‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 586 sur 1339 · Espana sagrada, t. IX, p · texte numérisé non relu

Espana sagrada, t. IX, p

8. ttagiol. italic, t. H, p. 13, sq. Les modernes lui disputent le titre de disciple de saint Pierre, et veulent qu'il soit postérieur de quelques siècles aux temps apostoliques. Cf. AA. SS. Jul., t. Il, p. 255. Selon d'autres, le siège fondé par lui serait demeuré sans titulaire (connu] pendant plus de trois cents années après sa mort.

zw

ÉPÉE

Cohnann (ou Colomannus) et son diacre Totnan: 8 juillet, 689. Une épée en main ou le sein percé d'un poignard. Cf. Poignard.

Saint Apollinaire, évêque de Ravenne; 23 juillet, v. 75. 11 est considéré comme disciple de l'apôtre saint Pierre et fondateur du siège épiscopal, que plus tard les exarques voulurent parfois engager dans la révolte ou les taquineries de Constantinople contre la chaire apostolique romaine. Quoique l'on trouve saint Apollinaire peint avec une épée, il passe pour avoir été assommé à coups de massue par la populace païenne1.

Saint Victobin, évêque d'Amiterno; 5 septembre, v. 99. Décapité sousTrajan. Une vieille peinture (Cf. Marangoni, AA. S. Victorini, p. 24) représente un serpent qui mord le bras du juge, tandis que le saint est condamné. Mais ses Actes n'en disent rien, et ce pourrait bien être une invention de l'artiste pour montrer dans ce magistrat idolâtre un suppôt de Satan.

Saint Saturnin, soi-disant évêque de Pampelune (Cf. Bœuf, p. 138). Les savants espagnols avouent aujourd'hui que la Catalogne et la Navarre ont été évangélisées par saint Saturnin (ou Sernin) de Toulouse. Mais tant que ce fait n'était pas absolument établi, les Pamplonais entendaient bien avoir un saint de ce nom qui leur fût propre ; et le peuple n'y renonce pas. En conséquence, l'épée empêchait de le confondre avec celui de Languedoc ; moyen de se cantonner chez soi, pour ne rien devoir aux autres.

Saint Firmin, évêque d'Amiens et martyr; 25 septembre, v. 190. Au sujet de celui-ci encore, nous risquons de nous faire une querelle avec les Navarrais. Non contents de l'avoir pour concitoyen, ils le veulent aussi évêque de Pampelune; en quoi ils ne sont défendus qu'assez mollement par l'auteur de Y Espaila sagrada (t. III, p. 151), si bon patriote qu'il soit.

Saint Beztert {Bezterdus) évêque de Neitra, tué près de Pesth par les Hongrois païens; 24 septembre, 1046. Un glaive et des pierres rappellent que les Magyars le massacrèrent tumultuairement, avec saint Gérard de Tschonad (ou Czanad) et autres.

Saint Rosende (ou Rudesinde), métropolitain de la Galice (Cf. Église, p. 339). D'abord évêque de Mondofiedo, puis abbé de Celanova où il avait fondé un hionastère en quittant son premier siège, il gouverna plus tard l'Église de Compostelle {Ma, Locus aposlolicus) . Là il repoussa vigoureusement les Maures du Portugal toujours prêts à

déborder vers le nord, et les pirates normands qui infestaient les côtes1.

Sans vouloir afficher aucune prétention à la sensiblerie, j'ai cru bon de ne pas donner à ce saint un air de batailleur qui pourrait scandaliser aujourd'hui quantité

1. Hagioiog. Italie, t. II, p. 49. — 2. Cf. Espaila joorarfa, t. XVJI, p. 231 ; XVIII, 75, 79, 379-413. Le saint De défendit pas moins vaillamment son monastère contre les seigneurs du pays, que sa patrie contre les étrangers. Maintes fois après sa mort (car de son vivant pareille chose n'était pas à craindre), il délivra miraculeusement Cella-Nova de l'oppression des ricos-hombrts qui voulaient l'exploiter. Citons un fait de ce genre emprunté au moine Etienne (Facta et miracula S. Hudesindi, lib. I,cap. i; apud Espaila sagrada, XVIII 389, sq.), où les mœurs du temps se peignent assez bien. « Qucm-

dam militera... inflrmum in hoc monasterio cornes dimiserat Raymundus... Sed cum quadam die ille superflua quercret, et a cellerario... quia nimis crant, non impetrarct...; ante promptuarium In impetu furoris consedit, et cuidam .Ethiopi ut portas frangeret imperavit... Quod postquam compertum est monachis..., ad sopulcrum sanctissimi vlri Hudcsindi concurrerunt; et ut domum suam quam ipse paupnriuus dederat (non militibus) una defendat, cum lacryrais postulant. Eadem vero hora effoctus est mutus, et iu sequenti die defunctus. » Cf. Ibidem, p. 388; 393, sq.; etc., etc.

ÉVÊE.

de belles âmes (nous sommes si près de voir s'établir la paix universelle! jusqu'à ce que Fanteclirist vienne déranger les plans des quakers). C'est pourquoi j'ai fait représenter ici ce grand évêque sondant du regard les profondeurs de l'horizon afin de surveiller les envahisseurs ; et prêt à saisir le glaive, si le salut de ses ouailles lui en fait un devoir.

Prêtres et simples fidèles.

Saint Justin martyr, le plus ancien apologiste de l'Église; 13 avril, v. 168. On dit qu'il était prêtre, sans que cela soit facile à établir. Il fut décapité pour la foi sous Marc-Aurèle; et quoique ce fût probablement avec la hache, on lui donne souvent l'épée pour attribut1.

Saint Pontien, martyr; 19 janvier, sous Antonin. Il subit la décollation après plusieurs tourments, à Spolète où il est honoré comme patron de la ville1. Mais au moyen âge on parait l'avoir confondu avec saint Pontien pape; car les monnaies de Spolète lui donnent la tiare, sans doute pour en faire un saint du plus haut rang.

Saint Pancrace (Brancas, Pancratius), martyr à Rome. Cf. Enfants maints, p. 350.

Saint Sirenus moine grec, martyr en Pannonie; 23 février, 307. 11 fut décapité pour la foi, après avoir repoussé une fausse accusation.

Saint Antonin martyr, patron de Pamiers en France, et de Palencia en Espagne ; 2 septembre, vers le ne siècle. Tout ce que sa légende offre de plus clair, c'est qu'il fut décapité et mis en pièces3. Les lambeaux de son corps, jetés dans un fleuve, furent respectés par les eaux et recueillis avec soin. Mais on en a fait le fils d'un roi d'Apamée, un ermite de Saint-Augustin, etc.; ce qui ne repose sur rien du tout. Les gens de Pamiers veulent que sa tête et quelqu'un de ses membres, portés par une barque que conduisaient des anges ou des aigles, soient venus aborder chez eux aux rives de l'Ariége *. Le saint Antolin des Espagnols est-il un autre personnage? Question fort débattue.

Page 1