‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 389 sur 1339 · Ce n'eu point du tout le Hohenburg d'Alsace, évidemment · texte numérisé non relu

Ce n'eu point du tout le Hohenburg d'Alsace, évidemment

5. AA. SS. Februar., t. III, p. 258. Ici c'est à saint Viron qu'on l'adresse.

que le confesseur était assis dans un endroit public sur un siège entièrement découvert, et le pénitent venait se prosterner devant les genoux du prêtre. Puis on s'agenouilla près du confesseur pour parler plus facilement à son oreille sans avoir besoin d'élever trop la voix. Le reste prit plus tard et peu à peu la forme actuelle. Mais les artistes n'y ont pas toujours regardé de si près, et i! ne faut pas les quereller de ce qu'ils ont employé une forme moderne pour se faire mieux comprendre par des spectateurs qui ne sont pas tenus d'être antiquaires. Fai sons donc avec eux comme si nos confessionnaux remontaient à une dizaine de siècles; outre que la forme extérieure employée pour l'administration du sacrement de la pénitence est un accessoire qui ne change rien au fond des choses et laisse subsister les faits eux-mêmes.

Saint Viron (ou Wiron ) évêque régionnaire, né en Irlande, mais mort en Belgique; 8 mai, v. 710. Confessant le Bx Pépin de Landen, ou Pépin d'Héristal'. Saint Viron bâtit près de Ruremonde, sur l'Odilienberg4, un oratoire où on l'enterra, et qui fut ensuite le noyau d'un monastère transféré plus tard (1 $kk) dans la ville voisine. Son intimité avec l'un des Pépin semble l'avoir fait confondre avec saint Arnoul dont nous allons parler; mais il pouvait être bon de signaler un trait que les artistes ont adopté parfois sans trop regarder à la chronologie.

Saint Arnoul, évêque de Metz (Cf. Armes, p. 72, sv.). On rapporte que Pépin de Landen se confessait tous les jours à lui, nu pieds". Il est certain que l'amitié de ce prince ( maire du palais d'Austrasie ) pour saint Arnoul d'abord, puis après la mort de celui-ci, pour saint Cunibert évêque de Cologne, donna aux évêques les plus graves une salutaire influence dans le gouvernement de l'État sous les règnes de Clotaire et de Dagobert.

Saint Éleuthère {Lchire), évêque de Tournai; 20 février, 532. Signalant à Clovis qui se confessait, un péché qu'il avait caché6. Nous avons déjà fait observer (sous les titres Auxiliaires, p. 103; Banderole, p. 112; et Calice, p. 173) que le même fait se retrouvait dans la légende desAiNT Gilles et de saint Leu pour un autre prince nommé Charles. Ces deux saints peuvent donc disputer à saint Éleuthère la caractéristique que nous venons de lui attribuer. Aussi voit-on parfois saint Gilles imposant les mains à Charles Martel'. Mais il n'est pas même bien établi que le saint abbé du Languedoc ait été prêtre; surtout au moment où dans sa première retraite, il fit la connaissance

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