‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 567 sur 1339 · Les Italiens disent, avec sanction de l'expérience · texte numérisé non relu

Les Italiens disent, avec sanction de l'expérience

« Chi ha cuttiro nome, & meno impiccato. i

2. Nous pouvons bien ajouter à l'indication donnée ci-dessus, I)omniQtji Vallios martyrisé a Saragosse en 1250 (AA. SS. August., t. VI, p. 777-783); et le petit saint Christophe de la Guardia dans le diocèse de Tolède, qui fut tué à l'âge de trois ans {Martyrologe des Trinitaires , 25 septembre ). Voyez en outre le Davaria

snnrta, passim; et Anton. Crantmer, Frisinga sacra, p. 2II-2U.

Il n'est pas improbable que çà et là l'on ait mis sur le compte d'une rage gratuite les larcins d'enfants faits par les Juifs de Lorraine, de Languedoc, d'Italie et d'Allemagne, pour approvisionner d'eunuques les harems mahométans (Cf. Doiy, Hist. des Musulmans d'Espagne, t. III). Hais l'ensemble des témoignages qui subsistent encore sur cette série d'infanticides n'en demeure pas moins écrasant.

3. Les nouveaux Bollandistes (AA. SS. Oclobr., t. VIII, p. 323- 328, etc.) veulent quo l'on ait confondu mal à propos saint Juste (ou Justin) du Parisls avec son homonyme d'Auxerre.

ENFANTS SAINTS

pas encore vécu trois années. Arrivée en Cilicie, elle trouva dans le gouverneur de Tarse un persécuteur tout aussi ardent que celui de Lycaonie ; et la sainte, appelée devant le tribunal , n'hésita pas à se déclarer chrétienne. Pendant qu'on la livrait aux bourreaux, son petit enfant avait été remis entre les mains du juge qui le caressait pour lui faire oublier sa mère. Mais saint Cyr, les yeux toujours tournés sur sainte Julitte, poussait des cris en faisant des efforts pour courir vers elle. Le gouverneur, impatienté de la résistance que l'enfant opposait à ses airs d'amitié, le saisit par la jambe et lui brisa la tête sur les marches de son siège. La mère termina ses supplices par la décapitation, et le petit martyr est honoré comme patron par la ville de Nevers. Nous aurons à en parler sous le titre Sanglier (Cf. Porc).

Saint Barulas d'Antioche, martyr. Cf. Groupes ( deux à deux).

Saint René, évêque d'Angers; 12 novembre, ve siècle. On le peint fréquemment dans son bas âge, parce qu'il passe pour l'enfant ressuscité par saint Maurille après être mort sans baptême (Cf. Clef, p. 226). Que son nom ait donné lieu à l'invention de cette histoire, ou qu'il en soit la conséquence , les Angevins tiennent saint René pour le successeur de Maurille1, et le représentent à ses pieds quand.il vient d'être rappelé à la vie.

Saint Louis de Gonzague , de la Compagnie de Jésus ; 21 juin, 1591. 11 mourut à l'âge de vingt-quatre ans ; mais comme le Saint-Siège l'a désigné pour patron à la jeunesse des collèges, on a peint volontiers quelques actions de son enfance. Ainsi on le représente parfois s'évanouissant aux pieds de son confesseur, mais surtout faisant sa première communion de la main de saint Charles Borromée. Le grand archevêque de Milan visitant le diocèse de Brescia, passa par le village de Castiglioneen 1580; et quoiqu'il n'eût pas voulu accepter l'hospitalité chez le marquis, père de Louis, il eut occasion d'admirer la piété de cet enfant qui dépassait à peine sa douzième année. Jugeant donc qu'il ne fallait pas laisser davantage ce cœur béni, sans le secours de la communion, il lui donna lui-même l'Eucharistie après lui avoir enseigné la manière de s'y préparer.

Saint Vit, martyr. Cf. Coq, Chien, p. 216; etc.

Les saints Pergentin et Laurentin frères , martyrisés à Arezzo; 3 juin, sous Dèce. Ils suivaient encore les écoles et furent décapités après avoir été soumis à diverses tortures.

Saint Viateur (Viator), lecteur de saint Juste évêque de Lyon; 21 octobre, fin du iv" siècle. Il accompagna en

Egypte son évêque, qui voulait terminer ses jours dans les exercices de la vie solitaire.

Saint Wendelin. Cf. Bergers, p. 134.

Saint Pelage de Cordoue , martyr. Cf. Cisailles , p. 224; etc.

Saint Marin de Rome, martyr ; 26 décembre, v. 284. Il fut soumis à de nombreuses tortures ; en sorte qu'on peut le représenter avec un gril, des ongles de fer, des bêtes fauves qui se jetèrent à ses pieds dans l'amphithéâtre, etc. Mais il fut décapité à la fin *.

Le B1 Hermann-Joseph, prémontré; 7 avril, v. 1230. Dans son enfance , comme il se rendait à l'école avec sa petite provision journalière, il offrit une pomme sur son passage à la statue de l'enfant Jésus porté dans les bras de la très- sainte Vierge. On raconte que la main de Notre-Seigneur se ferma sur ce cadeau, comme pour faire entendre qu'il acceptait bien réellement ce don de l'écolier 3 qui devint un saint mûri par les vertus viriles.

Ceux qui se nomment Armand ne semblent pas avoir d'autre recours, en fait de patron, que de s'adresser à celui-ci ou à saint Hartmann.

Femmes.

La très-sainte Vierge , soit entre les bras de sainte Anne sa mère , soit près d'elle comme recevant l'éducation et apprenant à lire , par exemple , soit présentée au temple par ses parents dès son enfance (Cf. Escalier). Les légendes relatives à ces faits sont rappelées tous les ans dans l'Église par la fête du 21 novembre, entre autres. Mais ce qui regarde la vie et le culte de la Mère de Dieu dans les œuvres de l'art populaire mériterait un livre à part; et ce n'est pas celui que j'ai prétendu écrire. Laissons donc la matière intacte pour l'auteur qui voudra la traiter tout de bon.

Pourquoi cependant ne pas donner place à l'une de ces peintures naïves où paraît sainte Anne dirigeant l'éducation de l'enfant destinée à devenir mère de Dieu?

J'en emprunte le type (p. 352) à l'œuvre d'un artiste contemporain (M. Lapret), qui a souvent bien compris les inspirations du moyen âge et le style de ses diverses époques. Si sa vie modeste et simple n'eût été partagée entre plusieurs applications très-diverses de son talent, il aurait laissé une trace bien autrement profonde.

Puisqu'il est question de sainte Anne, disons que le moyen âge l'a parfois représentée portant sur ses genoux ou entre ses bras la sainte Vierge , qui porte elle-même (tout enfant qu'elle est) l'enfant Jésus. Je le rappelle pour l'intelligence de certaines œuvres d'art, sans prétendre en conseiller l'imitation à nos contemporains. Ces

i. Cr. P. de Natalib., libr. VIII, cap. lxv. Mais à Sorronto l'on prétend qu'il devint évêque de cette ville, après avoir fui en Italie pour éviterle fardeau de l'épiscopat dans sa propre patrie. Cf. Brautii Martyrolog. poetic, 6 octobr. — Hagiolog. ilalic. (Bassauo, 1173), t. H, p. 221.

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