I. Cf. Hagiohg. ilalkum, t. II, p
2. Dans le missel de Gran ( Strigonienie, Vonetiit, 1502, in-folio ) la prose de ce saint [Corde, voce, mente pura) dit de lui :
• Hic, ad instar Salomonis, siruit templa, riitat donis;
:). AA. 88. Jun., t. I, p. 2fl2, *q.
Ornât geinims •■' coronis CriK'es et aluria- •
ÉGLISE SUR LA MAIN
bâtit ou agrandit les monastères de Corbie et de Chelles; ce fut dans ce dernier qu'elle prit le voile.
Sainte Ode d'Amay (Oda), femme de saint Arnoud évoque de Metz; 23 octobre, v. 711. Les deux époux se séparèrent de commun accord, et Ode prit le voile de religieuse. Elle fonda ou dota plusieurs églises, particulièrement celle d'Amay1.
Sainte Begghe (Cf. Coq et Poules, p. 251 , sv.). L'église qu'elle porte est quelquefois d'une construction assez compliquée, pour rappeler que la sainte avait élevé sept églises ou chapelles à Andenne sur la Meuse, où la châsse (mais fort moderne) de sainte Begghe se conserve encore*. D'ailleurs, comme on la tenait (à tort ou à raison; pour institutrice des Béguines, on aura peut-être voulu lui faire porter un béguinage, c'est-à-dire un grand couvent, avec son église au centre des constructions occupées par des filles pieuses qui vivent en communauté sans faire de voeux. La Belgique est presque le seul pays, que je sache, où cette ancienne institution fleurisse encore au milieu du respect et de la bienveillance populaires, qui ont tenu tête plus d'une fois au mauvais vouloir du gouvernement (soit sous Guillaume de Nassau, soit depuis 1830). Mais il semble que plusieurs contrées aient accueilli jadis les communautés établies sous une règle si simple et si bien observée dans sa patrie primitive. Le médaillon belge donné ci-dessus la montrait avec son église sur la main.
Sainte Adélaïde, impératrice; 16 décembre, v. 999. Elle avait fondé bien des églises, mais choisit pour y mourir le monastère de Selz, dont la construction lui était due.
Sainte Erentrude ( Erntrude , Ehrentraud ) , abbesse ; 30 juin, v. 718. Elle était nièce de saint Rupert de Salzbourg et le suivit en Bavière. Le saint évêque la chargea d'un monastère consacré à soigner les pauvres et les orphelins. C'est sans doute ce qu'indique la petite église qu'on lui fait porter communément dans les estampes de Salzbourg où on l'associe d'ordinaire avec saint Rupert, saint Vital et saint Virgile , copatrons du diocèse.
Sainte Vaudru ( Waldelrudis ) , femme de saint Madelgaire (Cf. p. 341); 9 avril, 686. Elle fonda les chanoinesses de Mons et en devint abbesse elle-même. Le monument qu'elle porte peut indiquer , soit sa fondation , soit le patronage de l'église célèbre qui lui est dédiée.
Sainte Hunégonde, bénédictine; 25 août, v. 690. D'une famille distinguée , elle employa sa fortune à l'établissement de l'abbaye d'Homblières en Vermandois. On la représente quelquefois aux pieds du pape; parce que visitant Rome avec celui qu'on voulait lui faire épouser, elle pria le souverain pontife de la voiler 3.
Sainte Mélanie la Jeune, veuve; 31 décembre, 439.
Elle avait pour grand'mère Mélanie l'Ancienne, et fui donnée en mariage à Pinien, fils de Sévère préfet de Rome. Les deux époux se vouèrent à la continence après avoir perdu leurs enfants en bas âge, et employèrent leurs grands biens en bonnes œuvres. Pinien mourut dans un monastère de Palestine, et sa veuve fit construire à Jérusalem un couvent où elle se chargeait des plus humbles offices. L'église qu'elle porte parfois rappelle cette fondation et ses nombreuses libéralités pour l'embellissement des sanctuaires.
Sainte Irmiue, fille de Dagobert II et abbesse; 24 décembre, 720. Son fiancé étant mort, elle se donna à Jésus- Christ et fonda le monastère d'Orrn (OEhren, ou Horen) près de Trêves, où un grand nombre de vierges vécurent saintement sous sa conduite. Elle est d'ailleurs considérée comme bienfaitrice de l'abbaye d'Echternach4.
Sainte Berthe (Cf. Autel, p. 102), abbesse de Blangy qu'elle avait fondé.
Sainte Mathilde impératrice, femme d'Othon l'Oiseleur (Cf. Autel, p. 102; etc.), fondatrice de Quedlimbourg, entre autres églises, abbayes et hôpitaux.
Sainte Cunégonde, impératrice (Cf. Charrue, p. 204). Nous venons d'en parler à propos de saint Henri II. Mais quand elle est seule, le monument qui se voit sur sa main n'indique plus la cathédrale de Bamberg ; c'est le monastère de Kauffungen dans la Hesse, qu'elle avait fait élever et où elle prit le voile quand elle devint veuve.
Sainte Hedwige (Cf. Croix, p. 294). Elle avait fondé le monastère de Trebnitz5, entre autres-, et quand on la peint en costume de religieuse , c'est parce qu'elle se retira dans son abbaye après être devenue veuve; mais il n'est pas clair qu'elle y ait fait les vœux monastiques6.
Les saintes Herlinde (Harlinde) et Rénilde (Reinula, Renildis) sœurs, et toutes deux abbesses d'Eyck près de la Meuse (Maaseyck); 22 mars, ixe siècle. Nées en Brabant et élevées dans un monastère de Valenciennes, elles prirent le voile au lieu que leurs parents avaient choisi pour s'y faire inhumer. Les deux sœurs, malgré la noblesse de leur naissance, voulant contribuer personnellement à la construction du monastère, s'employèrent à porter les pierres et le sable.
Sainte Reinfrede (Ragenfredis), abbesse; 8 octobre, v. 805. Fondatrice ou du moins première supérieure du monastère de chanoinesses qui fut le noyau de la ville de Denain. Réellement la vraie fondatrice fut plutôt sainte Reine, mère de Reinfrede.
Sainte Wivine (Vivina), abbesse bénédictine; 17 décembre, 1170. Fondatrice de l'abbaye dite le Grand-Bigaerde près de Bruxelles.