Cf. Martènc, Thesaur., t. 111, p. 1778, sq
APPARITIONS DE NOTRE-SEIGN EUR
(parmi les Mahométans) de racheter el d'instruire les enfants chrétiens captifs chez les infidèles où leurs mœurs et leur foi couraient d'extrêmes dangers. Saint Hucues, chartreux, évêque de Lincoln (Cf. Ailles,
u. 37). Notre-Seigneur lui apparaît sous la forme d'un enfant, dans l'hostie, pendant qu'il célèbre la messe. Cf. Calice, Cygne.
Le bienheureux Wallen, cistercien, abbé de Mailros en Kcosse; 9 août, v. 1163. L'enfant Jésus paraît entre ses mains tandis qu'il élève l'hostie à la messe'.
Saint Christophe de Lvcie, martyr; 25 juillet, v. 260. De taille gigantesque, il traverse un fleuve, portant l'enfant Jésus sur une épaule. Sa légende qui nous vient de l'Orient, est chargée de détails plus populaires qu'historiques; voici ce qui se rapporte à la représentation qu'il nous faut expliquer. Plus avantageusement doué du côté du corps (sauf la beauté) que du côté de l'esprit, et pourvu néanmoins d'une forte dose d'ambition; né d'ailleurs dans le paganisme, et d'une intelligence assez grossière, comme il arrive trop souvent aux gens de force herculéenne, il cherchait un service avantageux. On prétend qu'il rencontra le diable qui lui offrit de le prendre à ses gages, promettant de lui faire faire son chemin. Comme il suivait ce nouveau maître, il s'aperçut que celui-ci évitait un sentier où sa marche semblait devoir le conduire. Demandant le motif de cette déviation, il crut connaître que le démon y craignait une mauvaise rencontre. C'était une croix, et le malin ne sut pas dissimuler qu'il y avait là plus fort que lui. Christophe qui pour tant faire que d'entrer en service, entendait bien être payé de ses peines, quitta le diable afin d'aller près de cette croix chercher s'il trouverait un meilleur emploi de sa bonne volonté. Rencontrant là un ermite, il lui exposa son projet de s'engager à nouveau. Le saint homme considérant l'épaisseur de corps et d'esprit qui se voyait dans son client, lui dit: « Mon ami, nous avons près d'ici un torrent dont le passage est dangereux ; et bien des gens s'y noient faute de mesurer leurs forces au danger, surtout dans la mauvaise saison. De la taille et de la vigueur dont je te vois pourvu, tu peux sauver bien des hommes qui ont besoin tous les jours de traverser cette eau. Tu les prendras sur tes épaules, pour leur servir de bac ou de pont; et celui qui est mort sur la croix te tiendra compte de ta peine. » Le singulier néophyte prit la proposition au sérieux sans calculer ses gages ; et passait, de nuit comme de jour, tous les voyageurs qui réclamaient son entremise. Appelé pendant les ténèbres par une voix d'enfant, il chargea sur son épaule le petit passager; mais leseau\ étaient grosses, et déplus, à mesure qu'on avançait dans le torrent, le poids d'abord si léger du voyageur s'aggravait jusqu'à faire fléchir les jarrets el les reinsdti porteur pour robuste qu'il fût. Surpris de ne pouvoir suffire à ce fardeau qu'il avait d'abord pris comme un jouet, Christophe détourna la tête pour chercher à s'expliquer d'où lui venait sa fatigue; el n'apercevant toujours qu'un enfant sur son épaule, lui dit : « Qui es-tu donc, petit, qui me donnes tant de mal? » A ce moment, l'enfant resplendit d'une lumière subite, et disparut après avoir répondu : « Tu portes celui qui porte le inonde. » Le bonhomme put comprendre alors ce que lui avait promis l'ermite, et devint un illustre martyr. Cf. A titre . Géant, Flèches.
t. Caitndar. benedkt., 10 augiigt. — llcnri<|tipi, Mainl. cistrre, !l aiigiini. — On iapp.lle aiusi Valette.
APPARITIONS DE NOTRE-SEIGNEUR
Saint François d'Assise (Cf. Ange, p. 23, Agneau, p. 38). Près de lui l'enfant Jésus dans la crèche. Par amour pour la pauvreté du Fils de Dieu fait homme ,' il avait fait célébrer la messe dans un bois où on avait dressé une crèche , et lui-même voulut y chanter l'évangile. L'Enfant y parut tel qu'il était à Bethléem, afin' de récompenser la dévotion du saint et des montagnards qui étaient accourus à la cérémonie.
Saint Antoine de Padoue, franciscain (Cf.
Ane, p. 32, etc.). L'enfant Jésus entre les
ibras. 11 était dans la maison d'un ami qui
'l'observait durant la nuit par l'ouverture de
la porte, et l'aperçut tenant dans ses mains
le divin Enfant. Selon
d'autres, l'enfant Jésus
était assis sur le livre
où le saint récitait ses
prières. Mais je crois
bien que ce livre a
uneautre signification,
et je l'expliquerai plus
tard sous le titre Li-
vte.
Saint Albert de Sicile
(de Trapani), carme;
7 août, 1306. L'enfant
Jésus dans ses bras.
Cf. Lys, Femme, etc.
Le bienheureux Her-
mann-Joseph, prémontré; 7 avril, v. 1230.
L'enfant Jésus entre
ses bras. Cf. Lys. 11
prit le nom de Joseph
comme témoignage de
sa tendre affection pour la sainte Vierge. On rapporte
qu'encore enfant, pendant ses études, il allait comme
faire sa cour à la Mère de. Dieu près d'une statue qui lui
était consacrée. Un jour, dans sa simplicité, il prit une
pomme qui lui avait été donnée pour son repas, et la
mit dans les mains de l'enfant Jésus qui resserra les
Saint Antoine
doigts pour la garder, montrant qu'il acceptait le cadeau. Mais la .visite de l'enfant Jésus appartient à une autre circonstance de sa vie.
Saint Gaétan de Thiene, fondateur desThéatins; 7 août, 1547. La sainte Vierge lui dépose l'enfant Jésus entre les bras. Une de ses lettres semble dire qu'il reçut cette faveur
la nuit de Noël dans la basilique Libérienne (Sainte-MarieMajeure) , où il méditait sur l'incarnation du Verbe '.
Saint Nicolas de To-
LENTIN0(Cf./4)l<7?, p. 40).
Tout jeune encore, il aperçut l'enfant Jésus dans l'hostie au moment de l'élévation ' ; mais je ne trouve pas que cette particularité de sa jeunesse ait fixé l'attention des artistes.
Saint Jean de Sahacun (A sanctoFacundo).
Cf. Calice.
Saint Félix de Cantalice, capucin; 18 mai, 1587. La sainte Vierge lui dépose l'enfant Jésus entre les mains , pour apaiser ses désirs du ciel. Cf.
Besace, etc.
Saint Diègue (Didacus), religieux de Saint- François (des Mineurs observantins) ; 13 novembre, 1463. 11 porte l'enfant Jésus. Ce pourrait sembler dire qu'il habita quelque temps le couvent d'Ara-Cœli, à Rome, où l'on honore le célèbre sanlo dePadoo». Bambino en mémoire
de la vision d'Auguste'. Mais un trait de sa légende montre qu'il s'agit de tout autre chose *.
Saint Stanislas Kostka, novice de la Compagnie de Jésus; 13 novembre, 1568. L'enfant Jésus lui est remis entre les bras par la très-eainte Vierge*. Ce fut à la suite d'une maladie qui l'avait mis aux portes du tombeau