Cf. Labus, Fasti delta Chieia, 26 di gennajn
KCRITEAU OU TABLETTE.
légende dans le Bréviaire (11 décembre) le lui attribue sans hésitation.
Saint Anselme, archevêque de Cantorbéry (Cf. Apparitions de l'enfant Jésus, p. 55). On lui met parfois à la main une bulle avec ses sceaux, soit comme légat du pape, soit comme réintégré dans son siège par l'autorité apostolique. Nommé par Guillaume le Roux, il avait bien prévu ce qu'il encourrait de périls avec un tel prince sur le trône d'Angleterre; puisqu'il lui dit en apprenant sa nomination de la bouche du roi : « Sire, vous attelez sous le même joug un taureau et un agneau. » Le prince normand crut peut-être que cela lui promettait l'accomplissement de son bon plaisir, mais il s'y trompa.
Saint Cyrille de Constantinople, troisième prieur général des Carmes dans la Terre sainte; 6 mars, 1226. Tenant à la main, ou recevant d'un ange, deux tablettes assez semblables à celles que porte ordinairement Moïse. Cela se rapporte à un fait de sa légende que l'on peul voir chez les Bollandistes1.
Le B1 Gautier de Bruges, évêque de Poitiers; 22 janvier, 1307. Franciscain, et nommé évêque malgré lui par le pape Nicolas III, il eut avec l'archevêque de Bordeaux (Bertrand de Goth) des discussions qui furent jugées à Rome contre le métropolitain. Mais celui-ci étant devenu pape, sous le nom de Clément V, ne pensa pas comme plus tard Louis XII qu'il fallait oublier les griefs du duc d'Orléans. Clément V déposa donc son ancien suffragant, et le saint homme se soumit; seulement près de mourir il rédigea un appel au jugement de Dieu, et voulut être enseveli avec cette protestation dans sa main. Clément V, passant par Poitiers, entendit parler des miracles et de l'évocation faite par Gautier. 11 fit ouvrir le sépulcre, et n'obtint le billet qu'après avoir promis de le rendre. Sur quoi l'homme de Dieu ouvrit la main, et ne la referma que quand on lui eut rendu son appel*.
Saint Genès, ou Gêniez (Genesius) d'Arles; 25 août, sous Maximien Hercule. Comme greffier, il avait à transcrire les arrêts contre le christianisme; et l'on raconte qu'il jeta ses tablettes au pied du tribunal, plein d'indignation contre ces lois iniques 3.
11 n'y a pas de quoi s'étonner en voyant un martyr arlésien occuper tant de place dans l'Office mozarabe.
Outre que les vieilles liturgies espagnoles paraissent avoir confiné aux nôtres par bien des points (surtout pour les saints du Languedoc), Arles fut longtemps une ville d'importance majeure; et ses traditions ne pouvaient manquer de retentissement lointain. Or, le culte de saint Genès était si grand dans la cité des bouches du Hhône, que M. J.-B. de Rossi a cru pouvoir reconnaître un souvenir du martyr arlésien dans la tête qui orne divers sarcophages anciens d'Arles.
Les saints Juste et Pasteur martyrs, patrons de Narbonne, etc. Cf. Enfants, Livre.
Saint Romain diacre, dont il a été question déjà (p. 111). Les Bollandistes (AA. SS. Octobr., t. I, p. 56-59) en parlaient presque suffisamment une première fois. Mais le R. P. J. Martinov a fait voir depuis (Ann. eccles. Grxcoslavic, 1 octob.) que l'Église grecque avait fini par méconnaître le souvenir du fait qui était l'origine de cette fête , tandis que la Russie en conserve la mention fort reconnaissable.
Saint François d'Assise (Cf. Agneau, p. 23 ; etc.). II porte quelquefois à la main un écriteau qui renferme ces paroles (latines ou en langues modernes) : « Que Dieu te bénisse et te garde , etc. » On dit que le saint donna ce billet à l'un de ses compagnons, et les fidèles ont aimé à considérer cette formule, comme une garantie de la protection divine. C'est ce qui en a fait multiplier la reproduction.
Quelque chose de semblable se voit pour saint Ignace de Loyola, contre les infestations de Satan. Mais il faut me permettre de ne pas dire absolument tout.
Sainte Pulchérie vierge, impératrice de Constantinople ; 10 septembre ou 7 juillet, Ù53. On pourrait la peindre présentant à Dieu l'inscription solennelle qu'elle dédia dans l'église de Sainte-Sophie pour attester publiquement son vœu de virginité. J'ai préféré lui faire donner une tablette portant le mot grec (e«T&'*oc, Deigenitrix) qui rappelle la condamnation du nestorianisme au concile d'Éphèse.
Ce fut elle aussi qui procura la réunion du concile de Chalcédoine, mais il semble plus frappant que le Ciel ait remis entre les mains d'une vierge le soin de faire triompher la Mère de Dieu. La part de notre sainte dans cette