‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 782 sur 1339 · AA. SS. Maii, t. VII, p · texte numérisé non relu

AA. SS. Maii, t. VII, p

il. Cf. Ag. Duran, Romancero gênerai, t. II, p. 307-310.

IMAGE DE LA TRES-SAINTE VIERGE

mais d'une mère chrétienne, elle avait été appliquée à des études scientifiques sans jamais entendre parler du

N« S" de las Batallas (Cf. p. 4SI).

christianisme. Lorsqu'il fut question de lui faire accepter un époux, un ermite connu de sa mère apporta, dit-on, un tableau de l'enfant Jésus dans les bras de Marie-, et ce fut la première occasion où la jeune fille eut quelque idée vague des enseignements de l'Évangile. On ajoute

a. P. de Natal., lib. X, cap. cm.

î. legenda oui-., cap. tvi. - Cf. P. de Natal., libr. IV, cap. xxiv. 3. Les vieux Missels de Liège et de Cologne, dans la prose Ex jKgypto Pharaoais, exposent ainsi cette circonstance :

c Stella mari» hanc (hulef) illuiit, Sunt dimissa vêlera. Ad Dilectum hanc conduit!, Vitam ducens hrec c.trnalem,

Paci» nectens fondera. Pervertit in Hieruaalem ,

Maire Def mediante, Nuptura l'aiifico.

Percalrlci Chriato d.inlc, Sic eicluto adultoro,

que dans une vision, la très-sainte Vierge lui apparut, la fiançant à son fils. L'enfant Jésus repoussa Catherine, disant qu'elle n'était pas assez belle pour lui. Catherine à son réveil, fit venir le solitaire pour lui raconter ce qu'elle avait vu; et celui-ci profita de l'opportunité pour lui faire comprendre que toutes ses études jusque-là ne menaient à rien de grand pour le service de celui qui. Fils de Dieu, s'était fait homme afin de nous apprendre la route du ciel '. Puis il partit de là pour lui expliquer les mystères de l'Incarnation et de la Rédemption. Après cette leçon, toujours suivant la vieille légende (qui n'est pas d'une autorité incontestable) , la jeune fille alla se prosterner devant l'image qu'elle avait reçue. Elle s'y endormit; et dans une nouvelle vision, elle ne fut plus refusée par l'enfant Jésus, qui lui passa au doigt un anneau pour l'accepter comme épouse. Trouvant ce signe à son réveil, elle se mit à mépriser le monde, et à ne tourner plus ses études qu'au triomphe de l'Évangile. Aussi dit-on qu'elle confondit plus tard bien des philosophes d'Alexandrie (parmi lesquels on met Porphyre), avant de donner sa vie pour Jésus-Christ.

Sainte Marie l'Égyptienne, ou la Jussienne, comme disaient nos pères (Cf. Communion, p. 2/iG, sv.; etc.). Sa légende très-eûnnue autrefois, a besoin d'être racontée aujourd'hui; en voici les premiers traits d'après la Légende dorée*. Elle se livrait publiquement au désordre dès sa première jeunesse dans la ville d'Alexandrie ; et voyant un vaisseau chargé de voyageurs qti se rendaient à Jérusalem afin d'assister à l'adoration de la sainte Croix, elle se mit de la partie, beaucoup plus pour se mêler aux fêtes que pour satisfaire sa dévotion. La curiosité pourtant et un certain reste de foi l'engageant à pénétrer dans l'église avec les pèlerins, elle se trouva retenue sur le seuil par une force invisible. Dans sa surprise, elle leva les yeux et aperçut une image de Notre-Dame. Alors, remplie d'horreur contre les désordres de sa vie passée, elle implora la Mère de Dieu pour obtenir l'accès dans le sanctuaire; promettant de mettre désormais ordre à sa conscience. Exaucée, la pécheresse tint parole, et se retira dans le désert au delà du Jourdain où elle passa le reste de ses jours'.

Sainte Galla veuve romaine, fille de Symmaque le jeune (Cf. Aumône, p. 94). On raconte que les anges lui apportèrent une image de Marie, à laquelle cette sainte veuve consacra son palais changé en église. C'est, dit-on, la peinture qui est encore vénérée à Rome dans le portique di Campilelli 4.

M ar ital u r Sponso vero , Ornatu miriCco.

Del templum Introire IMim laborat, mox redire Necdum digna cogitur.

Ad cor suum rerertitur, Fletu culpa submergitur ; Cf. Vitraux d» Bourges, pi \. Ilagiol. ital., t. II, p. 521.

Fletu culpa tergitur.

Locus dosertus quœritur.

Leviathan enteritur, Mundua, caro vinrilur ; Domus patris poatponitiir, Vultus mentu componitur Décor carnia spernitur. ■ XI Bi p. 218, svt.

— Riccardi, Santuari., t. III, p. 81 , *&■

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