Labus, Fa'U 20 dicembre
SAINTS AVEC DES ENFANTS
représentation ce texte de l'Écriture (Ps. x, H ) : •« Tu seras la ressource de l'orphelin. »
Saint Vincent de Paul, prêtre; 19 juillet, 16(30. On lui met souvent un petit enfant sur les bras, à cause de son œuvre des Enfants trouvés. Ceux-là se trompent fort qui s'imaginent que ces petits abandonnés n'eussent jamais été recueillis dans l'Église avant le xvne siècle. C'était communément une charge dévolue à l'évêque; mais les malheurs du calvinisme et des guerres avaient singulièrement amoindri les fondations ecclésiastiques.
Saint Visomo martyr, avec deux acolytes. Cf. Groupes (trois à trois).
Femmes.
Pour sainte Symphorose, sainte Félicité, etc., Cf. Enfants saints, p. 353.
Sainte Maiiine, vierge dans un couvent de moines;
18 juin, vers le milieu du vin* siècle. On la représente à
la porte d'un monastère prenant soin d'un petit enfant.
Son père, dit-on, demeuré veuf avec cette seule fille,
voulut se consacrer à Dieu entièrement; afin d'assurer le salut de son enfant, il la fit passer pour un garçon, obtenant qu'elle fût confiée à sa direction dans la vie religieuse1. Quand il mourut, sa fille avait déjà dix-sept ans, et il lui recommanda de continuer l'état de vie auquel il l'avait initiée, afin d'échapper aux dangers du monde. Marine demeura donc parmi les autres moines, et se trouva employée à son tour dans les offices du dehors. Une jeune fille qui s'était laissé séduire dans l'hôtellerie où les moines avaient parfois affaire, imagina d'accuser Marine comme son complice. Le soi-disant moine passa donc pour être le père du petit bâtard, et lorsque l'enfant n'eut plus besoin de nourrice, Marine fut chargée de l'entretenir comme elle pourrait hors des murs du monastère. Cela dura cinq ans, après lesquels on lui accorda de rentrer avec les autres, mais pour remplir les plus vils offices de la communauté. Lorsqu'elle mourut, et alors seulement, on reconnut l'absurdité de la calomnie. L'accusatrice, devenant possédée du démon, n'obtint sa délivrance qu'au tombeau de la sainte, après lui avoir rendu justice ouvertement et confessé la noirceur de sa conduite 2.
Sainte Paule romaine, veuve. Cf. Fouet, Vaisseau.
Sainte M arcelline, vierge (Cf. Croix, p. 285). Sœur aînée de saint Satyre (Uranius Satyrus) et de saint Ambroise, elle avait de bonne heure fait vœu de chasteté. Après la mort de son père qui était préfet du prétoire des Gaules, elle alla vivre à Rome où elle reçut solennellement le voile des mains du pape Libère, en 352. Comme bien des vierges chrétiennes de cette époque, elle habitait la maison maternelle et s'occupait de l'éducation de ses deux frères. Lorsque saint Ambroise devint évêque de Milan, et que saint Satyre alla le rejoindre, Marcelline aussi se rendit près d'eux ; et leur survécut. On croit qu'elle dirigea un monastère près de Monza3.
Sainte Nothburge (Cf. Clef, p. 229), ou Nuppburge (distincte de sainte Noitburge). On la représente entourée d'enfants , parce qu'elle prenait un soin charitable de la nombreuse famille de son maître; et s'occupa de l'éducation chrétienne de ces enfants , comme si elle eût été leur mère*.
Sainte Vaudru, abbesse après avoir été mariée (Cf. Église sur la main, p. 343). Elle eut, de son mariage avec saint Vincent Madelgaire , quatre enfants qui sont honorés comme saints ; mais on la représente surtout avec ses deux filles sainte Aldetrude (Adeltrude) et sainte Madel-
berte.
La B3e Ida comtesse de Boulogne , veuve ; 13 avril,
1. Surius, 12 februar. Cf. Rosweyd., Vit. PP. — P. de Natalib., lib. VI, cap. cvui.