxxiv.
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diverses manières la conversion des Ibériens opérée par cette sainte qui avait guéri la reine; mais on s'accorde à dire que la première église bâtie par ses soins ne put être élevée qu'à la suite d'une intervention miraculeuse.
Sainte Brigitte de Kildare (Cf. Bœuf, p. HO). Une flamme en forme de colonne parut, diuon, au-dessus d'elle en présence de l'évêque auquel la sainte demandait le voile pour se consacrer irrévocablement à Dieu '.
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Nous ne mentionnerons pas sous ce titre tous les sainls qui sont représentés avec une hostie, mais seulement ceux que l'on peint comme recevant ou donnant, la communion. Cf. Calice, Hostie.
Saint Gunther, ermite et solitaire. Cf. Erniites.
Saint Bonaventure , franciscain et évoque (Cf. Chapeau de cardinal, p. 1 99, sv.). On lui a mis quelquefois en main un ciboire à l'occasion du fait suivant. Au lit de la mort, voyant qu'un vomissement continuel lui interdisait la réception du saint viatique, il fit approcher l'hostie de sa poitrine ; et l'on raconte qu'elle y pénétra par une ouverture miraculeuse qui se referma aussitôt.
Ce vase sacré pourrait rappeler aussi l'office du Saint- Sacretrient, auquel saint Bonaventure travailla concurremment avec saint Thomas d'Aquin.
Saint Charles Borromée, cardinal et archevêque de Milan (Cf. Artillerie, p. 87 ; etc.) ; portant les sacrements aux malades pendant la peste de 1576. — Item, donnant la communion à saint Louis de Gonzague encore enfant, dont il avait deviné et cultivé les dispositions merveilleuses pour la sainteté*.
SAnrr Bernard de Clairvaux; 20 août, 1153. Tenant une hostie comme pour donner la communion à un seigneur. Il s'agit de Guillaume d'Aquitaine, comte de Poitiers, partisan et soutien de l'antipape Anaclet contre Innocent 11, qui avait chassé l'évêque de Poitiers. Bernard, après avoir inutilement cherché à ramener ce seigneur par des entretiens, marche vers lui hors de l'église, tenant en main l'hostie qu'il venait de consacrer, et lui parle avec toute la véhémence du zèle poussé à bout. Guillaume tombant à genoux se trouva subitement changé ; il prit la résolution d'effacer sa vie passée par les rigueurs de la pénitence, et tint parole. C'est lui que l'on a confondu souvent avec saint Guillaume de Malavalle. Cf. Ermites.
1. Nierembcrg, De miraculosii, llbr. H, cap. xi. 3. Oltrocchi, De vita... S. Caroli, libr. IV, cap. i-ix ( libr. VI, cap. vu.
3. Cf. 8«rarium, Opuscula théologien, 1. 1, p. 308 (n° 78).— Cancellieri. De tteretar., t. II, p. 973, sq. — Plstoleai, // Vaticano dêteritto, t. I, p. 160-156. — Bullettino di arch. critl. ( 1815), p. 22.
4. Cf. Vitraux de flnurges, pi. xi, B t n» 156-158 (p. 218-250). — Labua, Fatli, 9 april. Hait puisque le vitrail d'Auxerre développe à peu près lalégende, donnons-en aussi l'abrégé d'après une vieille prose {Laui Deo Patti) du Missel de Frisingue (Munich, 1579, in-fol.):
• Mundl ftederaptor ta noslra penonent organa, 6>oe reatu raorun» qui lollfs rriroina ;
Saint Marc cénobite égyptien. Cf. An ges, p. 3S; Ermites, Lion.
Saint Albert d'Oona, paysan. Cf. Colombe, p. 2&2. Saint Ignace de Loyola (Cf. Auréole, p. 97; etc.). On le trouve quelquefois représenté à genoux dans la chapelle de Montmartre (en 153i) le jour de l'Assomption, pour y prononcer ses premiers vœux avec les compagnons qu'il avait recrutés dans l'Université de Paris. Ces vœux furent lus avant la communion ; mais il n'y avait pas de prêtre parmi ses nouveaux associés, si ce n'est le P. le Fèvre. Or plus d'un artiste mal informé a marqué d'un nimbe la tête du célébrant, le prenant pour le principal personnage. Béellement il n'y a dans cette assemblée qu'Ignace et François- Xavier qui aient été placés par l'Église sur les autels. Ce n'est donc pas le prêtre qui doit recevoir le signe de la canonisation.
Saint Stanislas Kostka , novice de la Compagnie de Jésus. Cf. Anges, p. il.
Sainte Pétronille (Perine, Peronelle, etc.). Cf. Balai, p. 108. Communiée par saint Pierre. Fille du prince des apôtres et recherchée en mariage par un jeune Bomain de distinction, elle aurait, dit sa légende, demandé trois jours pour réfléchir sur le parti qu'il lui fallait prendre; et le troisième jour, après avoir communié de la main de saint Pierre, elle expira9.
Sainte Marie l'Égyptienne, pénitente (Cf. Chevelure, p. 214; Ermites, etc.). Communiée dans le désert par saint Zozime, qui l'y avait rencontrée après quarante années d'isolement presque farouche.
Un vitrail de la cathédrale d'Auxerre (en face, p. 2Zi7), gravé par le P. Arthur Martin, n'est point parvenu jusqu'à nous dans toute son intégrité; mais il ne doit pas avoir perdu plus de six médaillons, et la communion de la sainte s'y reconnaît encore sans peine au milieu de la seconde ligne horizontale (à commencer par en bas). D'autres circonstances pourront nous y ramener sous les titres Lion, Pain, etc. Dès maintenant on peut reconnaître, au médaillon précédent, la longue chevelure qui formait le manteau de la pénitente dans sa solitude quand elle y fut aperçue pour la première fois par le saint abbé qui nous a transmis les détails de cette vie merveilleuse. Mais je n'ai point à donner ici tout l'ensemble des faits ; j'en ai parlé ailleurs assez au long, et plusieurs se rencontreront encore*.
Cuju» benignttas jerichontiram Civam fecit, jam alienigenam.
Eju« clementia nigram psccali» Mariam Candidavit niliacam.
Hajc, primo, iieculi maie blandis gaudiia applicat animum ; Pjrcorum convictu fuedaU, revertitur ad patris gremium. Templta eicluditur dominlcis, Laorymis rigat pede» Virginia; M.i'rendo. lugemlo lemet cruciat, Damnai» qu* gesserat.
Virgo puerpera, gemiscentem miseram miterai», Poenitentem eiaudit, «mandat.
Lavât, expiât, adilum reaerat.
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Sainte Mechtii.de (ou Mathilde), abbessc de Diessen, sœur de sainte Gertrude; 31 mai, 1160. Les anges, à sa mort, lui apportent le saint viatique1.
La même faveur est attribuée à la D" Dorothée de
Pologne , veuve* ; qu'il ne faut pas confondre avec la B" Dorothée de Prusse (de Marienwerder).
Sainte Julienne Falconieri, religieuse de l'ordre des Servîtes; 19 juin, 13/d. On raconte de ses derniers mo-
Sainte Marie l'Égyptienne.
ments quelque chose de tout semblable à ce que nous avons dit de saint Bonaventure (p. 2Z|6); mais après sa
Port bœc subintrat portum eremi, Procellis enatans sœculi.
A seno sancto visitatur, Et vit* ferculis saturatur.
Léo fit funeris sacri tumulator, Vorna fidus ex efiero. Etc. »
Je n'ai pas besoin de faire observer que ce genre de poésie ecclésiastique est antérieur à l'âge des proses rhythmées. Une rime flot-
mort on trouva sur sa poitrine l'empreinte de l'hostie qui s'était échappée des mains du prêtre3. Cf. Hostie.
tante et l'allitération y tiennent lieu de la régularité qui prescrira plus tard avec tant d'aisance dans l'allure, malgré bien des entraves apparentes.