Espatia sagrada, t. XXXVII, p. 353, sgg
6. La belle prose Athletarum Christi Victoria dans le missul d'Amiens (1520), eipose ainsi leur légende :
« Rotna quondara bissenos l'omues, Christian» cohortis milites Misit, per quos divina gralia Oallicana fulget Bcclesia.
Ab his missus ad gantes ultimas Possidenles )ras maritimas, KrsriAM h efîulsit; socia ViCTORtct fultus constanlia.
Quibus virtm adfuit Christi tam mirifica, Quod gens illa respuit Pana diabolica;
Et per fidem roboratatn Doctrina catholica, Messem dédit Deo (ratant Cultura dominica.
Put li.' ■ sancti non cedentes Mini» nec pressuris, Nec tormentis diflidentes Sociorum diris, Ambianis redierunt; Qua Quintini socii Glorioium audierunt Biatnen martrrii.
GROUPES (TROIS A TROIS)
ment curieux de leur commun martyre, et l'abbaye de Saint-Fuscien s'était élevée sur le lieu où les deux premiers (derniers dans l'ordre du supplice) avaient reçu la mort. Cf. Tète coupée.
Les saints Andoche prêtre, Thtrse diacre, et Félix leur hôte. Cf. Bâton, p. 127; Hache, p. 476.
Les saints Élie prêtre, Paul et Isidore jeunes moines1, martyrisés a Cordoue; 17 avril, 856.
Les trois frères jumeaux, d'où vient le nom de Geômes à un village près de Langres; 17 janvier, sous Marc Aurèle. Ils s'appelaient Speusippe, Éleusippe et Méleusippe (ou Mélanippe) . Qu'ils aient été martyrisés en Cappadoce ou ailleurs, il est certain que leurs reliques furent honorées de bonne heure dans le diocèse de Langres et à Ellwangen (AA. SS. Januar., t. II, p. 73, sqq.). Leur grand' mère Léomlla pourrait bien être associée au culte de ces saints, ainsi que deux autres compagnons de leur martyre ; mais ces trois frères, du même âge et frappés ensemble pour la foi, ont surtout attiré les hommages populaires.
Les saints Félix prêtre, Fortunat et Aciiillée diacres, martyrs a Valence de Dauphiné. Des Espagnols patriotes n'ont pas manqué de les attribuer à Valence d'Espagne. Les deux premiers sont souvent peints sans le troisième (Cf. Groupes, deux à deux, p. 457; Épèe, p. 367).
Les saints Amador prêtre, Pierre moine, et Louis, martyrs à Cordoue; 30 avril, 855*.
Saint Vincent d'Avila avec ses deux sœurs sainte Sabine et sainte Christète, martyrs; 27 octobre, sous Dioctétien '. Cf. Serpent, etc.
Les saints Anastase prêtre, et Félix avec sainte Digne. Ils avaient tous les trois embrassé la profession religieuse,et furent martyrisés ensemble a Cordoue'; 14 juin
Saint Bernard moine cistercien, et les saintes Marie et Grâce, ses sœurs; martyrisés dans le royaume de Valence (23 août, v. 1160). Us passent pour avoir dû le jour à un roi maure*.
Les saints Pelage, Arsène et Silvain 6, solitaires a Arlanza; 30 août, v. 910.
Saint Vérissime avec les saintes Maxime et Julie, martyrs à Lisbonne ; 1 octobre, sous Dioclétien. Us passent pour être tous trois nés des mêmes parents7.
Saint Visorio prêtre, avec deux enfants acolytes (Clémence et Firmien) ; 15 mai, v. 950. Visorio s'était retiré dans les montagnes de Sobrarbe, et fut tué par les Maures avec ses deux compagnons au moment où il achevait de dire la messe*.
Les saints Géréon , Victor et Cassius , martyrs à Cologne ou dans les environs; 10 octobre, v. 301. Ils passent pour avoir appartenu à la légion Thébaine, et on leur adjoint souvent saint Florentius. Mais le nombre total de ces martyrs de Cologne est porté à trois cent dix-huit, dont les noms sont oubliés pour la plupart9.
Quos ut senex suburbanus, Vir insigms Gbntianus , Collegit hospitio; Prœses ferox et insanus, Et armata secura manus Venit e vestigio.
Et dum astans in ostio Senex, extrada gladio Sanctos tueri voluit; A cœtu tentus impio, Mortis sacras compendio Vitam beaUm meruit.
Et post, Dei famulis Arctatis in vinculis, Sa?vus instani scapulis Prœses dum regreditur;
In via desœviens, Mora? jam impatiens Et cruorem sitiens, Illos mox aggreditur.
Qui constantissimis Sanctorum animis, Quum pœnis plurimis Vexasset corpora; Transversis naribus Mersis, et auribus, Clavis candentibos Affiiit tempora.
Post, evulsis oculis, Abscissis capitibu*.
Victuros in sœculis Pœnis solvit omnibus.
Cf. AA. SS. Belgii., t. I, p. 153, sqq.; 163, sqq.
Le manuscrit de la Légende dorée, d'où j'ai pris le dessin de ma petite gravure, était coté il y a vingt-deux ans ( à la Bibliothèque royale) : mss. fr. 7331.