Cf. Hagiolog. ital., t. II, p
250, 258, Ptc.
ÉI'ÉE.
voulait apaiser dans une rixe, sur les bords du Pô. Ceux-ci, soit par colore, soit dans l'espoir de trouver de l'argent sur lui, le percèrent de coups '.
Je donne, d'après les Bollandistes (/. cit.), le dessin d'un buste d'argent où la ville de Cologne conservait les reliques de l'homme de Dieu. On n'avait pas manqué d'y inscrire le titre de Civis coloniensis, qui le recommandait particulièrement à la confiance de ses compatriotes; et il était spécialement invoqué contre les fièvres. Je ne saurais dire si ses restes et son culte ont traversé sans atteinte la grande révolution du xvur* siècle.
On pourrait bien représenter de même saint Almaque (Almacliius.Telemachus), solitaire d'Orient; 1 janvier, ftO/|. Indigné de la persistance que conservait la passion populaire pour les spectacles de gladiateurs, il vint à Rome et se jeta dans l'amphithéâtre ail milieu des combattants. Percé par eux, ou même lapidé (dit-on) par le peuple dont il venait troubler les joies inhumaines, il ne réussit pas moins dans son charitable projet; car l'empereur Honorius profita de cette mort généreuse pour supprimer les jeux sanglants du Cirque*.
Saint Parfait (Perfeclus), prêtre et martyr a Cordoue; 18 avril, 850. Décapité par ordre des mahométans, pour avoir témoigné son mépris de leur doctrine'. Je ne saurais expliquer pourquoi il est peint quelquefois en costume
militaire. Est-ce le fait d'un artiste ignare, ou voulait-on dire qu'il s'est montré valeureux champion de Jésus- Christ? Saint Paul écrit, il est vrai, à son disciple Timothée : « Porte la fatigue comme un bon soldat du Christ, » mais cette expression et autres semblables * ne gagnent pas à être traduites pour les yeux. Cependant je ne voudrais point affirmer qu'elles n'aient jamais servi à faire enrôler rétroactivement dans la milice séculière plus d'un martyr qui n'avait de sa vie porté le casque ou manié le glaive. Cf. Armes, aifnurc, p. 71.
Les saints Servand et Germain frères, dit-on, et martyrisés à Cadix; 23 octobre, sous Dioctétien. La décollation qui récompensa leur zèle pour répandre l'Évangile, mit fin à divers supplices où ils s'étaient montrés inébranlables8. Avec l'épée, on leur donne aussi un lis; peut-être pour indiquer l'agréable odeur qui se répandit dans l'église de Sainte-Eulalie à Mérida , quand le corps de l'un d'eux y fut découvert après plusieurs siècles.
Saint Sérapion d'Alexandrie, martyr; \k novembre, 249. Quoiqu'il ait eu tous les membres brisés ou disloqués, après quoi on le précipita du toit de sa maison dans la rue , je le trouve représenté une épée à la main ; mais j'ignore si le glaive a terminé ses tortures.
Un autre saint Sérapion, de Corinthe (31 janvier, sous Dèce), fut décapité pendant qu'il était suspendu la tête en bas6.
Les saints Eubui.e et Adrien , martyrisés a Césarée de Palestine; 5 et 7 mars, ou 3février, v.308. Ils furent décapités après avoir été livrés à des lions qui les respectèrent, se bornant à lécher les pieds de ces confesseurs devant tout le peuple7.
Les saints Nérée et Aciiillée, frères; 22 mai, sous Trajan. Ils étaient au service de sainte Flavie Domitille; et sommés de renoncer à Jésus-Christ, ils déclarèrent que c'était chose indigne d'hommes baptisés par saint Pierre. Sur quoi ils subirent généreusement la décollation *.
Les saints Jean et Paul frères, martyrs-, 26 juin, sous Julien l'Apostat. Après avoir appartenu à la maison de sainte Constance, fille du grand Constantin, ils vivaient occupés de bonnes œuvres. Sur leur refus d'abandonner la foi , on les décapita dans leur maison pour ne pas afficher une barbarie qui pouvait émouvoir le peuple. Térentien, qui avait été chargé de cette exécution, se convertit bientôt lui-même en voyant son fils en proie aux