Ibid., p
5. AA. SS. Jul., t. III, p. 240-253. — llalia sacra, éd. N. Colcti, t. V, p. 9-21.
6. AA. SS. Jun, t. I, loc. cit., et p. 787-790. De là cette inscription commémorative tracée sur le sceau d'Oudine :
« Est Aquilejensis sedes hœc urbs Utinensis. »
7. Calendar: benedict., 27 august. C'est probablement surtout de
Saint Rupert, évêque de Saltzbourg (Cf. Baril, p. 122; Baptême). Fondateur du siège de Saltzbourg.
Saint Géronce (Gerontius), évêque n'iTALicAen Espagne; 25 août. Il passe pour avoir été disciple des apôtres; et les Espagnols lui attribuent l'établissement du siège épiscopal d'Italica , qui fut comme le berceau de la province ecclésiastique de Séville.
Saint Rudesinde (Rosende) évêque de Mondonedo eu Galice, puis de Compostelle; 1 mars, v. 969. Fondateur et restaurateur de nombreuses églises après les ravages des Normands. Bien qu'il eût abdiqué son premier siège pour se retirer dans le monastère de Cella-Nova fondé par lui, on le contraignit d'accepter l'évêché de Compostelle. Allié à la famille royale , et d'ailleurs capable de se faire respecter par ses talents comme pour ses vertus, il était réclamé par tout le monde. Chargé de ce nouveau diocèse, et lieutenant du roi en Galice, il aida le gouvernement à chasser les pirates danois qui venaient de saccager dix-huit villes chrétiennes. Cf. Êpèe.
Saint Bertijin (Bertkuinus, Berlwinus) évêque régionnaire venu d'Irlande sur le continent , et honoré à Malone près de Namur; 11 novembre, v. 680. Près de lui, ou sur ses mains, cinq églises qui font allusion à ses œuvres dans le pays wallon. Pépin d'Héristal touché des .vertus de cet homme de Dieu, lui donna, dit-on, cinq fermes de son domaine où Bertuin construisit des églises.
Saint Siffrein (Sifridus), évêque de Carpentras; 29 novembre, époque indéterminée. On le peint portant le modèle de sa cathédrale.
Saint Héribert, archevêque de Cologne; 16 mars, 1021. Il est le fondateur de l'abbaye de Deutz, entre autres églises qu'il releva et fit restaurer dans son diocèse8, il est honoré même en Lombardie parce qu'il y avait accompagné Othon III qui mourut entre ses bras.
Saint Dié, évêque de Nevers. Cf. Ermites.
Les saints Cyrille et Méthode (Cf. Groupes), comme fondateurs de l'Église slave dans la contrée bohémo-moravienne, sont parfois peints (surtout en Moravie ou en Bohême) vis-à-vis l'un de l'autre, et soutenant ensembleun petit modèle d'église. Un vieux missel de Prague (1522, f° 332) y ajoute même, à droite et à gauche, la série de
Petershausen qu'il s'agit dans les représentations, comme dans
l'hymne publiée par M. Moue [Hymni... medii œvi, t. III, p. 313);
d'autant plus que l'on raconte l'apparition d'une colombe pour faire
inhumer le saint dans cette abbaye.
« Cui fabricaro Constantin Tu. serve Régis superni
Hevelavit minlice; Et splendor aulee Olynipi,
Et in columbee specie Ne demergamur, subveni,
Dignatus est ostendere A procella hujus mundi ;
Locum ejus sépulture, Qui caput beatissimi
Ubi fulget clarissime Pontificis Oregorii
Velut fulgor gaiarice Agiliter deduxisti
In loco ejus fabricœ. Scindensque flumina Padi. »
Cf. AA. SS. August., t. VI, p. 118-121. Nous parlerons ailleurs du
dernier miracle mentionné par cette prose. 8. Labus, Fasti, t. XIII, p. 335. — AA. SS. Mart., t. II, p. 181,
l-GLISI' SUR LA MAIN.
tout l'alphabet slavon. J'aurais volontiers reproduit cette petite pièce qui prouve l'union du rite slave avec l'Église romaine avant la prétendue oppression des Tchèques catholiques parles Jésuites. Mais c'est depuisquaranteans une grande question que de savoir quel est le véritable alphabet donné aux Slaves catholiques par leurs deux initiateurs moraves , qui furent certainement en communion avec le pontife romain. Je ne voudrais donc pas garantir la forme des lettres gravées autour de nos deux saints par le vieux typographe bohème. Ce serait décider, sans compétence, un problème de trop de portée pour ce que je possède de lumières à ce sujet.
Laissons-en la solution à ceux que cela regarde, sans empiéter sur le terrain d'autrui. 11 était bon néanmoins de signaler cette difficulté, tout en la déférant à qui de droit.
Prêtres el simples fidèles.
Constantin le Grand (21 mai, 337) qui est
honoré comme saint dans l'Église grecque, peut portera bon droit une église sur sa main, soit parce qu'il a donné à l'Église son existence politique, soit comme fondateur des grandes basiliques romaines où l'on dit même qu'en l'honneur des douze apôtres il voulut porter sur ses épaules douze panerées de terre '.