‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 533 sur 1339 · ÉCUELLE, PLATEAU OU SÉBILE · texte numérisé non relu

ÉCUELLE, PLATEAU OU SÉBILE

Saint Basile le Grand, évêque de Césarée en Cappadoce; 14 juin, 379. Je le trouve présentant à un pauvre un plateau chargé de nourriture, sans doute parce qu'il avait fondé un hôpital où il servait les malades et nourrissait les malheureux*.

Saint Pierre Chrysologue, évêque de Ravenne; 4 décembre, 450. Une sorte de patène à la main ; soit parce que l'impératrice Placidie fit enchâsser en argent l'écuelle de bois où le saint homme lui avait fait présenter en cadeau du pain d'orge de sa table3, soit parce que l'on conserve encore à Imola une patène d'argent qui sert à beaucoup de guérisons *. De l'eau que l'on y verse rend la santé aux gens mordus par des chiens enragés, etmalades de fièvres pernicieuses ".

Saint Cïriaque d'Ancône. Cf. Médaille, etc.

Saint Nicolas de Tolentino, religieux augustin; 10 septembre, 1308. Cf. Enfer, etc. Un plat sur lequel est une perdrix, ou bien la perdrix sur sa main. On raconte que sa santé paraissant très-aflaiblie, son prieur voulut lui faire manger de la volaille; et le saint se défendant contre la charité du supérieur, mais sans vouloir lui résister outre mesure, fit un signe de croix sur le plat qu'on lui avait présenté. A l'instant la perdrix, recouvrant la vie et les plumes, s'envola comme congédiée 6.

Un trait fort semblable est rapporté du Bx Augustin de Gazothis dominicain, évêque de Zagrab7; 3 août, 1323; et d'autres encore. Cf. Oiseaux.

Le B1 Gérard de Monza (dei Tintori), dont il est question deux ou trois autres fois dans notre livre, a été peint avec une écuelle et une cuiller près de lui*. C'est que dans l'hôpital fondé par ses soins , il aidait volontiers les pauvres malades à prendre leur nourriture; se chargeant delà leur introduire dans la bouche, quand ces malheureux ne pouvaient se servir eux-mêmes.

Sainte Sylvie (Sylvia Rufina); 15 décembre, v. 409. On la donne pour sœur du ministre Rufin, et elle passe pour avoir embrassé de bonne heure une vie pénitente. Les graveurs anciens placent près d'elle une petite terrine qui semble se rapporter au récit suivant d'un vieil his-

2. Cf. Souvenirs de l'ancienne Église d'Afrique, p. 38fi, sv.

3. Mais ce trait appartient plutôt à saint Germain d'Auxerre. Cf. Legenda aur., cap. cvu.

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