Cf. AA. SS. Februar., t. II, p. 87f>, sq.; et 880, sq
5. On s'y est inspiré sans doute du texte île saint Paul (Coloss. H,13-I5): « Exspolians principatus et pntestates, trariuxit confident**, palam triumphans illos. » Mais J'ai déjà traité ce sujet en un autre lieu, plus qu'il ne conviendrait de le faire ici. Cf. Vitraux de Houran. n« 76, sv. (p. 137-140). Laissons donc comprendre la chose par ceux qui en sont capables, sans trop de détails.
en-Brisgau, une figure en pied de sainte Madeleine tenant le vase de parfums, pose sur un socle que garnissent sept têtes de diables. C'est sans doute une façon d'exprimer ce que dit d'elle l'Évangile : « Marie surnommée Madeleine, de laquelle avaient été chassés sept démons '. »
Sainte Julienne de Nicomédie, vierge et martyre : 16 février, sous Maximien. Elle tient un démon enchaîné, ou le foule aux pieds, ou le repousse. La sainte, ayant refusé la main du préfet et exigeant avant tout que le fiancé se fit chrétien, fut livrée à toute la fureur des bourreaux, et enfin décapitée avec plusieurs soldats que son exemple et ses paroles avaient gagnés à Jésus-Christ 4.
Dans plusieurs représentations son démon semble en partie déguisé, peut-être pour indiquer une séduction spécieuse; tantôt il n'a d'odieux que des ailes de chauvesouris ; tantôt c'est uniquement la partie inférieure du corps terminée en sirène. Dans le fait il ne s'agissait pas pour elle d'apostasie, mais seulement de s'unir à un païen. Quoi qu'il en soit, les légendes racontent que le démon s'efforça de l'induire en erreur, mais qu'elle démêla ses artifices. On ajoute même qu'elle l'enchaîna et le mena battant, ce qui me parait une expression d'artiste, pour montrer le triomphe de la foi et de la virginité sur l'enfer 5.
Sainte Dympne (ou Dymphne), vierge et martyre; 15 mai, vu» siècle. On la représente quelquefois tenant un diable enchaîné. C'est sans doute à cause du triomphe qu'elle remporta sur la passion incestueuse de son père, et aussi parce qu'elle est invoquée pour la délivrance des possédés. Telle est l'origine de la célèbre colonie de Gheel dans la Campirie d'Anvers, où l'on soigne les fous (de temps immémorial) sous le patronage de sainte Dymphne6. Les aliénistes , comme parlent nos contemporains, voient assez volontiers un simple cas de folie dans ce que les anciens qualifiaient de Possession; autrefois on regardait souvent comme possédés ceux que nos docteurs actuels traitent de maniaques. Un concordat entre les anciens et les modernes, où tous céderaient quelque peu de terrain, pourrait bien être de la pure équité, de la science même.
Sainte Euphémik, vierge et martyre a Chaixédoine (Cf. Croix apparaissant, p. 280). On raconte que molestée par Satan qui menaçait de la tuer, elle le mit en fuite par la récitation de la Salutation angeliquc 7. Mais redisons avec les Bollandistes.que la célébrité même de la sainte, elles
fi. AA. SS. Belgii, t. V, p. 302, sqq.; 331-333. 7. lireviar.golhic, 10 septembr., Hymii. :
f H«c namque Domino augusta dcservien», Semet dum dedicat Prloclpi cœlico, Livore dœmonum pungitur illico Ne Christum voce prirdicet.
Félix Kuphemia sed pia permanent Ad illara Perfidu» ut vonil rugitu ( i-uyfrii» !
Flammes ingroditur, cingitur ignibus, Inla-ât prodiens, Oircwe Irodilur, etc. >