‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 52 sur 1339 · I'. de Natalib., libr. I, cap. i.xxxut · texte numérisé non relu

I'. de Natalib., libr. I, cap. i.xxxut

4. Première antienne de Laudes . •« Ingrcssa Agnes liirpiliidini» lociim, angelum Domini pra-paratum invertit. »— Première antienne du premier Nocturne : « Diacede a me, pabulum mortis, quia juin ab alio amatnre prirventa sum.»

5. P. de Natalib., libr. X, . cap. cv. Cela est rappelé dans l'oraison de sa fête.

O.L'ne estampe populaire cite cette vicillcantienne:«Glnriosn' Virginia <t martyris Résina' unimam, cunctis intuentibus, augcli susceperunt.» 7. P. de .Natalib., libr. VIII, cap. xxx.

sur sainte Agnès, sauf qu'il s'agit de deux jeunes gens renversés à ses pieds \ Klle souffrit les torches ardentes et une cruelle bastonnade, mais ne mourut que de la décollation.

Sainte Irène (Hérine, ira), vierge et martyre à Constantinople; 5 mai, époque indéterminée. Un ange près d'elle, lui conseillant de se vouer à la virginité. Furieux de cette résolution, son père la livra au gouverneur païen. Mais cette légende semble avoir été mêlée a\ec bien d'autres, et ne pas offrir grande garantie.

Sainte Geneviève vierge, patronne de Paris; 3 janv., 512. Le diable souille (ou s'efforce de souffler) un cierge qu'elle porte, et un ange le rallume (ou le maintient allumé). L'usage presque universel en France, mais surtout à Paris, armait ce diable d'un soufflet": et voici le fondement que la légende donnait à cette singularité : la sainte professait une grande dévotion pour saint Denis, l'apôtre des Parisiens, et communiquait volontiers ce sentiment à ceux qui l'entouraient. Or elle axait réuni autour d'elle bon nombre de pieuses filles qu'elle formait au service de Dieu ; et comme elle se rendait avec ses compagnes à l'église de Sainl-Denis de l'Estrèe pour y assister aux matines, le démon irrité de cette pieuse pratique, éteignit la bougie qui leur servait de guide dans les ténèbres. Aucun témoignage historique ne dit que le diable se fût positivement manifesté, surtout avec l'appareil que lui ont prêté les imagiers; beaucoup de gens d'aujourd'hui se contenteraient d'expliquer ce fait par un coup de vent inattendu contre lequel on n'avait pas songé à se tenir en garde. Mais les saints et le peuple d'autrefois pensaient que le démon et Dieu s'intéressaient, se mêlaient même à nos affaires quotidiennes plus qu'on ne se soucie de le croire actuellement. Tel fut aussi en ce cas l'avis de sainte Geneviève qui, soupçonnant le malin de vouloir entraver son pèlerinage, prit le flambeau de la main de celle qui l'avait porté jusque-là; le ralluma (sans qu'on explique bien si ce fut d'une manière naturelle ou non. quoique l'ancienne persuasion appuie vers l'idée d'un prodige), et depuis lors le vent ne réussit plus à l'éteindre. Cf. Cierge.

Ce récit est rappelé par plus d'une prose de sainte Geneviève, avec les autres faits dont le souvenir était cher au peuple de Paris*. Nous verrons ailleurs une légende assez semblable adoptée par les Brabançons

8. M. A. forgeais, dans ses Plombs historiés (deuxième série, p. 208 218;, a donné plusieurs représentations populaires de la sainte, qui concordent toutes avec ce que nous venons d'en dire, ("est du reste un des faits légendaires les plus adoptés pu nos vieux artistes.

U. Prose (lenovefœ solemnilas , dans les Missels de Paris (l'ilti, in-i") et d'Amiens (1529, in-fol.) :

• Peltx ortn* infantulttv Teste Oerman ► pnwitle;

i,Mo.l pr;tvi>lil in -.fiiitu, Kerum probatur exitu. .

Un- ad pactes virRinmim Htti puilons signaculo

ANGES

pour la patronne de Bruxelles (sainte Gudule); il sera temps alors, en rapprochant ces diverses narrations, de dire ce qui nous semble leur avoir donné crédit ou même naissance, peutêtre.

Dans les représentations de sainte Geneviève, l'ange a quelquefois l'air de ne points' occuper du diable qui souffle sur le flambeau ; il présente tout simplement à la sainte un lis et une couronne.

Mais ce n'est pas communément le programme des anciens imagiers.

Sainte Aldegonde, abbesse de Maubeuge; 30 janvier, v. 680.

Conduite par un ange qui lui fait passer un cours d'eau à pied sec.

Elle s'enfuyait de chez son père pour se faire religieuse, et la Sambre lui fermait le chemin.

Ce fut sur l'autre rive qu'elle construisit la petite chapelle qui servit de noyau à la ville de Maubeuge ». Cf. Colombe , Groupe , Voile. Les bénédictines de Maubeuge devinrent chanoinesses régulières au xme siècle.

Nuramum suspendit œneura Insignem crucis titulo.

C'est ce qui peut avoir fait représenter parfois la fondatrice vêtue en chanoinesse plutôt qu'en bénédictine. Sainte Opportune, abbesse de Montreuil près d'Altne-

nesches, et sœur

Insontem manu feriens Mater priratur lumine, Matri Virgo compatiens I.ucis dat usum prislinm.

In ejus manu cerei Heaccenduntur cœlitus.

Ignom sacrum réfrigérât

de saint Godegrand évêque de Séez; 28 avril, 770. Quand elle entra au monastère où elle venait se consacrer à Dieu, les religieuses virent son ange gardien qui marchait à ses côtés 2. On peint aussi près d'elle un ange tournant le feuillet du livre qu'elle lit, ou l'accompagnant aux pieds de l' évêque qui lui donne le voile. Cf. Cœur.

D'anciennes estampes , conçues dans le sens allégorique, montrent sainte Opportune foulant aux pieds un jeune homme et une sorte de dragon ou de basilic ; voulant sans doute exprimer ainsi son mépris du monde et le refus qu'elle fit de noces brillantes.

Cf. Allégories (cidessus, Sainte Opportune, p. 27).

Sainte Aldegonde. SAINTE R.EYN0FLE

{Regnolfa, Reinofre, etc.); U juillet, vue siècle.

Post mortem, vivens cœlitus,

Quae prius in se vicerat

/Estus interni fomitis (sfe). '

Etc. > /(. Missal. ambian. « Genofevœ translatio: »

« Eistinctus reaccenditur

Cereolus a superis. * \. Memorie di Ueligione , di Moral» e di Letteratura (Modène) seconde série, t. XIII, p. 52-88. — AA. SS. Belgii, IV, «6.

Une autre sainte Aldegonde, beaucoup moins connue, était honoré à Tronchiennes près de Gand.

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