‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 48 sur 1339 · AA. SS. SeptemUr., III, p. 0J · texte numérisé non relu

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ANGES

immédiatement la paix avec lui. On rapporte aussi qu'après la mort de Ladislas, deux anges portèrent son cercueil à l'église que ce saint avait fait construire en l'honneur de la sainte Vierge. Cf. Fontaine. Étendard, etc. Saint Wenceslas, duc de Bohême; 28 sept., 936. Deux anges près de lui pendant qu'il combattait Radislas, duc de Kaurzim; ce dernier se jeta aux pieds d'un ennemi si bien défendu, et lui demanda son amitié. De même dans un voyage que Wenceslas faisait en Allemagne, l'empereur Olhon aperçut deux anges qui précédaient le duc, et portaient devant lui une croix d'or. Il alla respectueusement au-devant d'un vassal si bien recommandé, lui accorda les insignes royaux et le bras de saint Vil, qui a été depuis lors honoré à Prague '. Cf. Cercueil, etc.

Saint Rainier de Pise, solitaire; 17 juin, 1160. Un ange lui annonce que ses péchés sont remis. Sa jeunesse avait été extrêmement dissipée, mais il l'expia par ses larmes et de longues pénitences. Cf. Crucifix, Vaisseau, etc.

Saint Jean de Matiia, l'un des fondateurs de l'ordre des Trinitaires; 8 févr., 1213. Pendant qu'il célèbre la messe, il voit un ange en habit de Trinitaire croisant les mains sur les têtes de deux captifs. Le vêlement des Trinitaires est une robe blanche chargée d'un scapulaire qui porte sur la poitrine une croix formée d'une traverse rouge et d'une bleue; ce qui fait en somme trois couleurs dans leur costume : manière de rappeler la Trinité, peut-être. La même apparition fut montrée au pape Innocent III pendant qu'il célébrait la messe; et il y reconnut un avertissement du Ciel pour lui faire approuver le nouvel ordre que saint Jean de Matha et saint Félix de Valois venaient lui proposer 2.

Saint Félix de Valois, cofondateur du même Ordre; 20 nov., 1212. Des anges vêtus en Trinitaires, avec la sainte Vierge dans le même costume, chantant l'oflice au chœur. Saint Félix eut cette vision à l'âge de quatre-vingtcinq ans passés, une nuit qu'il se trouvait tout seul à l'oflice', et comprit qu'il était appelé à prendre place prochainement dans la cour céleste. Cf. Cerf, etc.

Saint Pierre Nolasque, fondateur de l'ordre de la Merci (de la Miséricorde, pour la rédemption des captifs); 31 janv., 1236. Sur ses vieux jours des anges le portent au chœur pour qu'il puisse assister à l'oflice avec ses frères1. Cf. Arn\oirics, Bourse, Chaînes, Groupe, etc.

Saint Ror.u; 16 août, 1327. Un ange touchant la plaie de sa cuisse. On ajoute qu'un ange lui apporta du ciel la promesse écrite que la peste cesserait à son invocation. Rubens a représenté ce fait, mettant entre les mains de l'ange une tablette qui porte ces mots : «LYis in peste patronus B. » Cf. Bourdon, Chien, etc.

Saint André Avellino, de l'ordre des Théatins; 10 nov., 1608. Tandis qu'il récite l'oflice divin, les anges chantent auprès de lui les louanges de Dieu 6. Cf. Autel.

Saint Camille de Lellis, fondateur des Clercs serviteurs des malades; 18 juillet, 1614. Souvent assisté par les anges. Saint Philippe de Néri vit les esprits célestes aidant les disciples du saint homme à préparer les malades à la mort. Égaré de sa route dans un voyage, il est ramené par un ange au véritable chemin. Une autre fois il est retenu par des anges dans une chute dangereuse, etc. Du reste sa charité pour le prochain et son amour pour Dieu lui avaient fait donner par le peuple le surnom d'ange. Cf. Crucifix.

Saint Stanislas Kostka; 13 nov., 1568. Communié par la main des anges7. Cela lui arriva deux fois : d'abord lorsque, jeune écolier à Vienne, il risquait de mourir sans sacrements parce que son hôte luthérien ne voulait point laisser entrer de prêtre; puis quand s'échappant de Vienne, il entra dans une église dont les luthériens s'étaient emparés. Pour la première circonstance on le représente dans son lit ; et pour la seconde, il est agenouillé dans l'église et vêtu en pèlerin. Cf. Communion, etc.

On rencontrera de temps à autre un ange dans les peintures des saints, sans que l'histoire en rende raison. L'un par exemple soutient un livre, l'autre supporte un attribut quelconque plus ou moins justifié par la légende. C'est ce dont j'ai dit un mot précédemment (p. 35) ; et je ne vois pas pourquoi j'y reviendrais encore, l'abus étant

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