‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 733 sur 1339 · AA. S8. Septembr., t. VII, p · texte numérisé non relu

AA. S8. Septembr., t. VII, p

0. Une femme apporte l'emplâtre, ou le reconfort, selon l'ordonnance.

GROUPES (DEUX A DEUX). 459

trouve dans le travail des nouveaux l.'ollandistes ', où l'on bre.v. 544. On le peint fréquemment dans son enfance,

verra le récit de ce que j'ai dit sur la sainte, avec di- retiré par saint Maur (Cf. Eau, p. 326) d'un lac où il se

vers détails que mon sujet ne comportait pas. noyait. Ailleurs on l'associe à sa sœur sainte Flavie, qui

Les saints Gorgonius et Dorothée, martyrs à Nicomédie; l'avait accompagné en Sicile pour y fonder une double

honorés le même jour (9 septembre, 303). On leur ad- colonie bénédictine; et qui fut tuée avec lui par des

joint parfois saint Pierre martyrisé également à Nicomé- pirates. A vrai dire, Bénédictins et Bénédictines furent

die (12 mars), parce qu'ils étaient tous trois camériers martyrisés en cette occasion au nombre de trente-sept,

de Dioclétien. pour le moins. Mais les artistes ne doivent pas être que-

Les saints Macédonius etTHÉODuiE, martyrs; auxquels reliés pour avoir pris le frère et la sœur comme expres-

on joint souvent saint Tatien (12 septembre) leur com- sion saillante de cette boucherie qui ouvrit la longue sé-

pagnon. Cf. Gril, p. 451. rie des martyrs dans le grand ordre de saint Benoît.

Saint Évilase (Cf. Scie) martyrisé avec sainte Fauste. Les saints Martinien et Saturien frères, martyrisés sous

Cf. Chaudière, p. 208. Genséric; 16 octobre, 459. À vrai dire, ils étaient quatre

Les saints Thyrse diacre et Andoche prêtre, disciples frères qui périrent ensemble pour la foi, mais on ne

de saint Polycarpe, dit-on, martyrisés à Saulieu près connaît par leurs noms que les deux premiers, ils furent

d'Autun; 24 septembre, vers la fin du ue siècle. On voit traînés par des chevaux fougueux, à travers les halliers

aussi représenté avec eux saint Félix qui les avait reçus où leurs membres s'en allèrent en lambeaux,

dans sa maison et qui partagea leur martyre. Les saints Romain et Barulas, martyrisés ensemble a

Saint Cyprien le Magicien, martyrisé avec la vierge Antioche; 18 novembre, sous Dioclétien. Barulas était un

sainte Justine (Cf. Croix, p. 284) qu'il avait d'abord voulu petit enfant, auquel Romain avait fait professer publique-

pervertir par ses sortilèges et dont la constante chasteté ment la divinité de Jésus-Christ.

le copduisit à reconnaître la divinité de l'Évangile. On Les saints Romain et Lupicin, frères. Cf. Démon, p.

leur adjoint parfois saint Théoctiste qui partagea leur 310; etc.

supplice (26 septembre, 304) pour être venu sur le lieu Les saints Barlaam et Josa^hat, solitaires; 27 novembre,

de l'exécution dire adieu à son ami Cyprien. Cf. Ermilcs, p. 380; etc.

Les saints Ferréol et Ferceux, considérés comme pré- Les saints Glmesinde prêtre, et Servlsdei moine *, mar-

dicateurs de la foi dans la Franche-Comté. Cf. Clous, tyrisés à Cordoue ; 13 janvier, 852.

p. 232 ; et Renard. Saint Euloge et sainte Léocritie martyrs de Cordoue

Les saints Juste et Abonde, martyrs; 14 décembre, sous (15 mars, 859), et dont les corps furent transportés à

Numérien. L'église de Baéza se les est attribués avec plus Oviédo en 883 (9 janvier).

d'empressement que de critique, car il semble bien qu'ils Saint Hémérius moine, et sainte Candie sa mère; 27

aient souffert pour la foi de Jésus-Christ en Palestine. janvier, sur la fin du vme siècle5.

Quoi qu'il en soit, leur Gulte s'est maintenu en Espagne; Les saints Hémétérius (Madir, etc.) et Chélidonius (ou

surtout à Jaèn2. En tout cas on est fort autorisé à les Celidonius), martyrs; 3 mars, époque mal fixée6,

représenter ensemble dans les flammes3. . Les saints Bonose et Maximien martyrs (21 août) que

Saint Elzéar {Eleazarus) de Sabran (27 septembre, la ville d'Arjona honore comme ses patrons, sont des

1325) et sa femme sainte Delphine (26 novembre), qui saints un peu problématiques, comme il s'en trouve plus

vécurent dans la continence. d'un, dans les calendriers espagnols; ce qui n'empêche

Saint Placide abbé, disciple de saint Benoît; 5 octo- pas toujours de les peindre et même de les fêter7.

t. AA. SS. Octobr., t. X, p. 143-150. Sed quem dilata mens bcne sublevat

î. Cf. Espafla sagrada, t. VII, p. il 1-122. Et meritorum gratia dedicat,

3. Breviar. hispano-gothic., 14 decembr., hymn. : N<* Oamma vincit, nec pœna superat;

« Cujus (CnrisJi) dicata passio provocat Sed 'Sne «™sus. illœsus ambulat.

Ut quis fldelis sanguine rubeat. Adhuc Abundus dum pie rpectitat,

Sese citatim martyri sociat;

Hos hune sequentes perimi judicat — * - " .' . ' . * . ' .

. . . : . Sed quia sanctus vinci nequiverat,

Numenanus, qui Olybno imperat T . . , , ..

^ * . r Justum sodalem facibus imperat

Ut Christianos ensi subneiat, , . . ...

„, . . ..... Adun, cujus ut vita pereat. etc. »

Cnrislique servos publicitus opprimât. , „ , . . ... „,.

, , ■ , ...... 4. Espaila sagrada, t. VI, p. 311.

Justum en Olybnus ut audnt (sic), . ^ ' r

Furore raplus, nec neve (?) quwilat, 5> lbxd- U XLHI' *" 329; etC-

Si Christianus ipse sit explorât; 6- Breviar. goth., ad vesperum :

Sed Christi servus illico clamitat « Scripta sunt cœlo duorum

Se esse fidelem, nec mori dubitat. Martyrum yocabula

Aureis quœ Christus illic

Adnotavit lilteris; Sanguinis notis eadem

Ferox tyrannus yocibua intonat ScripU terris tradidit. Etc. »

Fornai ut atrox ignibus ardeat, Cf. Espam sagrada, t. XXXIII, p. 209-227, 210-244.

Testis et almi membra suscipial... 7. Cf. AA. SS. August., t. IV, p. 425, sqq.

GROUPES (DEUX A DEUX)

Les saints Lucien et Marcien, martyrs honorés a Vich ; 1 avril1.

Saint Orentius et sainte Patience, martyrs à Huesca, (1 mai), et qui passent en Espagne pour avoir été père et mère de saint Laurent diacre. Aussi les Espagnols ne se font-ils pas faute de réunir ces trois saints en un seul groupe.

Les saints Félix de Valois, et Jean de Matha, cofondateurs de l'ordre des Trinitaires (ou Mathurins, comme on parlait en France). Cf. Ange, p. 41; Captifs, Cerf. On les reconnaîtra facilement à la croix rouge et bleue qu'ils portent devant la poitrine sur étoffe blanche. C'est ce que rappelle le blason des Mathurins, où les trois couleurs de l'écu principal (en abîme) font allusion à la Trinité. J'ai dit précédemment (p. 84) pourquoi les fleurs de lis s'y voient jointes.

Saint Dominique de la Calzada (Cf. Coq, p. 251), avec saint Grégoire cardinal * évêque d'Ostie qui fut légat du Saint-Siège en Espagne, et dont il s'était fait comme le disciple.

Saint Paphnuce abbé (Cf. Ange, p. 38; etc.), et saintb Thaïs pénitente (8 octobre, v. 350). Cette dernière avait été une célèbre courtisane dont la beauté tournait la tête à bien dès gens dans la ville d'Alexandrie. Paphnuce prenant les dehors d'un homme du monde, fit mine de la visiter comme les autres; et semblait tenir à trouver un appartement extrêmement retiré. La femme, surprise de cette exigence, lui dit que là où ils étaient, Dieu seul

pouvait les voir. Ce fut au saint l'occasion de demander comment, sous un tel regard, Thaïs ne craignait pas d'enlever tant d'âmes à leur Créateur. La pécheresse se mit à la discrétion du saint homme pour réparer les désor-

dres de sa vie , et vécut en recluse jusqu'à ce que le pardon de ses péchés eût été révélé à des disciples de saint Antoine'.

Saint Abraham de Mésopotamie solitaire (Cf. Ermite , p. 379), avec sa nièce Marie qui s'était d'abord abandonnée au désordre. Abraham , afin de la ramener à Dieu, employa une ruse fort semblable à celle de saint Paphnuce pour Thaïs*.

Saint Isidore le laboureur (Cf. Fontaine, p. 424 ; etc.) avec sa femme sainte Marie de la Cabeza (Cf. Eau, p. 327). Celle-ci survécut à son mari.

Saint Hidulfe comte en Hainaut (à Lobes, dit-on), et sainte Aya sa femme; 4 avril, v. 707. Ce jour indique la translation du corps de saint Hidulfe à Binche.

Les saints Votte (Voltus, Voto) et Félix frères, dit-on; mais en tout cas natifs de Saragosse, et ermites à Saint- Jean-de-la-Pena (29 mai, du temps des Maures).

Les saints Marc et Marcellien frères, et martyrs à Rome; 18 juin, 287. Ils sont particulièrement honorés à Badajoz, parce que cette ville faillit être ruinée le jour de leur fête, par l'explosion de la poudrière. Aussi les y appelle-t-on saints de la poudrière (Santos del almacen).

Saint Cyriaque jeune homme, et sainte Paule vierge, lapidés à Malaga par les païens; 18 juin, 305. Cette ville les honore comme patrons.

Saint Dominique instituteur des Frères Prêcheurs (Cf. Clutpelet, p. 200 ; Chien, etc.), avec sa mère la B" Jeanne d'Aza (2 août, 1202).

Saint Dominique encore, et saint François d'Assise s'embrassant, ou soutenant ensemble les murs d'une église lézardés et qui surplombent; soit pour rappeler l'amitié de ces deux saints, soit en mémoire de leurs communs efforts pour le bien de l'Église; et à cause de la vision qui fit accueillir leurs projets par le souverain pontife. Il en a été dit quelque chose précédemment (p. 332) .

Les saints Christophe et Léovicilde moines, martyrisés a Cordoue; 20 août 852.

Les saints Jean de Pérouse et Pierre de Sassoferrato frères mineurs, martyrisés à Valence par les Maures ; 29 août, v. 1228.

Saint Félix guerrier de la légion Thébaine, et sa sœur sainte Régula vierge, martyrisés à Zurich (11 septembre, v. 301). On leur adjoint souvent saint Exsupérance, autre martyr.

Les saints Martinien et Processe, martyrs; 2 juillet, vers 67. Gardiens de saint Pierre et de saint Paul dans la prison, ils se firent leurs disciples.

Les saints Éuilas diacre, et Jérémie, décapités à Cor-

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