‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 422 sur 1339 · AA. SS. , ibid., p · texte numérisé non relu

AA. SS. , ibid., p

3. Le respectable abbé Dcsgcncttcs, qui est mort curé do Notro- Daine-des-Victoires, s'en donnait comme témoin oculaire ; et je le lui ai entendu raconter, bien que d'autres aient pris soin d'en étouffer le bruit après avoir traversé autant que possible l'exécution de l'ancien

scrofuleux, pouvoir qu'ils ont exercé jusqu'à Charles X inclusivement (Honny soit qui mal mal y pense). Le procès-verbal de l'hôpital Saint-Marcou à Reims, en 1825, doit en faire foi , si l'on ne l'a supprimé après coup '. Nos rois, après leur sacre, ne manquaient pas de visiter l'abbaye de Corbeny, près de Laon ; parce que les reliques du saint y reposaient et que l'homme de Dieu était censé leur avoir transmis le privilège de guérir cette triste maladie*.

Faisons observer que chez les Grecs du moyen âge, lorsqu'il s'agit d'une décollation, le patient a quelquefois une corde passée autour du cou; par le moyen de quoi un valet semble vouloir obtenir que la nuque se présente bien découverte au glaive du bourreau. Tel était par exemple saint Paul apôtre, sur les portes de bronze de son église à Home*.

Sainte Lucie, vierge et martyre (Cf. Cordes, p.259, etc.). Le cou traversé par un poignard. Ainsi se termina son martyre après plusieurs tourments dont elle avait été préservée par l'aide du Ciel, et lorsque le feu du bûcher eut été impuissant contre elle.

Sainte Agathoclie, martyre; 17 septembre, époque

programme. L'Ami de la Religion doit en avoir parlé dans le temps; ma:s l'abbé Desgenettes m'assurait en outre qu'il y avait eu des guérisons, et sous ses yeux. Je passe certaines circonstances de son récit, qui avaient néanmoins leur importance. ■ Sur une vieille estampe populaire, on voit saint Cloud associé à saint Marcou par la dévotion de ceux qui réclamaient la guérison ou l'atténuation des écrouelles, et l'on y joint des recommandations pratiques pour les pèlerins. 11 fallait se faire toucher par le roi de France ou par un septième garçon (sans sœur intermédiaire). Le plantain, nommé pour celaAerfte de Saint-Marcoul, e»t recommandé pour le pansement des plaies d'origine scrofuleuse. On n'y rencontre pas même mention de la scrofulaire.

Corbeny (ou Corbcry), comme lieu où reposait le corps du saint, était particulièrement visité par les malades. Mais à Paris (place Maubert) on l'honorait avec saint Cloud, sans doute à raison du sang royal de celui-ci; et ils étaient invoqués conjointement contre les écrouelles, dartres, etc.

Saint Marcou est représenté sur l'ancienne gravure, dont je parle, avec une étole et imposant les mains aux pétitionnaires. Les prières sont celles-ci :

« Anlipli. O Marculfe pater, famulis succurre benignus, Ut sani vivant, icttrnaque gaudia qua-rant.

Strum» dira lue» labefactos descrat artui.

♦ . Ora pro nobis. . . «•. Ut digni efficiamur. . .

Oremus. Da nobis qua;sumns, omnipotens Deus, a-ternœ consolationis pater, salutem mentis et corporis; ut a quoeumque, prœsertim strumarum,morbo liberati, tuis tota dilectione pnrceptisinhasrcamus et gaudiis potiamur œternis; per Chr. D. N. »

A saint Cloud l'on adressait des vœux semblables, mais plus brefs, ainsi exprimés :

« Antiph. 0 rlodoalde, pio miseros no» protego vultu; Kl medicaro nobis ofler amicus opem.

♦ . Ora, etc. . . I». Ut digni, etc.

Oremus. Uex regum et Domine dominantium, Jesu Chris» salvator noster, majestatem tuam supplices deprecamur; ut boati confessons tui Clodoaldi patronnas, culparum veniam, morutn sanctitatem, cujuscumque morbi (prsesertim strutnarum) liberationcm, ac sempiicniam felicitatem impertiri digneris; qui vivis et régnas... »

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