Cf. AA. SS. Septembr., 1. 11, p
5. Cf. Legend. aur., cap. cxxxvt.— P. de Natal., lib. II, cap. ni; et lib. VIII, c. lxii. — AA. SS. Septembr., t. III, p. 747 ; et 761, sq. — Menotog. prise, t. II, p. 55. — Surius, 25 decembr.
Brauzio, dans son Martyrolog. poeticum (25 decembr. I, consacre cinq distiques aux différentes circonstances de cette légende; mais comme il puisait aux vieilles sources, autant vaut donner quelque extrait d'une hymne hispano-gothique (12 decembr.) :
« Pidelis Christi famula Mundi calcat jactantiam :
Arctum callem arripiens, ViUtm cœlestem sequitur.
Castam vitam dura ageret Cœnobioque degeret, Pater effecta monachis, Matrem celabat tegmine.
Bdax morbi (morbiu) libidinis Veiat pectua Melantia? ; Pulchrum vultumque ut viderat, A more c«co carpitur.
Illico temnunt idola, Reseratur ecclesia !
Pater in sacerdotio Martyr dicatut est Christo;
Moxque ab Alexandrin Roma (ftomnm) rcrertit Claudia ('uni proie, sed Bugenia Christi aectatur atria.
Tune coelebsque Bugenia Prolhum, Hyacinlhum socios, Virtute Christi referto», Basilur* offert famulos.
Pro quo, ense percutitur Et Christo sponso jungitur; Prothus et Hyacinthus iterum Plcctunlur co\fo gladio.
Tetris post hiec Eujenia Bis dénia trusa fenis, Nescia potusque cibi, Mucrone pleclitur avis (? ). •
111a tribunal judicta Fnrore armata dtemonis, Verbis malignis adpetit Castam espugnans animant.
Sed est cremata (sic) obecœnitas :
Sancta probatur castitas, Pra>fectus dum Eugeniam Prolem recepit propriam.
On dirait que l'hymnographe espagnol avait sous les yeux le poetne de saint Avit sur la Virginité (Poemat., lib. VI, v. 503, sqq. ; car l'un et l'autre ont en commun le Jeu de mots sur le faux abl»1 :
i Ante tamen mulier fortes processif In actus Quum s'ipante choro sanctorum fieret abbas. Atque pitrero complens celaret tegmine matrem. »
GROUPES (QUATRE A QUATRE)
Femmes.
Les trois Maries (comme disaient nos pères), c'est-àdire les trois saintes femmes qui se rendirent au tombeau de Notre-Seigneur avec des parfums, le matin du jour de Pâques. L'Évangile (Marc, xvi, 1, etc.) nomme Marie-Madeleine , Marie mère de Jacques ( ou femme de Cléophas), et Salomé. Cette dernière a fini par être appelée Marie -Salomé dans le langage populaire, à cause de certaines difficultés que présentent les textes évangéliques au sujet de trois Maries réellement nommées, mais non pas au sujet du saint sépulcre1.
Comme beaucoup de vieux monuments reproduisent volontiers cette scène où la femme semble prendre sa
Les saintes myrophores.
revanche du rôle malheureux qu'elle s'était donné dans le paradis terrestre, j'en veux reproduire un échantillon du xie siècle, où l'art grec confine d'assez près au latin.
1. Ceci est affaire aux commentateurs ; qu'il me suffise d'indiquer Maldonat (in Matth., c. xx, xxvm) et Corn. Jansenius (m Concord., cap. cxliu-cxlv). Cf. AA. SS. April., t. I, p. 815, sq.
Quant à la persuasion populaire sur les trois Maries, nous avons déjà vu (p. 352, sv.) celles qui passaient pour être filles de sainte Anne. Ici on savait, d'après l'Évangile, que la Mère de Dieu n'avait pas été visiter le saint sépulcre à la fête de Pâques. Mais sainte Madeleine était censée y compléter le nombre des trois Maries. Citons à ce sujet une prose quelque peu boiteuse des vieux missels de Passau et de Salzbourg, qui mêle les deux groupes : « Gaudeamus hodie, Sorores egregiœ
Iraniens» lartitiœ Aima.1 duse filiœ
Laudes extoliantur; la cœlis coroaaatur.
C'est la copie d'une miniature dans le manuscrit Qadis à la Grande Chartreuse, aujourd'hui au Brilish muséum) , exécuté pour Mélisende de Jérusalem. Les trois saintes femmes y portent leurs aromates dans des espèces d'alcarazas pour traduire Yalabaslrum, et les linges du tombeau de Jésus-Christ affectent une sorte de pli que j'ai fait remarquer à pareille occasion ailleurs (Mélanges d'Archéologie, t. III, p. 31).
On ne sera peut-être pas fâché d'en retrouver la forme sur cet émail où le saint sépulcre apparaît comme glorifié par
les chrétiens, et décoré
en manière de chapelle. :^@^X@^@^@7
Mais il y faut aussi tenir
compte des embarras que l'exécution de l'émail, champlevé ou non, entraînait dans la pratique.
Sainte Flavie Domitille et ses deux sœurs de lait. Cf. Èpée, p. 371 ; etc.
Les saintes Donatille, Maxime et Seconde. Cf. Gril, p. Z|52.
Les saintes Milburge, Mildrede et Milgithe sœurs, et filles d'un roi des Merciens (vne siècle).