AA. SS. Septembr., t. V, p. 13-23, sqq
9. Citons à titre do curiosité hagiographique (plutôt que comme modèle littéraire) cette pieuse parodie de Virgile qu'on lit sous une ancienne gravure espagnole, où les deux petits saints portent la palme près delà pierre qui conserve l'empreinte de leurs genoux :
■ Hic tnter den««» corylo» mort fausta gemellos, Spem gregi», ah I silice in nuda connixa reliquit. ■ Transformer les bucoliques en histoire des saints, ce n'est pas
plus difficile que cela. Ceux ou celles qui jadis rédigèrent les centons virgiliens ou homériques en analyse de l'Évangile, s'y donnaient au moins le mérite d'un certain casse-tête. L'estampe de Madrid (Orozco sculpsit) n'a besoin que d'un ou deux mots sur deux vers, pour prendre son bien où elle croit le trouver.